MUDDY WATERS A DÉJÀ VISITÉ LES OPÉRATIONS D'OLAM AU GABON. MUDDY WATERS HAS ALREADY INVESTIGATED OLAM'S OPERATIONS IN GABON






English version


This Wednesday in Singapore, Olam's Chief Executive Officer, Sunny Verghese, held a press conference during which he admitted that Muddy Waters has had representatives visit not only its Singapore office wearing disguises, but also its offices in Nigeria, Gabon, Ghana and other locations around the world. This revelation is very important for the gabonese public because it indicates that Muddy Waters thinks that Olam's operation in Gabon may also reveal some irregularities.

According to Mr. Verghese, these Muddy Waters operatives "take on a different persona and hiding behind some facade or the other,” in order to get access to Olam's offices. This strategy is already paying dividends for Muddy Waters because on Wednesday, Mr. Verghese was forced to publicly admit, just as Muddy Waters had claimed, that indeed in Nigeria, Olam had frozen a $200 million sugar-refinery venture that was announced in December 2010. The problem is that this venture was still being considered active on Olam balance sheet and created a false sense of activities and revenues. To explain this situation, Mr. Verghese said that Olam was seeking clarity on a new Nigerian's government regulation that may require it to start sugar farming and milling operations as a condition of building a refinery, he said that if the Nigerian government insists on this new policy, Olam would permanently abandon the project. This is serious because Olam has already used this non existing asset as a revenue generating operation and it is because of Muddy Waters investigation that it was discovered that this sugar-refinery was producing nothing and generating no revenues.

It is easy for the Gabonese public to think that Olam is already telling its investors and bankers that its is earning money in Gabon operating the Industrial Zone of Nkok,, when everybody knows that this zone produces nothing and generates no revenues. Muddy Waters considers this to be a serious problem, because Olam has borrowed money and attracted investors on the basis of arguing that its capital projects such as the ones in Gabon and Nigeria, will have “high” returns on investment as they mature. But after visiting Olam's operations around the world, Muddy Waters has found that many such ventures are performing very poorly.

The revelations by Muddy Waters about Olam's business practices have already had a devastating effect on that company value. It is evaluated that since Muddy Waters founder Carson Block first questioned Olam’s finances and accounting practices at a London conference on Nov. 19, the value of Olam has dropped by a wiping S$574 million. Muddy Waters says that Olam is hemorrhaging cash and will need to raise or refinance as much as S$4.6 billion over the year 2013, to remain solvent. But Mr. Verghese said during his press conference in Singapore that Olam still has the capacity to meet its debt obligations of S$1.5 billion in the next 12 months, in addition to its planned spending. He said that Olam was reaching out to its creditors and shareholders to reassure them.

What is important for the Gabonese public is that Muddy Waters has visited Olam's operation in Gabon and that maybe just like they did in Nigeria, they would find something that would help us understand how exactly Olam operates in Gabon. This blog will always be following this investigation to provide updates as quickly as possible.





Version française


Ce mercredi à Singapour, le Président Directeur Général d'Olam, Sunny Verghese, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a admis que des représentants de Muddy Waters avaient visité non seulement leurs bureaux de Singapour, portant des déguisements; mais aussi leurs bureaux au Nigeria, au Gabon, au Ghana et dans d'autres endroits autour du monde. Cette révélation est très importante pour le public gabonais, car elle indique que Muddy Waters pense que le fonctionnement d'Olam au Gabon puisse également révéler certaines irrégularités.

Selon M. Verghese, ces agents de Muddy Waters "changent d'identité et se cachent derrière une façade", afin d'obtenir l'accès aux bureaux d'Olam. Cette stratégie donne déjà des résultats pour Muddy Waters, car ce mercredi, M. Verghese a été forcé d'admettre publiquement, comme Muddy Waters l'avait affirmé, qu'en effet au Nigeria, Olam avait gelé l'exploitation d'une sucrerie de 200 millions de dollars, dont l'acquisition avait été annoncée en Décembre 2010. Le problème est que jusqu'à présent, cette sucrerie était encore considérée comme active dans les bilans financiers d'Olam, créant alors une fausse impression d'activités et de revenus. Pour expliquer cette situation, M. Verghese a dit qu'Olam a été contraint de suspendre la sucrerie car elle voudrait des clarifications sur la nouvelle réglementation gouvernementale au Nigéria qui pourrait l'obliger à non seulement cultiver la canne à sucre, mais aussi y faire des opérations de fraisage qui deviendraient ainsi les conditions préliminaires de l'exploitation d'une sucrerie. Il a dit que si le gouvernement nigérian insiste sur cette nouvelle politique, Olam serait contraint d'abandonner définitivement le projet. C'est grave parce qu'Olam a déjà utilisé cet actif non existant comme opération génératrice de revenus dans ses bilans et c'est à cause de l'enquête de Muddy Waters qu'il a été découvert que cette sucrerie ne produisait rien et ne générait pas de revenus.

Il est plausible pour le public gabonais de considérer qu'Olam a déjà dit à ses investisseurs et banquiers qu'elle gagne de l'argent au Gabon en exploitant la Zone Industrielle de Nkok, quand tout le monde sait que cette zone ne produit rien et ne génère pas de revenus. Muddy Waters estime qu'il s'agit d'un problème grave, car Olam a emprunté de l'argent et à attiré des investisseurs sur la base de prétentions que ses projets d'investissements tels que ceux du Gabon et du Nigeria, auraient de "forts" retours sur investissement à mesure qu'ils mûriraient. Mais après avoir visité les opérations d'Olam dans le monde entier, Muddy Waters a constaté que ces nombreux projets fonctionnaient très mal.

Les révélations de Muddy Waters sur les pratiques financières d'Olam ont déjà eu un effet dévastateur sur la valeur de cette entreprise. Il est évalué que depuis les désaveux de Carson Block de Muddy Waters, sur les pratiques comptables d'Olam lors d'une conférence à Londres le 19 novembre dernier, la valeur de cette entreprise a chuté de 574 millions de dollars Singapourien. Muddy Waters affirme qu'Olam connait une hémorragie de trésorerie et aura besoin de prêts totalisant 4,6 milliards de dollars Singapourien au cours de l'année 2013, pour rester solvable. Mais M. Verghese a déclaré lors de sa conférence de presse à Singapour qu'Olam avait toujours la capacité d'honorer ses obligations de 1,5 milliards de dollars Singapourien au cours des 12 prochains mois, en plus de ses dépenses prévues. Il a dit qu'Olam a contacté ses créanciers et actionnaires pour les rassurer.

Ce qui est important pour le public gabonais est que les agents de Muddy Waters aient visité les opérations d'Olam au Gabon et que peut-être, tout comme ils l'ont fait au Nigeria, ils trouveraient quelque chose qui pourrait nous aider à comprendre comment fonctionne exactement Olam au Gabon. Ce blog continuera de suivre de très près cette enquête et vous livrera l'information aussi rapidement que possible.

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