THE HISTORY OF DICTATORSHIPS TELLS US TO BE CAUTIOUS. L’HISTOIRE DES DICTATURES NOUS RECOMMANDE LA PRUDENCE







English version

In 1978, the National Liberation Front of Congo (FNLC), more commonly known as "Former Katangan Gendarmes", trained and armed by Angola, took the mining town of Kolwezi, the second largest city of Katanga after Lubumbashi, but at the time world capital of copper. Kolwezi is the city of Gécamines, the Zairian mining giant. If Kolwezi goes into rebellious hands, Mobutu cannot survive. It is necessary to save the soldier Mobutu, because his army was routed by the Katangese rebels.

Belgium does not have an army strong enough to intervene against Angolans and Katangese.

The Americans do not want to intervene directly because it would force the Soviet Union to do the same on the Angolan and Katangese side (do not forget that we are in the midst of the cold war).

Only France remains. But France has only minor interests in Zaire. How to justify this French intervention to French public opinion?

The solution will be one of particularly cruel cynicism. To give Valéry Giscard d'Estaing justification to mobilize his army to go and rescue Mobutu, the book: "Zaire: the slaughterhouse: a Mobutu’s pilot speaks" of Pierre Yambuya, tells us on page 91 that Mobutu, on the advice of the Western mercenaries whom he had hired to repel the rebels, had his troops massacre about 200 expatriates men, women and children in the city of Kolwezi. It was this massacre that gave Valéry Giscard d'Estaing the moral and credibility cover to organize a large airborne operation of legionnaires of the 2nd REP (Foreign Parachute Regiment) who jumped on Kolwezi and took over the city and will return it to Mobutu and the Zairean forces. The reason mentioned by Giscard d'Estaing was simple: France had to undertake a "humanitarian" action to save the little Belgians who were being massacred in Kolwezi by these scary African rebels!

This is what was called in Gabon: the Shaba’s war; and the operations of this intervention were directed from the De Gaulle camp of Libreville, with Gabon and Morocco as figureheads of France.

Dear readers, when you hear about this attack in Libreville against the Danish couple, take a step back and ask yourselves who benefits from the crime!

We will not give up!





Version française

En 1978, le Front National de Libération du Congo (FNLC), plus communément appelé « Anciens Gendarmes Katangais », entrainé et armé par l’Angola, prit la ville minière de Kolwezi, deuxième ville du Katanga après Lubumbashi, mais à l’époque capitale mondiale du cuivre. Kolwezi est la ville de la Gécamines, le géant Zaïrois des mines. Si Kolwezi passe aux mains rebelles, Mobutu ne peut survivre. Il faut sauver le soldat Mobutu, car son armée a été mise en déroute par les rebelles Katangais.

Les Belges n’ont pas une armée suffisamment puissante pour intervenir face aux Angolais et aux Katangais.

Les Américains ne veulent pas intervenir directement car cela obligerait l’Union Soviétique à faire de même du côté Angolais et Katangais (n’oubliez pas que nous sommes en pleine guerre froide).

Il ne reste que la France. Mais la France n’a que des intérêts mineurs au Zaïre. Comment justifier cette intervention française auprès de l’opinion publique française ?

La solution sera d’un cynisme particulièrement cruel. Pour donner la justification à Valéry Giscard d’Estaing de mobiliser son Etat-Major pour aller sauver Mobutu, le livre : « Zaïre: l'abattoir: un pilote de Mobutu parle » de Pierre Yambuya, nous dit à la page 91 que Mobutu, sur conseil des mercenaires occidentaux qu’il avait engagé pour repousser les rebelles, fit massacrer par ses troupes environ 200 hommes, femmes et enfants expatriés, dans la ville de Kolwezi. C’est ce massacre qui donna à Valéry Giscard d’Estaing, la caution morale et la crédibilité lui permettant d’organiser une vaste opération aéroportée de légionnaires du 2e REP (Régiment étranger de parachutistes) qui sauta sur Kolwezi et reprendra la ville qu’elle rendra à Mobutu et aux forces zaïroises. La raison évoquée par Giscard d’Estaing était simple : la France devait effectuer une action « humanitaire » pour aller sauver les petits Belges qui se faisaient massacrer à Kolwezi par ces effrayants rebelles Africains !

C’est ce qu’on a appelé au Gabon : la guerre du Shaba ; et les opérations de cette intervention étaient dirigées depuis le camp De Gaulle de Libreville, avec le Gabon et le Maroc comme têtes de pont de la France.

Chers lecteurs, quand on vous parle de cette attaque à Libreville contre le couple Danois, prenez du recul et demandez-vous à qui profite le crime !

On ne lâche rien !

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