POUVONS NOUS AVOIR UN PAYS LIBRE ET INDEPENDANT?




Ces derniers jours, nous vous avons offert une revue de la situation du Gabon pendant les années Léon Mba. Ce bref aperçu de l’histoire ne doit pas seulement susciter en nous des sentiments nostalgiques, et des regrets à propos d'un potentiel mal exploité, des opportunités ratées et notre destiné prise en otage par les Bongo. Nous ne pouvons pas seulement nous contenter de nous plaindre du statu quo. Nous devons regarder vers des solutions courageuses et substantives. En cette veille de 17 Aout, alors que nous avons décidé de ne pas publier un billet demain, nous voulons dire haut et fort que le Gabon doit corriger son passé et son présent. Le Gabon, pour être un pays moderne et libre, doit être dirigé par des gens qui reconnaissent et honorent leurs obligations fiduciaires envers le pays et sa population.

1. Briser les solitudes
Succinctement, pour être un pays libre et indépendant nous devons «briser les solitudes» entre gabonais. Car le sentiment d'appartenance à une seule communauté de destin, est partie intégrante de NOTRE devenir de gabonais. Avec une seule et même famille au pouvoir pendant un siècle, aucune communauté de destin n'est possible. Si le Gabon est une mosaïque unie pour une grande expérience commune; alors pour survivre, se développer, et prospérer ensemble, toutes les composantes de cette mosaïque doivent avoir les mêmes chances d'apporter leur pierre á l'édifice. Mais le Gabon d'aujourd'hui est un pays á risque, car les problèmes fondamentaux qui existent sont balayés sous le tapis, et nous espérons et prions qu’ils n'explosent. Ensuite, un jour, BOOM; et nous nous demanderons comment nous en sommes arrivés lá? C'est maintenant que nous devons attaquer ces enjeux; directement et sans langue de bois.

2. Les tactiques de peur et des menaces comme celles en cours au Gabon sont efficace seulement à court terme
Au Gabon, le leadership est mort. Pour justifier leur présence au pouvoir, les bongoïstes n'ont plus que l'argument de la peur: si le pouvoir échappe aux Bongo, c'est la guerre; les intérêts des français seront menacés etc. Aucune raison substantive n'est fournie aux gabonais expliquant pourquoi le pouvoir héréditaire est mieux placé pour faire avancer les Gabon vers "l'émergence". Aucune raison n'est offerte aux gabonais parce qu'aucune raison rationnelle n'existe qui légitimerait la succession héréditaire. Au train au vont les choses au Gabon, les langues vont se délier et c'est l'unité même du pays qui sera mise sur la sellette. En effet, combien de temps encore de pouvoir Bongo avant que parmi des segments de la population gabonaise on ne se pose ouvertement la question Shakespearienne: "to be Gabonese, or not to be"? C'est-à-dire, se séparer ou ne pas se séparer? Le sentiment est déjà la, il ne faut que laisser le temps a ce que cette notion prenne forme et ait de nombreux adhérents.

La souveraineté «folklorisée» que le pouvoir bongoïste célébrera demain, se fera sans nous. Car pour qu'un pays se développe harmonieusement, il faut que toutes ses composantes apportent leurs contributions à ce projet commun. Mais quand le projet national devient l'expression d'une ambition familiale, les enjeux sont faussés et il faut avoir le courage d'y remédier.


Reprise des billets quotidiens le 18 Aout 2010.


C. M.

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