THE FANTASY OF AN EMERGING GABON IS NOT SHARED OUTSIDE THE COUNTRY. LA FANTAISIE DU GABON EMERGENT NE REÇOIT AUCUN ECHO HORS DU PAYS






English version


Every serious observer of economic matters actually knows that a country does not decide on its own to declare itself an emerging economy, but this status is given by internationally recognized economic institutions, on the basis of a set of well-defined criteria. Therefore, when Ali Bongo declares that Gabon will be an emerging country by 2025, this can only be called a fantasy because the concept of emerging nations does not depends on slogans but on economic performance that are judged by world markets and world institutions.

Behind the dense forest of colorful acronyms, there is a simple economic concept: the classification of countries as “emerging markets”. Initially, this classification was invented by the World Bank, more precisely by the economist Antoine van Agtmael. The term ‘emerging markets’ served in the early 1980s to refer to fast-growing markets. It was predicted by economists that such countries, now called emerging markets would follow the development route laid down by ‘developed’ economies, and would arrive at the point reached by the US, the UK and other western countries. Although the term "emerging market" was loosely defined in 1981 when it was created, countries that were to fall into this category, had to meet very specific criteria regarding their development outlook and economic reforms. They were supposed to have begun to open up their markets and to "emerge" onto the global economic scene. They were characterized as transitional, meaning that they were in the process of moving from a closed economy to an open market economy while building accountability within the system. The prime examples include the former Soviet Union and Eastern bloc countries after the fall of the Berlin wall. These countries became emerging markets, because they embarked on an economic reform program that lead them years after years toward stronger and more responsible economic performance levels, as well as transparency and efficiency in the capital market. Then, later in the 1990s, countries like Brazil, India and China started to exhibit the same level of economic performance and in 2001 the economist Jim O’Neill introduced a new acronym BRIC (Brazil, Russia, India and China). Along with this designation, came a BRIC index and several BRIC-focused funds for investment in these fast growing economies. Dear readers, as you can see, nothing happened by accident. Countries took economic reforms and the market took notice of their performance and labeled then as emerging economies after they reached a certain point.

In Gabon, it is the opposite that took place. Ali Bongo decided that Gabon would become an emerging country by 2025, but he never said how Gabon would achieve that status. The result is that “emergence” has become an empty slogan in the country. No one exactly knows what it means in the Gabonese context. While it is certain that by all economic measures, Africa is as a region, experiencing accelerating growth; does this means that a country like Gabon is on the path to economic development that has been trod in recent decades by countries like Brazil, China and India? The management consulting firm, McKinsey, recently did an analysis of the potential of African economies. According to that study, collectively Africa today has a GDP of 1.6 trillion dollars (equal to Brazil, and of Russia); Africans spend 860 billion dollars a year, there are 20 African companies with revenues of more than 3 billion dollars a year. But by 2020, McKinsey predicts that Africa’s collective GDP will jump to 2.6 trillion dollars; its consumer spending will become 1.4 trillion dollars a year. There are going to be African countries whose economies are likely to meet the definition of emerging market. But the question is, will Gabon be one of them as predicted, no as promised by Ali Bongo? In other words, does the political situation, the level of inflation and debt, the budget deficits, the trade policies and the regulation of the economic governance, suggest that Gabon might be poised to become an emerging country? According to McKinsey, the African countries likely to become Emerging economies were as follows:

Most diversified economies: Egypt, Morocco, Tunisia, Mauritius. It is to be noted that South Africa is already an emerging country.

Countries in Transition toward diversification: Namibia, Botswana, Cote d’Ivoire, Kenya, Ghana, Senegal, Cameroon and Mozambique.

Countries in Pre-transition: Ethiopia.

Countries relying on the exportation of oil: Nigeria, Angola, Algeria and Lybia.

As you can see dear readers, in the countries likely to become emerging economies in Africa in the next 10 years, Gabon was not mentioned. Either these international economists don’t know what they are talking about, or Ali Bongo owes us an explanation. There must be a simple explanation to this dichotomy! Why is Gabon not mentioned?



Version française


Les observateurs sérieux des questions économiques savent bien que les pays ne décident pas tous seuls de se déclarer économies émergentes, mais que ce statut est accordé par des institutions économiques internationales reconnues, sur la base d'un ensemble de critères bien définis. Par conséquent, lorsqu’Ali Bongo déclare que le Gabon sera un pays émergent d'ici 2025, ceci ne peut qu’être appelé un fantasme parce que le concept de pays émergent ne dépend pas de slogans, mais de la performance économique qui est évaluée par les marchés mondiaux et des institutions mondiales.

Derrière la densité de sigles bizarres, il existe un concept économique simple: le classement des pays comme «marchés émergents». Initialement, cette classification a été mise au point par la Banque Mondiale, plus précisément par l'économiste Antoine van Agtmael. Le terme «marchés émergents» a servi dans les années 1980 à désigner les marchés à forte croissance. Les économistes prédisaient que ces pays, désormais appelés pays émergents suivraient la voie de développement fixé par les pays «développés», et arriveraient éventuellement au point atteint par les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres pays occidentaux. Bien que le terme «marché émergent» ait été assez libéralement défini en 1981 lors de sa création, les pays qui tombaient dans cette catégorie devaient répondre à des critères très précis concernant leurs perspectives de développement et les réformes économiques entreprises. Ils étaient censés avoir commencé à ouvrir leurs marchés et à être significativement présents sur la scène économique mondiale. Ils étaient caractérisés comme transitoires, ce qui signifie qu'ils étaient en train de passer d'une économie fermée à une économie ouverte de marché, tout en renforçant l’orthodoxie de gestion financière au sein du système. Les meilleurs exemples en sont l'ex-Union soviétique et les pays du bloc de l'Est après la chute du mur de Berlin. Ces pays devinrent des marchés émergents, car ils se sont embarqués dans un programme de réformes économiques qui les poussa années après années vers de plus fortes performances économiques, plus de gestion responsable, ainsi que plus de transparence et d'efficacité dans les marché des capitaux. Puis, plus tard, dans les années 1990, des pays comme le Brésil, l'Inde et la Chine ont commencé à exposer le même niveau de performance économique et, en 2001, l'économiste Jim O'Neill a introduit un nouvel acronyme: BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Avec cette désignation, un indice BRIC fut conçu et plusieurs fonds d’investissement BRIC, axés sur les investissements dans ces économies en croissance rapide, furent mis au point. Chers lecteurs, comme vous pouvez le voir, rien ne s'est produit par accident. Ces pays ont pris des mesures économiques et les marchés ont pris acte de leur performance et les ont étiquetés d’économies émergentes après que ces pays aient atteint un certain point.

Au Gabon, c'est le contraire qui s’est produit. Ali Bongo a décidé que le Gabon deviendrait un pays émergent d'ici à 2025, mais il n'a jamais dit comment le Gabon allait atteindre ce statut. Le résultat est que «l'émergence» est devenue un slogan vide de sens dans le pays. Personne ne sait exactement ce que cela signifie dans le contexte gabonais. S'il est certain qu’en consultant toutes les données économiques, l'Afrique prise en région, connaisse une croissance accélérée; mais cela signifie-t-il qu'un pays comme le Gabon soit sur la voie d'un développement économique du type de celui connu au cours des dernières décennies par des pays comme le Brésil, la Chine et l'Inde? Le cabinet de conseil en management, McKinsey, a récemment fait une analyse du potentiel des économies africaines. Selon cette étude, collectivement l'Afrique d'aujourd'hui a un PIB de 1600 milliards de dollars (égal au Brésil et à la Russie); les africains dépensent 860 milliards de dollars par an, il y a 20 entreprises africaines ayant des revenus de plus de 3 milliards de dollars par an. Mais en 2020, McKinsey prévoit que le PIB collectif de l'Afrique passera à 2600 milliards de dollars; ses dépenses de consommation seront de 1400 milliards dollars par an. Il va y avoir des pays africains dont les économies sont susceptibles de répondre à la définition des marchés émergents. Mais la question est de savoir si le Gabon sera l'un d'eux, comme prévu, non comme promis par Ali Bongo? En d'autres termes, la situation politique, le niveau de l'inflation et de la dette, les déficits budgétaires, les politiques commerciales et la réglementation de la gouvernance économique, suggèrent-ils que le Gabon puisse être en passe de devenir un pays émergent? Selon McKinsey, les pays africains susceptibles de devenir des économies émergentes sont les suivants:

Économies les plus diversifiées: l'Egypte, le Maroc, la Tunisie, l'île Maurice. Il est à noter que l'Afrique du Sud est déjà un pays émergent.

Pays en transition vers la diversification: la Namibie, le Botswana, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Ghana, le Sénégal, le Cameroun et le Mozambique.

Les pays en pré-transition: l'Ethiopie.

Les pays qui dépendent de l'exportation de pétrole: le Nigeria, l'Angola, l'Algérie et la Libye.

Comme vous pouvez le voir, chers lecteurs, dans les pays susceptibles de devenir des économies émergentes en Afrique au cours des 10 prochaines années, le Gabon n'a pas été mentionné. Soit ces économistes internationaux ne savent pas de quoi ils parlent, soit c’est Ali Bongo qui nous doit une explication. Il doit bien y avoir une explication simple à cette dichotomie! Pourquoi le Gabon n'est-il pas mentionné?

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