WHY STUBBORNLY CONTINUE IN THE WAYS OF LIES AND BAD FAITH? POURQUOI S’ENTÊTER DANS LE MENSONGE ET LA MAUVAISE FOI?




Raymond Ndong Sima and the Minister of Interior during the concertation about biometrics
Raymond Ndong Sima et the Ministre de l’Intérieur pendant la concertation au sujet de la biométrie



English version


The famous dialogue on biometrics was announced to great fanfare; it was held with great pomp and media support and just ended as it began, i.e. without generating any interest from those who should be most concerned, i.e. the Gabonese people. But we should still ask the question why the Gabonese people demonstrate the absolute disinterestedness for something that is supposed to serve them, turnkey biometrics system delivered by the Bongos? Is this a paradox? Not really, because the Gabonese people know by heart the script that is being developed by the government and will be staged by the same nomenklatura who has plundered the country and confiscated power for 45 years. By nomenklatura, we speak here of those who hold the real power in Gabon and not the poor souls who are shouting trying to be more royalist than the king, but in fact are very distant from the centers of decision and are in really voluntary victims at their own political and economic execution. The Gabonese have no enthusiasm or appetite for turnkey biometrics as promised by the “owners” of Gabon, simply because fundamentally, in terms of democracy and elections, nothing has changed, nothing is changing and nothing will change as long as the Bongos will determine the rules of the game. So dear readers, why did all these people attend a meeting which was to change nothing fundamental?

Everyone, the participants to this meeting, the diplomats of major embassies, the officials of powerful countries that make and unmake the world and especially the members of the nomenklatura in power in Gabon; knows that like all elections in Gabon for 45 years, the next elections will not be the first to respect the sovereignty and the votes of citizens. Until now in fact, elections are a big comedy in Gabon. They do not exist as such because they are confiscated by the nomenklatura to serve as a screen for an oligarchy that plunders the country. This is so obvious that two certainties have been established about elections in Gabon: that they are systematically rigged and that the people do not care just as always! Despite the fuss made by Raymond Ndong Sima and Ali Bongo around turnkey biometrics, the thinking Gabonese people, under the guise of apparent apathy, are moving and transforming. In fact, the best enlightened people (as opposed to education) and more intrinsically free, are becoming more demanding and believe that participation in politics and state affairs requires an opening of the democratic game. Not a facade, not a dummy democracy, not a comedy, but a real opening that wants the best person to win. Gabon is far, but very far from that account.

Then, since the system is locked, sealed, shut up, cloistered, why bother to hold consultations on the electoral process? Well because in Gabon, to borrow an expression dear to a local playwright, "everything is theatrical." In other words, all Gabonese political drawers are fake, have double compartments. In the crowd around Raymond Ndong Sima, this blog will venture to say that there is not a single soul who believes in the sincerity of the consultation that has just taken place. Whether you are a member of the ruling party or the opposition, friendly or not, everyone knows that this exercise is only a show that will not change Gabon, one iota. The explanation of this exercise stems from the annoyance of the regime by the demonstrated effectiveness and popular mobilization generated by the initiatives of the free civil society, in the context of claims for a Sovereign National Conference which would be more promising in the eyes of the Gabonese people than a comedy act without any follow through, being orchestrated by the regime. So they promised to sprinkle upon the Gabonese dictatorship some elements susceptible to give it a cosmetic improvement profile, but without changing the fundamentals. This is why from one side or the other, all players know that nothing will change. So why do they engage in these comedies? So why act as if they believe in miracles, while basically, they are without illusions? So why voluntarily endorse lies and bad faith? Why participate in a meeting which capital of trust within the population is below zero?

In fact, the irresponsibility of the regime in its commitment to junk politics and electoral fakery is not lesser today than it was yesterday. What is sad and even the height of absurdity is that people who say they want to establish transparency in Gabon, agreed to play the role of set in a comedic mechanism that keeps the country away from that objective.

So goes Gabon



Version française


La fameuse concertation sur la biométrie a été annoncée à grand renfort de publicité, elle s’est tenue à grand renfort de support médiatique et s’est achevée comme elle a commencé, c’est à dire sans susciter le moindre intérêt de la part de ceux qui devraient être les premiers concernés, c’est à dire les Gabonais. Mais on devrait quand même se poser la question de savoir pourquoi les gabonais démontrent le désintéressement le plus absolu pour quelques chose qui est sensée leur servir, la biométrie clé en main livrée par les Bongo? Est-ce un paradoxe? Pas vraiment, car le peuple gabonais connait par cœur le scripte qui est en train d’être développé par le pouvoir et qui va mettre en scène la même Nomenklatura qui pille et confisque ce pouvoir depuis 45 ans. Par nomenklatura, nous voulons ici parler de ceux qui détiennent le véritable pouvoir au Gabon et non les pauvres troubadours qui vocifèrent une royauté plus royaliste que le roi, mais qui en fait sont très éloignés des centres de décision et sont en fait des victimes volontaires à leur propre exécution politique et économique. Les gabonais n’ont aucun enthousiasme, ni appétit pour la biométrie clé en main promise par les propriétaires du Gabon, tout simplement parce que fondamentalement, en matière de démocratie et d’élections, rien n’a changé; rien n’est sur le point de changer; et rien ne changera tant que les Bongo seront les déterminants des règles du jeu. Alors chers lecteurs, que sont allées faire toutes ces personnes à une concertation qui ne devait rien changer de fondamentale?

Tout le monde, les participants à cette concertation, les diplomates des grandes chancelleries, les grands pays qui font et défont le monde et surtout, les membres de la nomenklatura au pouvoir au Gabon; sait que comme toutes les élections au Gabon depuis 45 ans, les prochaines échéances ne seront pas les premières à respecter le scrutin et la souveraineté des citoyens. Jusqu’ici en effet, les élections restent une grosse comédie au Gabon. Elles n’existent pas en tant que telle, car elles sont confisquées par la nomenklatura pour servir de paravent à une oligarchie qui pille le pays. Ceci est tellement évident qu’il se dégage désormais 2 certitudes à propos des élections au Gabon: elles sont systématiquement truquées et le peuple s’en moque tout aussi systématiquement! Malgré les simagrées de Raymond Ndong Sima et Ali Bongo, autour de la biométrie clé en main, les gabonais pensants, sous le couvert d’une apathie apparente, bougent et se transforment. En effet les gens les mieux éduqués (à différencier de l’instruction) et les plus intrinsèquement libres sont de plus en plus exigeants et estiment que la participation à la vie politique et aux affaires de l’Etat nécessite une ouverture du jeu démocratique. Non pas une façade, non pas du factice, non pas de la comédie, mais une véritable ouverture qui veuille que le meilleur gagne. Le Gabon est loin, mais très loin de ce compte.

Alors, puisque le système est verrouillé, cadenassé, claquemuré, claustré, pourquoi se donner la peine d’organiser des concertations sur le processus électoral? Eh bien parce qu’au Gabon, pour emprunter l’expression chère à un dramaturge du pays, «tout est théâtralité». Tous les tiroirs politiques gabonais sont à faux fonds, à double fonds. Dans toute l’assistance autour de Raymond Ndong Sima, ce blog ira jusqu'à dire qu’il n’y a pas une seule âme qui croit en la sincérité de la concertation qui vient de se tenir. Que l’on soit membre du parti au pouvoir ou de l’opposition, conviviale ou non, tout le monde sait que cet exercice n’est qu’une mise en scène qui ne changera pas le Gabon d’un iota. L’explication de cet exercice trouve sa source dans l’agacement du régime par l’efficacité démontrée et la mobilisation populaire engendrée par les initiatives de la société civile libre, prises dans le cadre des revendications pour une Conférence Nationale Souveraine bien plus prometteuse aux yeux des gabonais, qu’un acte de comédie sans lendemain orchestré par le régime. Alors on promet de saupoudrer la dictature gabonaise de quelques éléments susceptibles de lui donner un profil cosmétique amélioré, mais sans pour autant en changer les fondamentaux. C’est pour cela que d’un côté comme de l’autre, tous les protagonistes savent que rien ne va changer. Alors pourquoi se livrent-ils à ces comédies? Alors, pourquoi faire comme si on croyait au miracle, alors qu’au fond, on est sans illusions? Alors, pourquoi se porter volontairement caution au mensonge et à la mauvaise foi? Pourquoi participer à une concertation dont le capital de confiance au sein de la population est en dessous de zéro?

En fait, l'irresponsabilité du pouvoir dans son engagement pour le toc, la camelote politique et le factice électoral, n'est pas moins grande aujourd’hui qu’elle ne l’a été hier. Ce qui est triste et même le comble de l’absurde est de constater que des gens qui disent vouloir l’établissement de la transparence au Gabon, acceptent de jouer les décors dans une mise en scène qui éloigne le pays de cet objectif.

Ainsi va le Gabon

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