A MUST READ: KNOWLEDGE AND DEVELOPMENT IN GABON: FROM 1960 TO TODAY. À LIRE ABSOLUMENT : SAVOIRS ET DÉVELOPPEMENT AU GABON : DE 1960 À NOS JOURS



English version

They want to turn the Gabonese people into a people without memory, a people without direction, and therefore a desperate, uneducated and malleable people, who would accept that any foreigner comes to sell them recipes that have failed elsewhere and that they would not dare not propose in their own countries. Yet in Gabon, there are thinkers and individuals who are looking at the past of the country to propose concrete ideas going toward the consolidation of the present and the building of a stronger future.

In the rather special current climate of the world of education, the killing of which the Ali Bongo’s regime is trying to finish, this blog came across a must read from a Gabonese scholar, André Wilson Ndombet, whose title is: Knowledge and Development in Gabon: From 1960 to the Present. Anyone wishing to understand the evolution and present involution of the Gabonese education system should get it and make it their bible. The reader will come out more than enriched by an understanding allowing him to better appreciate how and why Gabon got to where it is today in terms of education. We give below a few selected parts of this book which is published by L'Harmattan (2010).

In the introduction by André Wilson Ndombet:

At the University of Picardie Jules Verne, in Amiens, 1 June 2007, a mini symposium took place, entitled Knowledge and Development in Gabon from 1960 to the Present. This book aims to present the communications of various participants who gathered on this occasion. The reflection came from the questioning of why a country full of many treasures of the soil and subsoil, has failed since its independence, 17 August 1960, a half century, to initiate a start of development that meets the basic needs of its population.

On page 44:

Technical assistance was, in 1960, very small, therefore inadequate if we stick to statistics supplied by the President Leon Mba: "19 Gabonese exercise command functions, 6 others will be called shortly, 7 others occupy important functions of office manager or head of Section in the Central Service of the State. To date, 67 Gabonese have reached the upper echelons of the administrative hierarchy. "

On page 45:

In Gabon we can distinguish two types of elites. The first consists of those elites from 1970 to 1980 who returned to the country after their university studies generally done in France. They were mostly members of AGEG. Officially the second was composed of non-union elites. In reality, they were former students, trained in Gabon or politicized in some decentralized structures of the single party (PDG), such as the Party School.

On page 48:

... This failure of political development has encouraged the growth of other people's ambitions, this time more poorly educated, but quickly transformed into PDG elite... Similarly, these elites of a new kind, were conspicuous by their zealous advocacy within the single party and by attending all-out some so called academic institutions such as the Party School, which later became the University Center of Political Science and Development (CUSPOD) under the high pulse of Ange-Atoz Ratanga. It is important to note that this establishment practiced a student enrollment of the strangest kind: one could be accepted with a 7th or 8th grade education level and pretend to study in the first year of the great schools and faculties of conventional universities.

On page 49:

Students of this Party School were taught by academics from the University Omar Bongo in Libreville. In fact, at first they were for the most part professors whose recruitment applications were rejected by the University Omar Bongo, but later these same rejects, through complicity and interpersonal relationships, concocted behind closed doors and under the PDG, returned by the back door, to invade the institution ... the fact remains that at the end of their studies, these students out of the Party School, submerged all the high public administration, including the Ministries of Finance, Economy and Planning.

On page 50:

In Gabon, the effort of introspection and cultural patriotism was attempted by President Leon Mba, also subject to criticism, but probably more visionary than leaders who succeeded him. With very little money, he was able, for example, to promote the Gabonese cultural and artistic heritage, giving the country an acceptable national museum.

We stop here and encourage you to buy this book.



Version Français

On veut faire des Gabonais un peuple sans mémoire, un peuple sans repère, et donc un peuple minable, inculte et malléable, qui accepterait que n’importe quel étranger viennent lui vendre des recettes qui ont déjà échoué ailleurs et qu’il n’oserait pas proposer chez lui. Pourtant au Gabon, il y a des penseurs et des gens qui se penchent sur le passe du pays pour proposer des choses concrètes allant dans la consolidation du présent et la construction d’un futur plus solide.

Dans le climat assez particulier sévissant dans le monde éducatif que le régime Ali Bongo s’efforce de finir de tuer, ce blog est tombé sur un ouvrage incontournable d’un universitaire Gabonais, Wilson-André Ndombet, dont le titre est: Savoirs et Développement au Gabon: De 1960 à Nos Jours. Toute personne désireuse de comprendre l’évolution et l’involution en cours du système éducatif gabonais devrait se le procurer et en faire sa bible. Le lecteur en sortira plus qu’enrichi d’une compréhension lui permettant de mieux appréhender pourquoi et comment le Gabon est arrivé là où il se trouve aujourd’hui en terme d’éducation. Nous vous donnons ci-dessous quelques morceaux choisis de cet ouvrage qui est publié aux éditions L’Harmattan (2010).

Dans l’introduction de Wilson-André Ndombet:

A l’Université de Picardie Jules Vernes, à Amiens, le 1er Juin 2007, se tenait le mini colloque intitulé Savoirs et Développement au Gabon De 1960 à Nos Jours. Ce livre a pour objet de présenter les communications des différents intervenants qui se sont réunis à cette occasion. La réflexion est partie du questionnement selon lequel pourquoi un pays, qui regorge de multiples richesses du sol et du sous-sol, n’est pas parvenu depuis son indépendance, le 17 Aout 1960, soit un demi-siècle environ, à amorcer un début de développement qui satisfasse aux besoins essentiels de sa population.

A la page 44:

L’assistance technique était en 1960, très infime, donc insuffisante, si l’on s’en tient aux statistiques livrées par le Président Léon Mba : « 19 Gabonais exercent des fonctions de commandement, 6 autres vont être appelés incessamment, 7 autres occupent des fonctions importantes de chef de bureau ou de chef de Section dans les Service Centraux de l’Etat. A ce jour, 67 Gabonais ont atteint les échelons supérieurs de la hiérarchie administrative».

A la page 45:

Au Gabon on peut distinguer deux catégories d’élites. La première comprend de 1970 à 1980, les élites qui rentraient au pays après leurs études universitaires généralement effectuées en France. Ils étaient majoritairement membres de l’AGEG. La seconde officiellement était composée des élites non syndiquées. En réalité, il s’agissait d’anciens étudiants, formés au Gabon ou politisés dans certaines structures décentralisées du parti unique (PDG), à l’instar de l’Ecole du Parti.

A la page 48 :

…ce constat d’échec du développement politique a favorisé l’éclosion d’autres ambitions de personnes, cette fois plus faiblement scolarisées, mais transformées très vite en élites du PDG… De même, ces élites d’un genre nouveau, étaient médiatisées par un militantisme zélé au sein du parti unique et par la fréquentation tous azimuts d’institutions voulues universitaires, telles que l’Ecole du Parti, devenues plus tard Centre Universitaire de Sciences Politiques et de Développement (CUSPOD), sous la haute impulsion d’Anges-Atoz Ratanga. Il importe de savoir que cet établissement pratiquait une inscription d’étudiants des plus étranges: on pouvait y entrer avec le niveau de 4ème ou de 3ème et prétendre d’étudier en première année des grandes écoles et facultés des universités classiques.

A la page 49:

Les étudiants de cette Ecole du Parti étaient enseignés par des universitaires de l’Université Omar Bongo de Libreville. En réalité, au départ, c’était pour la plupart des enseignants dont les candidatures au recrutement avaient été rejetées par l’Université Omar Bongo, mais plus tard, ces mêmes refoulés, par le biais de complicités et de relations interpersonnelles, concoctées sous cape et dans le cadre du PDG, sont revenus, par la petite porte, envahir ladite institution… Il reste que, à la fin de leur cursus, les étudiants affranchis et sortis de l’Ecole du Parti, ont submergé toute la haute administration publique, notamment aux ministères des Finances, de l’Economie et de la Planification.

A la page 50 :

Au Gabon, cet effort d’introspection et de patriotisme culturel n’a été tenté que par le président Léon Mba, critiquable par ailleurs, mais plus visionnaire sans doute que les gouvernants qui lui ont succédé. Avec très peu de moyens financiers, il avait su, par exemple, promouvoir le patrimoine culturel et artistique gabonais, en dotant le pays d’un musée national acceptable.

Nous nous arrêtons ici et vous encourageons à vous procurer cet ouvrage.

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