APRÈS LES FÊTES, LE GABON RETROUVE LA GUEULE DE BOIS: CIMGABON ANNONCE SON INTENTION DE METTRE LA CLÉ SOUS LE PAILLASSON




Pendant que Patience Dabany et les ambianceurs de la famille Bongo demandaient aux gabonais de danser et de boire, un autre indicateur démontrant que l'économie gabonaise était mourante se profilait á l'horizon. La société mère de CIMGABON annonçait dans la presse internationale, curieusement non reprise au Gabon, son intention de fermer sa succursale Gabonaise, pour faute de rentabilité.

1. Grosse contradiction: Ali Bongo annonce tous les jours de nouveaux chantiers, mais CIMGABON enregistre de moins en moins de vente de ciment. Il y a quelque chose qui cloche dans ce schéma, cherchez l'erreur!
Si nous devrions croire Ali Bongo et ses effets d'annonce, le domaine de la construction au Gabon devrait être complètement emballé en ce moment. Chers lecteurs, avec l'annonce de la construction de 5000 logements par an, d'au moins 3 nouveaux échangeurs á Libreville, les infrastructures relatives á la CAN 2012, les fameuses grandes écoles annoncées qui doivent pousser partout comme des champignons après la pluie, les 3 barrages hydroélectriques, et tout le reste de la longue liste d'annonces faites par les émergents, CIMGABON devrait connaitre une croissance d'au moins 1000 pour cent. Mais malheureusement, sur le terrain, lá où comme disent les anglo-saxons, "the rubber meets the road", c'est l'effondrement presque total. Seulement, personne ne dit à nos compatriotes qu'Ali Bongo est en train de se foutre de leur gueule. Le fait est que la plupart des gabonais n’ont aucune idée de ce qui est réellement en train d’arriver à leur économie nationale. En effet, depuis l'arrivée d'Ali Bongo au pouvoir, le pays a connu une hemorragie en termes de pertes d'emplois. Il y a eu le Tsunali qui a chassé de l'administration un bon nombre de gabonais valides et valables, on a eu le mesure de la fin de l'exportation du bois qui a mis au chomage un minimum de 5000 et un maximum de 15000 gabonais, il y a eu Loango avec ses centaines d'emplois, Air Service etc., et maintenant CIMGABON. Que vont dire les émergents? Quelle est leur excuse?

2. La presse gabonaise occulte la nouvelle de la fermeture prochaine de CIMGABON
Pourtant, il nous a suffit de lire l'édition du jour du journal américain "The Christian Science Monitor", pour que nous tombions littéralement nez à nez avec cette nouvelle dévastatrice pour beaucoup de familles gabonaises. Ce journal nous dit que Les Ciments Du Gabon, une société en situation de monopole dans le pays (c'est-à-dire qu'elle soit la seule à y PRODUIRE du ciment), qui fournit annuellement 250000 tonnes de ciment, par la voix d'un de ses directeurs, Arthur Meka Me-Ndong, annonçait la fermeture prochaine de cette société au Gabon, á cause des mauvais résultats. Pauvre Gabon et pauvres employés gabonais qui, au nombre de 300, vont perdre leur emploi. Le plus triste dans cette histoire est que le même article nous dit que la situation de CIMGABON est assez insolite et unique en Afrique car dans les pays voisin, les sociétés de ciments se font des bénéfices fous fous fous… C'est ainsi qu'au Nigeria, Ashaka Cement, un des producteurs locaux de ciment connait une croissance de 42% depuis janvier 2010. Une autre société de ciment nigériane, Dangote Cement, est en train d'investir 1,5 milliards de dollars, soit environ 700 milliards de francs CFA, pour la construction de plusieurs unités de production de ciment. La production de Cimentos de Moçambique a plus que doublée cette année et en 2010, le Sénégal a doublé sa production en ciment. Le Gabon apparait donc comme l'exception, c'est-à-dire le seul pays en Afrique n'arrivant pas à rentabiliser sa propre production de ciment dans un environnement où il y a monopole de production. C'est encore là le paradoxe gabonais. Les émergents vous diront que CIMGABON souffre de la concurrence Chinoise, mais cette concurrence est aussi présente au Nigeria, au Cameroun, au Sénégal et pourtant dans ces pays, la production locale connait des succès. Alors chers lecteurs chercher l'erreur.

La vérité est que si CIMGABON décide de fermer au moment même où Ali Bongo annonce tous les jours des nouveaux travaux de génie civil, c'est que les industriels à la tête de cette entreprise ne croient pas un mot de ce que raconte Ali Bongo. Vu que si des grands travaux consommateurs de ciment étaient réalisés au Gabon, les ventes de ciment seraient les premières bénéficiaires, la fermeture de CIMGABON serait donc un autre camouflet pour Ali Bongo. Ce serait un geste désavouant totalement sa politique et l'expression d'un manque de confiance dévastateur d'un operateur clé investit dans la construction, envers la politique des effets annonce d'Ali Bongo. Mais entretemps, tous ceux qui perdront leur emploi pourront toujours se consoler en s'emmitouflant dans le drapeau gabonais, ou dans les pagnes qui viennent de leur être distribués, ou encore en dansant sur les aires de musiques "patriotiques" dont nous distillent Patience Dabany et sa bande. En 2010, alors qu’Ali faisait des annonces tous les jours, CIMGABON a vu sa rentabilité diminuer de 40%. Encore 300 emplois de perdus pour les gabonais pendant que nous "les laissons avancer".

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