BEKA’S DEATH, AS THAT OF BIKO, PUTS BEFORE US A LYING FORENSIC PATHOLOGIST. LA MORT DE BEKA, COMME CELLE DE BIKO, NOUS MET FACE À UN MÉDECIN LÉGISTE MENTEUR

 Steve Biko (photo: biography.com)



 Image: Wan Shitong



Image: Gabonews




English Version

On 18 August 1977, Steve Bantu Biko, founder of the Black Consciousness Movement in South Africa, the inspirer of the youth uprising in Soweto in 1976, calling for black people to be free, was arrested at a police roadblock and then taken to Port Elizabeth where he was tortured. It was then transferred to Pretoria in the Transvaal on 11 September 1977. The following day, on 12 September 1977, he died in custody. The official coroner's report committed by the apartheid regime, who is said to have examined the body, concluded that he died of a hunger strike. At his death, Steve Bantu Biko was exactly 30 years.

On 20 December 2014, Bruno Mboulou Beka, a Gabonese citizen in possession of all the civil status documents proving that fact, accompanied by members of his family and other Gabonese, was attacked by the repressive forces of Ali Bongo’s regime, with tear gas and real bullets. In front of the eyes of some members of his family and many other Gabonese, Bruno Mboulou Beka fell under the bullets of the forces of repression. It is all these patriots who prevented the repressive forces from taking away the body of Bruno Mboulou Beka, as they did those of other shooting victims. The body was placed in a taxi to go to the hospital in the hope of saving the victim’s life. But the taxi was stopped by the Gendarmerie and the body requisitioned. A few hours later, the Prosecutor of the Republic, Sidonie Flore Ouwé in the company of her favorite pathologist, Liliane Flore Pemba, appeared on State television and gratified us with surrealist statements; such as that the body carried in the taxi was stolen from a morgue in Libreville by the occupants of the cab; the pathologist in turn, affirming to have examined the body, said that the death was caused by "injury to the anterior neck, contusions (the coroner pronounced that word which proves that she did not know what she was talking about) of about 1 cm axis long, there were two on the front of the neck, there was another one just below the chin; and these wounds, which were on the anterior face of the neck, at least one of the wounds hurt the ... a vessel that brings, a big important vessel of the body that carries blood from the heart to the brain, it is the carotid artery; and the subject died from that injury." At the time of his death, Bruno Mboulou Beka was exactly 30 years old.

In 1977, apartheid was all powerful, but it was not to be eternal. Apartheid was crumbling over time, the real autopsy report by Dr. Jonathan Gluckman, was made public. This report restored the truth. The findings of Dr. Gluckman were that Steve Biko had not succumbed to any hunger strike, but to a brain haemorrhage caused by the beating and torture. He had a fractured skull. The pathologist who concluded to death following a hunger strike had been disowned and the truth had triumphed. This is what will be remembered forever by history.

In 2014, the death of Bruno Mboulou Beka occurred in front of several witnesses, including members of his family. His family, in a press release, said it had found a hole in his face; the gendarmerie covered that hole with a Kleenex. Videos filmed by witnesses to the crime, indisputably show the victim bleeding profusely from his face and not the neck as the coroner of the regime, Liliane Flore Pemba, would have us believe. The cause of death advanced by the coroner was chosen to fit with the absurd story, concocted by the regime and supported by fake video editing, to persuade public opinion that Bruno Mboulou Beka was killed in a brawl with other citizens. But to no avail; this latest falsehood convinces no one, because all the evidence indicates that it is the force of repression that killed our compatriot. But a forensic pathologist, Liliane Flore Pemba, participated in the make believe of the regime wanting to invent another cause for the death of this Gabonese martyr. As with Steve Biko, the truth about the death of Bruno Mboulou Beka will triumph and sweep Liliane Flore Pemba in its path.

In the South Africa of apartheid, as in the Bongos dictatorial Gabon, police brutality and concealment of crimes is the rule; and it needs the complacency of forensic pathologists to justify these crimes. But when the torturers regimes collapse, the time for accountability comes!



Version Française

Le 18 août 1977, Steve Bantu Biko, le fondateur du Mouvement de la Conscience Noire en Afrique du Sud, l'inspirateur du soulèvement de la jeunesse de Soweto en 1976, appelant les Noirs à se libérer, est arrêté à un barrage de police puis conduit à Port Elizabeth où il est torturé. Il est ensuite transféré à Pretoria dans le Transvaal, le 11 septembre 1977. Le lendemain, le 12 septembre 1977, il meurt en détention. Le rapport officiel du médecin légiste commis par le régime de l’apartheid, qui dit-on examina le corps, conclut à une mort des suites d’un grève de la faim. A sa mort, Steve Bantu Biko avait exactement 30 ans.


Le 20 décembre 2014, Bruno Mboulou Beka, citoyen Gabonais en possession de tous ses documents d’état civil le prouvant, accompagné de certains membres de sa famille et d’autres Gabonais, fut agressé par les forces de répression du régime Ali Bongo, au gaz lacrymogène et à balle réelles. C’est sous les yeux de certains membres de sa famille et de nombreux autres Gabonais, que Bruno Mboulou Beka est tombé sous les balles des forces de répression. Ce sont tous ces patriotes qui ont empêché que ces forces de répression ne s’emparent du corps de Bruno Mboulou Beka, comme elles le firent de ceux d’autres personnes abattues. Le corps fut placé dans un taxi pour l’hôpital dans l’espoir de sauver la victime. Mais le taxi fut arrêté par la gendarmerie et le corps réquisitionné. Quelques heures plus tard, le Procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé, en compagnie de son médecin légiste préféré, Liliane Flore Pemba, apparaissent à la télévision d’Etat et nous gratifient de déclarations surréalistes comme quoi ce corps transporté dans le taxi aurait été volé dans une morgue de Libreville par les occupants du taxi; le médecin légiste quant à elle, disant avoir examiné le corps, indique que le décès a pour cause: « des blessures à la face antérieure du cou, des plaies contuses (le médecin légiste prononce contuste, ce qui prouve qu’elle ne sait pas de quoi elle parle) d’environ 1 cm de grand axe, y en avaient 2 sur la face antérieure du cou, y en avait une autre juste en dessous du menton; et ces plaies, celles qui sont sur la face antérieur du cou, au moins une des plaies a blessé le…un vaisseau qui amène, un gros vaisseau important de l’organisme qui amène le sang du cœur vers le cerveau, c’est l’artère carotide; et le sujet est décédé des suites de cette plaie-là ». A sa mort, Bruno Mboulou Beka avait exactement 30 ans.



En 1977, le régime de l’apartheid était tout puissant, mais il ne fut pas éternel. L’édifice de l’apartheid se lézardant au fil du temps, le véritable rapport d’autopsie fait par le Dr Jonathan Gluckman, fut rendu public. Ce rapport rétablissait la vérité. Le constat du Dr Gluckman fut que Steve Biko n’avait pas succombé d’une quelconque grève de la faim, mais d’une hémorragie cérébrale causée par la bastonnade et la torture. Il avait la boite crânienne fracturée. Le médecin légiste qui avait conclu à la mort des suites d’une grève de la faim venait d’être désavoué et la vérité de triompher. C’est ce que retiendra éternellement l’histoire.

En 2014, la mort de Bruno Mboulou Beka s’est produite devant plusieurs témoins, dont des membres de sa famille. Sa famille, dans un communiqué de presse, a indiqué avoir constaté un trou sur son visage; trou que la gendarmerie a couvert d’un kleenex. Les vidéos filmées par des témoins du crime, montrent indiscutablement la victime saignant abondamment du visage et non du cou comme voudrait nous le faire croire le médecin légiste du régime, Liliane Flore Pemba. La cause du décès avancée par ce médecin légiste a été retenue pour cadrer avec une version des faits, saugrenue, concoctée par le régime et soutenue par un faux montage vidéo afin de persuader l’opinion que Bruno Mboulou Beka soit décédé d’une rixe avec d’autres citoyens. Mais peine perdue ; cette énième fausseté ne convainc personne, car toutes les évidences indiquent que ce sont les force de répression qui ont abattu notre compatriote. Mais un médecin légiste, Liliane Flore Pemba, a participé au cinéma du régime voulant inventer une autre cause pour la mort de ce martyr Gabonais. Comme pour Steve Biko, la vérité sur la mort de Bruno Mboulou Beka triomphera et balaiera Liliane Flore Pemba sur son passage. 

Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, comme dans le Gabon dictatorial des Bongo, la brutalité policière et la dissimulation des crimes est la règle ; et elle a besoin de médecins légistes de complaisance pour justifier ces crimes. Mais quand les régimes tortionnaires s’effondrent, arrive l’heure des comptes !

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