A TRULY BIZARRE CHARLIE IS THIS ALI BONGO! UN CHARLIE BIEN BIZARRE CET ALI BONGO !

Désiré Ename welcoming Jonas Moulenda at the Paris airport
Désiré Ename accueillant Jonas Moulenda à l’aéroport de Paris
(Photo : Moulenda)


Ali Bongo at the Republican march in Paris
Ali Bongo à la marche républicaine de Paris

(Photo : AFP)





English Version

Ali Bongo was there, marching in Paris following the terrorist attacks by crazies whose fanaticism poisons heart and spirit, against the weekly Charlie Hebdo and the kosher supermarket. He said he was Charlie; joining those who sincerely wanted to condemn in the strongest terms the heinous crimes committed against journalists, Charlie-Hebdo cartoonists, but also against the on duty police officer, and against the innocent customers of the kosher supermarket. Sincere people of all countries and all cultures were unanimous on the fact that no cause, no ideology, no faith, no excuse can justify such an act and such a violation of the freedom of expression.

But could Ali Bongo have been sincere? Could he have been Charlie? Certainly not dear readers, because unfortunately even if everyone cannot be named Charlie, there are those who are called Jonas or Désiré or Francis; who are exercising the profession of journalist so important in a society that wants to take the winding and tortuous road to freedom and who face the inertial forces of obscurantism. While Ali Bongo was impersonating Charlie in Paris, Jonas Moulenda had a revolver pointed at his temple by someone close to Guy Nzouba Ndama, within the enclosure of the House of the People, the National Assembly of Gabon. While Ali Bongo was impersonating Charlie in Paris, Jonas Moulenda was being chased by an advisor to Ali Bongo swearing to bring him death, all the way to neighboring Cameroon. While Ali Bongo was impersonating Charlie in Paris, Désiré Ename who was being threatened with death by the squadrons of the regime, had to go into exile in France. While Ali Bongo was impersonating Charlie in Paris, Francis Edou Eyene had been arrested within the St Michael church in Nkembo and detained incommunicado. While Ali Bongo was impersonating Charlie in Paris, Jonas Moulenda was going to join Désiré Ename in exile in Paris, to live in Gabon and practice the profession of journalist that requires freedom of expression had become too dangerous. In this context, who could say that Ali Bongo is Charlie?

Jonas Moulenda, Désiré Ename and Francis Edou Eyene are entitled to the same freedom of opinion and expression than that of the journalists and cartoonists of Charlie Hebdo. If Ali Bongo marches for freedom of opinion and expression in Paris, why this obscurantist behavior in Gabon? How can someone who does not defend the values of democracy nor of freedom in Gabon, hope to convince people otherwise, by engaging in a political exploitation of the Paris massacre? Does the tropical sun reduce the international conventions on fundamental freedoms, for one to claim to be Charlie outside while a torturer inside Gabon?

Can one be Charlie while in the country they lead, the immediate clue of guilt for a journalist is to tell a compromising truth for the regime? Can one be Charlie when in the country they lead, to oppose the regime immediately puts you on the list of suspects of something (the Prosecutor of the republic undertakes to find exotic charges).

If around the word, to say "I'm Charlie" has become a phrase indicating compassion for fundamental freedoms, in Gabon, the real test is still to say, "I am Moulenda, I am Ename, I am Edou Eyene, I am Mboulou Beka, I am all victims of arbitrariness, all victims of ritual crime etc." Who can say this act of faith among the members of the regime? Especially not Ali Bongo and his cronies who, armed with weapons of war, want to submit the Gabonese people to a totalitarian and eternal order which they proclaim themselves to be the custodians.

Ali Bongo cannot be Charlie, as he desecrates shamelessly our constitution; he hurts and regularly traumatizes Gabonese citizens, as we have seen with the acts of sodomitic torture performed on students; he launches his armed wing whether judicial or military, against those for whom freedom of expression and of conscience is a concept to be preserved; he participates daily in the pernicious destruction of the existential values of Gabon. No Ali Bongo is not Charlie, nor Moulenda, nor Ename, nor Edou Eyene, nor Mboulou Beka; Ali Bongo is a insignificant little dictator whose place is already reserved in the dustbin of history.


Version Française

Ali Bongo était là, à la marche de Paris suite aux attentats terroristes par des illuminés dont le fanatisme empoisonne et le cœur et l’esprit, contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et le supermarché Cacher. Il se disait Charlie; se joignant à ceux qui, sincères, voulaient condamner avec la plus grande fermeté les crimes odieux perpétrés contre les journalistes, caricaturistes de Charlie-Hebdo, mais aussi contre la policière dans l’exercice de ses fonctions, et contre les innocents clients du supermarché Cacher. Les gens sincères, de tous les pays et de toutes les cultures, étaient unanimes sur le fait qu’aucune cause, aucune idéologie, aucune foi, aucune excuse ne saurait justifier un tel acte et une telle atteinte à la liberté d’expression.

Mais Ali Bongo pouvait-il être sincère ? Pouvait-il être Charlie ? Assurément pas chers lecteurs, car hélas, même si tout le monde ne peut pas s'appeler Charlie, il y en a qui s'appellent Jonas ou Désiré, ou Francis ; qui exercent le métier de journaliste si important dans une société qui veut emprunter la route sinueuse et tortueuse de la liberté, et qui se heurtent aux forces d’inertie de l’obscurantisme. Au moment où Ali Bongo se faisait passer pour Charlie à Paris, Jonas Moulenda s’était vu braquer un revolver à la tempe par un proche de Guy Nzouba Ndama en pleine enceinte de la maison du peuple, L’Assemblée Nationale du Gabon. Au moment où Ali Bongo se faisait passer pour Charlie à Paris, Jonas Moulenda était pourchassé par un Conseiller d’Ali Bongo lui jurant la mort, jusqu’au Cameroun voisin. Au moment où Ali Bongo se faisait passer pour Charlie à Paris, Désiré Ename, menacé de mort par les escadrons du régime, devait s’exiler en France. Au moment où Ali Bongo se faisait passer pour Charlie à Paris, Francis Edou Eyene était arrêté en pleine enceinte de l’église Saint Michel de Nkembo et incarcéré incommunicado. Au moment où Ali Bongo se faisait passer pour Charlie à Paris, Jonas Moulenda partait rejoindre Désiré Ename en exil à Paris, vivre au Gabon et pratiquer ce métier de journaliste qui requiert la liberté d’expression étant devenu trop dangereux. Dans ce contexte, qui pourrait dire qu’Ali Bongo soit Charlie ?

Jonas Moulenda, Désiré Ename et Francis Edou Eyene ont droit à la même liberté d’opinion et d’expression que les journalistes et caricaturistes de Charlie Hebdo. Si Ali Bongo marche pour la liberté d’opinion et d’expression à Paris, pourquoi ce comportement obscurantiste au Gabon ? Comment quelqu’un qui ne défend ni les valeurs de la démocratie ni celles de la liberté au Gabon, peut-il espérer convaincre les gens du contraire, en se livrant à instrumentalisation politicienne du massacre parisien ? Le soleil tropical réduit-ils les conventions internationales sur les libertés fondamentales, pour qu’on puisse se réclamer Charlie à l’extérieur tout en étant tortionnaire sur place au Gabon ?

Peut-on être Charlie quand dans le pays qu’on dirige, l'indice immédiat de la culpabilité pour un journaliste, soit de dire une vérité compromettante pour le régime ? Peut-on être Charlie quand dans le pays qu’on dirige, s’opposer au régime vous place immédiatement sur la liste de suspects de quelque chose (le Procureur de la République se chargeant de trouver les accusations exotiques).

Si à travers le monde, dire « Je suis Charlie » est devenu une phrase de compassion affichée pour les libertés fondamentales, au Gabon le véritable test reste de dire : « je suis Moulenda, je suis Ename, je suis Edou Eyene, je suis Mboulou Beka, je suis toutes les victimes de l’arbitraire, toutes les victimes des crimes rituels etc. » Cette profession de foi, qui peut la faire parmi les membres du régime ? Surtout pas Ali Bongo et ses affidés qui, munis d’armes de guerre, veulent soumettre les gabonais à un ordre totalitaire et éternel dont ils s’autoproclament dépositaires.

Ali Bongo ne peut pas être Charlie, car il profane sans vergogne notre constitution ; il blesse et traumatise régulièrement des Gabonais, comme nous l’avons constaté avec les actes de torture sodomique pratiqués sur des étudiants ; il lance son bras armé qu’il soit judiciaire ou militaire, contre ceux pour qui la liberté d’expression et de conscience est une notion à préserver ; il participe tous les jours à la pernicieuse destruction des valeurs existentielles du Gabon. Non Ali Bongo n’est ni Charlie, ni Moulenda, ni Ename, ni Edou Eyene, ni Mboulou Beka ; Ali Bongo est un piètre petit dictateur dont la place est déjà réservée dans les poubelles de l’histoire.

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