WILL THE LEADERS OF THE OPPOSITION HAVE TO LEAD FROM BEHIND? LES LEADERS DE L'OPPOSITION VONT-ILS DEVOIR MENER DE DERRIÈRE?







English version



Following the meeting this past weekend of the opposition at the Union National party (UN) headquarters, we received several emails giving us various analytical points of views of how to interpret the content of the meeting and the reaction of the audience. This blog read all the emails and can safely say that the general impression one could draw from these is that the people inside and outside of Gabon seem genuinely frustrated. But the question is" what are they frustrated about?


It seems that the first level of frustration is that people were expecting more from that meeting than what they ultimately got. Maybe this indicates some level of asynchrony between the expectation of the people and how the leaders of the oppositions are developing their strategy. In these conditions, it is important that the leaders of the oppositions re-engage the people by clarifying the points of confusion, because when people get confused by their leaders, they tend to support them less.


Another development from that meeting seems to be that a lot of people have finally recognized and accepted that victory will come as a result of their struggle, their own efforts; as a result of their reliance on themselves and not necessarily on any leader. They seem to come to this decision out of a necessity, because according to them, the leaders of the opposition are too slow to act or even show their capacity to reinforce their presence on the ground. For a lot of these people how can the opposition drive Ali Bongo out of power, if they are themselves hesitant to take bold actions?


This blog's interpretation of the reaction of the public to the content of this weekend's meeting is that the people are desperately trying to exercise considerable pressure on the opposition leadership, to provide tactical guidance to the many thousands of ordinary people who involve themselves in their activities. The people are asking for the leaders of the opposition to intensify their action and not to have sporadic activities. Several people wrote to us saying: "we must render inoperative the ability of the Ali Bongo regime to exploit and oppress us further". The people are saying that Gabonese opposition leaders should not only talk, but more importantly demonstrate their rejection of Ali Bongo. They want the stooges within the opposition to feel the wrath of our people and be completely ostracized. From a distance, the leaders of the opposition cannot just try to moderate the people's expectation, because when that happens, people will have to move ahead of these leaders who may well be unable to control the masses.


One person wrote to us the following: "in our planning, in our thinking, in our mobilization, we must proceed from the basis that we will inflict a humiliating defeat to this regime. We must plan how we should continue our offensive, knowing very well that the regimes will, as it must, hit back to stop the emergence and consolidation of the insurrection it fears so much; we again saw the indication of that on Saturday when the armed forces tried to intimidate people. The forces to carry out our offensive are available. Why are the leaders silent? Why don't they provide definitive guidance?


For this blog, the ball is in the leadership of the opposition court. It has to answer the people's questions frankly and without seeking to create illusions, about whether it wants to lead a democratic movement in Gabon which the people have already accepted these leaders as their authentic representative. If they accept that role, they must then do all that is necessary to move this organized, conscious and active mass of Gabonese citizen toward liberation by a continuing all-round offensive for the seizure of power. But if the opposition continues to only offers rhetorical urgings, the people would have to take the matter in their own hands and relegate the opposition leaders in the background.


The leaders need to make a decision: do they lead from the front or from the back?





Version française



Suite au meeting de l'opposition ce week-end, tenu au siège du parti Union nationale (UN), nous avons reçu plusieurs courriels nous donnant différents points de vue analytiques sur la façon d'interpréter le contenu de ce meeting et la réaction de l'auditoire. Ce blog a pris connaissance de tous les messages et peut sans risque dire que l'impression générale qui s'en dégage, est que les gens à l'intérieur et à l'extérieur du Gabon semblent vraiment frustrés. Mais la question est: «qu'est-ce qui les frustre?


Il semble que le premier niveau de frustration soit que les gens attendaient plus de ce meeting que ce à quoi ils ont finalement été exposés. Peut-être que cela indique un certain niveau d'asynchronisme entre les attentes de la population et comment les leaders de l'opposition élaborent leurs stratégies. Dans ces conditions, il est important pour les dirigeants de l'opposition de réengager les gens en clarifiant les points de confusion, parce que quand les gens sont confus par le discours de leurs dirigeants, ils ont tendance à moins les soutenir.


Un autre aspect ressortant de ce meeting semble être que beaucoup de gens ont finalement reconnu et accepté que la victoire ne viendrait que comme résultat de leur lutte, de leurs propres efforts; en raison de leur dépendance sur eux-mêmes et pas nécessairement sur des leaders. Ils semblent arriver à cette décision par nécessité; car selon eux, les dirigeants de l'opposition sont trop lents à réagir ou même montrer leur capacité à renforcer leur présence sur le terrain. Pour beaucoup de ces personnes, comment l'opposition peut chasser Ali Bongo du pouvoir, si ses leaders sont eux-mêmes hésitant à prendre des mesures audacieuses?


L'interprétation, pour ce blog, de la réaction du public à la teneur de la réunion ce week-end, est que les gens tentent désespérément d'exercer une pression considérable sur les leaders de l'opposition, afin qu'ils donnent des détails tactiques aux milliers de gens ordinaires qui s'impliquent dans leurs activités. Les gens souhaiteraient que les dirigeants de l'opposition intensifient leurs actions et ne se limitent plus à des activités sporadiques. Plusieurs personnes ont écrit pour nous dire: "nous devons rendre stérile la capacité du régime Ali Bongo à nous exploiter et à nous opprimer davantage". Les gens disent que les leaders de l'opposition gabonaise ne doivent pas seulement discourir, mais plus important encore démontrer leur rejet d'Ali Bongo. Ils veulent que les faire-valoir au sein de l'opposition sentent la colère du peuple et soient complètement mis à l'écart. En se tenant à l'écart, les leaders de l'opposition ne peuvent pas efficacement essayer de répondre aux attentes des populations, car constatant la démission des leaders, les populations devront aller à l'avant de ces dirigeants et prendre la destinée du mouvement en main. Les leaders ne seront plus en mesure de contrôler les masses.


Un des courriers disait ce qui suit: "dans notre planification, dans notre pensée, dans notre mobilisation, nous devons procéder à partir de la base que nous allons infliger une défaite humiliante à ce régime, nous devons planifier comment nous devons poursuivre notre offensive, sachant très bien que le régime va, naturellement, réagir violemment pour arrêter l'émergence et la consolidation de l'insurrection qu'elle craint tant, chose dont nous avons de nouveau eu l'indication de ce samedi, quand les forces armées ont tenté d'intimider les gens. Les moyens pour mener à bien notre offensive sont disponibles. Pourquoi les dirigeants sont-ils silencieux? Pourquoi ne pas fournir des indications définitives?"


Pour ce blog, la balle est dans le camp du leadership de l'opposition. Il doit répondre aux questions des populations, franchement et sans chercher à créer des illusions, de savoir s'il veut mener un mouvement démocratique au Gabon où les gens ont déjà accepté ces dirigeants comme leurs représentants authentiques. S'ils acceptent ce rôle, ils doivent alors faire tout ce qui est nécessaire pour faire mouvoir cette masse organisée, consciente et active de citoyens gabonais vers la libération; par une offensive continue et tous azimuts pour la prise du pouvoir. Mais si l'opposition continue à ne proposer que des exhortations rhétoriques, les gens devraient prendre les choses en main et reléguer les dirigeants de l'opposition en arrière-plan.


Les dirigeants doivent prendre une décision: ils mènent à l'avant ou à l'arrière?

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