US BASED NGOs ARE DOING THE WORK THAT THEIR AMBASSADOR IN GABON IS INCAPABLE OF DOING. QUAND DES ONG AMÉRICAINES FONT LE TRAVAIL QUE NE FAIT PAS LEUR AMBASSADEUR ACCRÉDITÉ AU GABON








English version


Large international NGOs based in the U.S., have just seized the U.S. Government through the State Department to protest against the recent conviction of Marc ONA Essangui by the Gabonese justice system, for defamation. It would be interesting to see what would be the reaction of Eric Benjaminson when his head department would ask him to provide an opinion about this case. He will certainly answer that everything is normal in Gabon and that the NGO reactions are exaggerated. We would not be surprised if he even thought that the problem in Gabon are the NGOs and activists like Marc Ona Essangui and suggest that they should disappear to preserve social peace which cannot be better served than by none other than… Ali Bongo and his acolytes!

Here is the content of the correspondence NGOs based in the U.S. sent to the State Department, the Department that supervises Eric Benjaminson:



April 5, 2013
Acting Assistant Secretary Donald Yamamoto
Bureau of African Affairs
U.S. Department of State
2201 C Street, NW
Washington, D.C. 20520

Re: Harassment of Gabonese Human Rights Activist
Dear Assistant Secretary Yamamoto,

We would like to bring to your attention our grave concerns regarding significant and ongoing harassment of prominent civil society activists by the Government of Gabon. Mr. Marc Ona Essangui was unjustly sentenced to six months suspended imprisonment and a fine of five million francs CFA (9,774USD) on March 29th 2013 following a defamation suit brought by Mr. Liban Soleman, head of Cabinet of President Ali Bongo.

Mr. Ona Essangui, the Executive Director of the Gabonese non-governmental organization Brainforest, is an internationally respected environmental and human rights activist, the national coordinator of the Publish What You Pay coalition in Gabon, and winner of the Goldman Environment Prize in 2009.

During a public event (October 2012) and a televised debate (November 2012) regarding the activities of Olam, a Singaporean commodities trading company operating in Gabon, Mr. Ona Essangui allegedly claimed that Mr. Soleman had a proprietary interest in Olam and that government corruption was involved in the operations and profits of that company. According to Mr. Ona Essangui, no evidence was provided during the trial to refute his claims, as required by Gabonese defamation law, and he was not given time to assemble a legal team for the trial. He has indicated that he will appeal the verdict.

The court’s sentence is inconsistent with the right to freedom of expression as included in Constitution of Gabon, the International Covenant on Civil and Political Rights, the African Charter on Human and People’s Rights, and the Universal Declaration of Human Rights. These concerns are reflected in a memorandum of March 6th 2013 by the American Bar Association, which you will find attached. It states that:

“Mr. Essangui’s alleged statements necessarily belong in that category of speech with which freedom of expression is most concerned and to which international law affords the greatest protection from government intrusion because government corruption is a matter of grave public concern. ... Criminal penalties for defamatory statements are disproportionate to the goal of protecting the reputations of others, in particular because of the chilling effect such penalties have upon public debate. This is particularly true where the alleged defamation concerns a public figure.”

Mr. Ona Essangui and other Gabonese civil society activists have been the subject of repeated abuse and harassment by the Gabonese government. In December 2008, Mr. Ona Essangui and several other civil society leaders were arrested and held without charge or access to legal representation in deplorable conditions in a basement cell for five days. Mr. Ona Essangui was later transferred to prison and charged with possession of documents allegedly for dissemination and propaganda with intent to incite rebellion against the state authorities, a charge which he denies. Pressure from global media outlets and action from the U.S. government resulted in Ona’s release; however, the charges have not yet been dropped. These continued attacks violate democratic rights enshrined in the Gabonese constitution.

We strongly urge the United States to condemn this clear pattern of harassment targeting activists campaigning for transparency and sound natural resource management and to formally express its concerns to the Government of Gabon.

Yours sincerely,

Sascha von Bismarck
Executive Director
Environmental Investigation Agency (U.S.)

Corinna Gilfillan
Head of U.S. Office
Global Witness

Susanne Breitkopf
Senior Political Advisor
Greenpeace International

Michelle Chan
Director of Economic Policy Programs
Friends of the Earth (U.S.)


CC: Acting Assistant Secretary Uzra Zeya, Bureau of Democracy, Human Rights and Labor
Assistant Secretary Jose Fernandez, Bureau of Economic and Business Affairs




Version française


Les grandes ONG internationales basées aux USA viennent de saisir le gouvernement américain par le truchement du Département d’Etat, pour protester contre la récente condamnation de Marc ONA par la justice gabonaise, pour diffamation. Il serait intéressant de d’observer quel serait la réaction d’Eric Benjaminson quand sa tutelle lui demandera de fournir un dossier sur cette affaire. Il va certainement répondre que tout est normal au Gabon et que les réactions des ONG soient exagérés. Nous ne serions pas surpris s’il estimait même que le problème au Gabon viendrait des ONG et des activistes comme Marc Ona Essangui et qu’on devrait les faire disparaitre pour préserver la paix sociale qui ne peut être mieux servi que par… Ali Bongo et les siens !

Voici le contenu de la correspondance faite par les ONG installées aux USA, au Département d’Etat, le département de tutelle d’Eric Benjaminson:


5 avril 2013
Adjoint par intérim, M. Donald Yamamoto
Bureau des Affaires africaines
US Department of State
2201 C Street, NW
Washington, DC 20520

Objet: Le harcèlement des Gabonais défenseur des droits humains
Cher Secrétaire adjoint Yamamoto,

Nous tenons à attirer votre attention sur nos graves préoccupations concernant le harcèlement significative et continue d'éminents militants de la société civile par le gouvernement du Gabon. M. Marc Ona Essangui a été injustement condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de cinq millions de francs CFA (9,774 USD) le 29 Mars 2013 à un procès en diffamation intentée par M. Soleman Liban, chef de cabinet du président Ali Bongo.

M. Ona Essangui, le Directeur exécutif de Brainforest organisation non gouvernementale gabonaise, est un militant écologiste de renommée internationale et des droits humains, le coordonnateur national de la Coalition Publiez ce que vous Payez au Gabon, et lauréat du Prix Goldman pour l'environnement en 2009.

Au cours d'une manifestation publique (Octobre 2012) et d'un débat télévisé (Novembre 2012) concernant les activités de Olam, une exploitation de Singapour société de négoce en matières premières du Gabon, M. Ona Essangui aurait affirmé que M. Soleman avaient un intérêt patrimonial dans Olam et que le gouvernement a été impliqué dans les opérations et les profits de cette société. Selon M. Ona Essangui, aucune preuve n'a été fournie pendant le procès pour réfuter ses allégations, comme l'exige la loi sur la diffamation gabonaise, et il n'a pas eu le temps de rassembler une équipe juridique pour le procès. Il a indiqué qu'il fera appel du verdict.

Peine, le tribunal est incompatible avec le droit à la liberté d'expression inscrit dans la Constitution du Gabon, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et la Déclaration universelle des droits de l'homme. Ces préoccupations sont reflétées dans une note de Mars 6th 2013 par l'American Bar Association, que vous trouverez en annexe. Il affirme que:

"Les Prétendues déclarations de Essangui nécessairement appartenir à cette catégorie de discours par lequel la liberté d'expression est le plus concerné et que le droit international offre la plus grande protection contre l'intrusion du gouvernement, car la corruption du gouvernement est une question d'intérêt public tombe. ... Sanctions pénales pour propos diffamatoires sont disproportionnées par rapport à l'objectif de protection de la réputation d'autrui, en particulier en raison de l'effet dissuasif de telles sanctions ont sur le débat public. Ceci est particulièrement vrai lorsque la diffamation présumée concerne un personnage public. "

M. Ona Essangui et d'autres militants de la société civile gabonaise ont fait l'objet d'agressions répétées et de harcèlement par le gouvernement gabonais. En Décembre 2008, M. Ona Essangui et plusieurs autres dirigeants de la société civile ont été arrêtés et détenus sans inculpation ni accès à une représentation juridique dans des conditions déplorables dans une cellule sous-sol pendant cinq jours. M. Ona Essangui a ensuite été transféré à la prison et accusé de possession de documents qui auraient été pour la diffusion et la propagande avec l'intention d'inciter à la rébellion contre les autorités de l'Etat, une accusation qu'il nie. La pression exercée par les médias mondiaux et les actions du gouvernement américain abouti à la libération d'Ona, mais les accusations n'ont pas encore été abandonnées. Ces attaques incessantes constituent des violations des droits démocratiques consacrés par la Constitution gabonaise.

Nous demandons instamment aux États-Unis pour condamner cette tendance claire de harcèlement ciblant les militants qui font campagne pour la transparence et la bonne gestion des ressources naturelles et d'exprimer officiellement ses inquiétudes au gouvernement du Gabon.

Cordialement,


Sascha von Bismarck
Directeur exécutif
Environmental Investigation Agency (US)

Corinna Gilfillan
Chef du Bureau américain
global Witness

Susanne Breitkopf
Conseiller principal en politiques
Greenpeace International

Michelle Chan
Directeur des programmes de politique économique
Amis de la Terre (États-Unis)


CC: secrétaire adjoint par intérim Uzra Zeya, Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail
Secrétaire adjoint Jose Fernandez, Bureau des affaires économiques et commerciales

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