THE GABONESE HAVE LOST ALL DIGNITY ! LES GABONAIS ONT PERDU TOUTE DIGNITÉ !
English version
In Gabon, the Bongo
regime has succeeded in one thing: the establishment of "fertile
chaos." The doctrine of fertile chaos is based on the notion that to stay
in power, one must completely fragment the country along ethnic and community
lines, with the ultimate goal of making the ruling regime the sole pole of
unity in the country. Yesterday the PDG, today the UDB: it's all the same.
Today, the political
stance of Gabonese citizens is simply shameful. The elites are doing a great
job of undermining the nation. They financially support the degradation of
vulnerable populations, and they do so with complete impunity.
During the
presidential campaign, we saw Séraphin Moundounga, now Vice-President of the
Republic, showering impoverished populations with banknotes, to the frenzied
rhythms of an "ikoku" in his native Nyanga region.
The pattern was the
same in all nine provinces of the country. This way of operating is a legacy of
the Bongo system. Dear readers, do you think Anges-Kevin Nzigou's zealous
behavior is any different from Steeve Nzegho Dieko's yesterday, or Patoutou's
recent arrogance? All are courtesans; all are vultures!
In Gabon, alliances,
even family ones, are now merely temporary, marketable contingencies. All the
young executives you see parading in public in Gabon, displaying all the
outward signs of oliguism, are nothing more than regime pawns, whose sole
mission is to execute the plans carefully concocted in their masters'
laboratories.
Dear readers, faced
with this slump, it is up to us to resist if we want to take back our destiny
and regain our dignity, lost through the compromise of our ruling elites. This
comes at a cost, as we risk often finding ourselves between a rock and a hard
place; but we must resist these difficulties.
Gabonese society
appears to us today through the distorting prism of the Bongo system. For
example, if you were asked today to name the greatest Gabonese banker, you
would answer that it's Henri-Claude Oyima. But who is he? He is Omar Bongo's
nephew who was parachuted to the head of the bank created by Omar Bongo. Do you
think Henri-Claude Oyima had the best aptitude to be a banker in Gabon?
If you were asked to
name the most efficient construction company in Gabon, you would answer without
hesitation Mika Service. But who is Mika Service? It is Pascaline Bongo's
company, for which Alain-Claude Kouakoua is merely a straw man.
As you can see, dear
readers, Gabonese society reflects a highly distorted image of who we are. We
think we are dignified, but reality tells us that we are not, because the
values of our country no longer embody dignity. Everyone is to be bought and
everyone is for sale.
Our courage to resist
must be commensurate with our ambitions for dignity. This must be
non-negotiable.
Version française
Au Gabon, le régime Bongo a réussi une chose : l'implantation du chaos
fertile. La doctrine du chaos fertile repose sur la notion que pour se
maintenir au pouvoir, il faille procéder au morcellement total du pays sur des
bases ethniques et communautaires, avec pour finalité de faire du régime au
pouvoir le seul pôle d'unité dans le pays. Hier le PDG, aujourd'hui l'UDB :
c'est du pareil au même.
Aujourd'hui, la position politique des citoyens gabonais est tout
simplement honteuse. Les élites accomplissent un grand travail de sape. Elles
soutiennent financièrement l'avilissement des populations vulnérables, et ce en
toute impunité.
On a vu, pendant la campagne présidentielle, Séraphin Moundounga,
aujourd'hui Vice-Président de la République, distribuer des billets de banque
aux populations démunies, sous les rythmes d'un "ikoku" endiablé dans
sa région natale de la Nyanga.
Le schéma était le même dans les neuf provinces du pays. Cette façon de
faire est un héritage du système Bongo. Chers lecteurs, pensez-vous que le
comportement zélé d'Anges-Kevin Nzigou soit différent de celui de Steeve Nzegho
Dieko hier, ou de l'arrogance encore récente de Patoutou ? Tous des courtisans
; tous des charognards !
Au Gabon, les alliances, même familiales, ne sont aujourd'hui que des
contingences temporaires monnayables. Tous les jeunes cadres que vous observez
se pavanant sur la place publique au Gabon en arborant tous les signes
extérieurs de l'oliguisme ne sont que des croupions du régime, dont la seule
mission est d'exécuter les plans soigneusement concoctés dans les laboratoires
de leurs maîtres.
Chers lecteurs, face à ce marasme, il nous appartient de résister si nous
voulons reprendre notre destin en main et retrouver notre dignité perdue par la
compromission de nos élites dirigeantes. Cela a un coût, car nous risquons de
nous retrouver souvent entre le marteau et l'enclume ; mais nous devons
résister face à ces difficultés.
La société gabonaise nous apparaît aujourd'hui par le prisme déformant du
système Bongo. Par exemple, si on vous demandait aujourd'hui de citer le plus
grand banquier gabonais, vous répondriez que c'est Henri-Claude Oyima. Mais qui
est-il ? C'est le neveu d'Omar Bongo qui a été parachuté à la tête de la banque
créée par Omar Bongo. Pensez-vous que c'est Henri-Claude Oyima qui avait les
meilleures aptitudes pour être banquier au Gabon ?
Si on vous demandait de citer l'entreprise de BTP la plus performante au
Gabon, vous répondriez sans hésiter Mika Service. Mais Mika Service, c'est qui
? C'est l'entreprise de Pascaline Bongo, dont Alain-Claude Kouakoua n'est que
le prête-nom.
Comme vous le constatez, chers lecteurs, la société gabonaise nous renvoie
une image fortement déformée de ce que nous sommes. Nous pensons être dignes,
mais la réalité nous dit que nous ne le sommes pas, car les valeurs de notre
pays n'incarnent plus la dignité. Tout le monde s'achète et tout le monde se
vend.
Notre courage de résister doit être à la hauteur de nos ambitions de
dignité. Cela doit être non négociable.

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