ALI BONGO STILL IN THE LOGIC OF REFUSING TO ALLOW FUNDAMENTAL FREEDOMS. ALI BONGO TOUJOURS DANS LA LOGIQUE DU DÉNI DES LIBERTÉS FONDAMENTALES







English Version

While Ali Bongo is in Paris to march in the name of freedom, here is how he deals with the freedoms in Gabon.


Paulette Missambo blocked at the Libreville’s Airport

She is one of the spokespersons of the Opposition Front for Change, she is also Vice President of the party Union Nationale, the opposition party dissolved by Ali Bongo Ondimba, she has been the subject of judicial harassment in recent weeks. Today she is sick and must meet her doctor on Monday.

As she arrived on Saturday night at the airport, the services of the Aviation and Border Police refused to let her leave the Gabonese territory.

This caused key members of the Front to go to the airport with bailiffs and lawyers. In vain. According to the Police Air and Border (PAF) Commander, he has received instructions from his superiors to prevent members of the Front from leaving the territory.

The Constitution, in its first article, guarantees yet to all citizens the freedom of movement within the country, to go out and come back in. Of course, the 14/86 Act of 31 December 1986 authorizes the government to take administrative action against persons whose actions are dangerous to public order and security of citizens. If this is the case, guilt must be established and Article 2 of the Act is clear: "Gabonese citizens recognized guilty for the actions specified in Article I above can be temporarily prevented from leaving the country. This measure is the subject of an order of the Ministry of Territorial Administration and Local Government." Summoned to present to Mrs. Paulette Missambo the order prohibiting her from leaving the country, the commander of the PAF only said: "I received verbal instructions." Thus, they can blithely put the life of a citizen who has not been convicted of anything, using verbal instructions where the law provides for a decree.

It will be difficult for Ali Bongo Ondimba to wear Democratic clothes at the march in Paris on the same day that his repressive forces prohibit to his opponents the freedom to leave the country for the sole reason that they oppose his mode governance. This is a dictatorship!



Version Française

Alors qu’Ali Bongo est à Paris pour marcher au nom de la liberté, voici comment il s’y prend avec les libertés au Gabon.

Paulette Missambo bloquée à l'aéroport de Libreville

Elle est l'un des porte paroles du Front de l'Opposition pour l'Alternance, elle est aussi vice présidente de l'Union Nationale, le parti de l'opposition dissous par Ali Bongo Ondimba, elle fait l'objet d'un acharnement judiciaire ces dernières semaines. Aujourd'hui, elle est malade et doit obligatoirement rencontrer son médecin ce lundi.

En se présentant samedi soir à l'aéroport, les services de la Police de l'Air et des Frontières lui ont opposé un refus de sortir du territoire gabonais. Toutes choses qui ont amené les principaux membres du Front à se rendre sur les lieux avec huissiers de justice et avocats. En vain. Selon le commandant de la Police de l'Air et des Frontières (PAF) il aurait reçu de sa hiérarchie des instructions pour empêcher la sortie du territoire à des membres du Front. La Constitution, en son article premier, garantit pourtant à tous les citoyens la liberté d'aller et venir à l'intérieur du territoire, d'en sortir et d'y revenir. Bien entendu, la loi 14/86 du 31 décembre 1986 autorise le gouvernement à prendre des mesures administratives à l'encontre des personnes dont les agissements sont dangereux pour l'ordre public et la sécurité des citoyens. Si c'est le cas, la culpabilité doit être établie, et l'article 2 de ladite loi est clair: " les citoyens gabonais reconnus coupables des agissements spécifiés à l'article premier ci dessus peuvent se voir momentanément interdire la sortie du territoire national. Cette mesure fait l'objet d'un arrêté du ministère de l'administration du territoire et des collectivités locales." Sommé de présenter à Mme Paulette Missambo l'arrêté lui interdisant la sortie du territoire, le commandant de la PAF s'est contenté de dire " j'ai reçu des instructions verbales". Ainsi, on peut allègrement mettre la vie d'un citoyen qui n'a pas été reconnu coupable d'un agissement quelconque, en appliquant des instructions verbales là où la loi prévoit un décret.

Il sera bien difficile à Ali Bongo Ondimba de revêtir les habits de démocrate à la marche de Paris le jour même où ses forces de répression interdisent à ses opposants la liberté de sortir du territoire au seul motif que ces derniers s'opposent à son mode de gouvernance. C'est cela la dictature !

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