ALI BONGO CONTINUES TO LOWER THE BAR IN GABON. ALI BONGO CONTINU D’ABAISSER LA BARRE AU GABON







English Version


This past week, the Ali Bongo regime celebrated with grand fanfare the reopening of the restaurant of the main university in Libreville. This restaurant had remained closed for more than a year and its reopening was done at a cost of 14 billion CFA francs ($ 28 millions). A colossal sum when one compares the work that has been exhibited. The Gabonese regime has signed a contract with the French firm Sodexo, so they would provide the food and the students would be charged various prices to eat. However, this reopening is being presented by the Ali Bongo regime as an achievement of incomparable proportion; a claim this blog finds ludicrous. Gabon is a country that has been exploiting oil intensively for 40 years. The reopening of a university restaurant should no longer be considered a crown achievement for Gabon. The country should be reaching more important milestones like building roads, providing reliable running water and electricity, providing hospitals and health care in General. But because Ali Bongo is having great difficulties accomplishing anything worthy of national attention, he has to lower the bar of achievement by making it appear as if the re-opening of the university restaurant is a momentous achievement. Well, it is not!

Pride in achievements is an understandable impulse. But it is Ali Bongo who goes around proclaiming that in 10 years time, Gabon will become an emerging country. As such, Gabon’s performances should be measured against the standards of other aspiring emerging country. This blog does not believe that the ability to sign a contract with Sodexo and spend 14 billion CFA francs repairing a university restaurant is necessarily an indicator of any great shift in the Gabonese modus operandi when it comes to governance or competence. Gabon must be held to a higher standard than that and this blog is going to hold Gabon to a higher standard. Countries like South Africa, Botswana, Namibia or Mauritius would not even advertise that they could finance the reopening of one of their universities campus restaurant. In these countries this reopening would not be a national event but just a routine occurrence. This is a standard that Gabon must learn to apply to itself. Just because Ali Bongo wants to congratulate himself regarding this reopening, does not mean that most Gabonese should consider this event to be worthy of national festivities. The way Gabon can truly inspire respect and admiration is for the people ruling it to apply in Gabon, the same international standard of governance that are in place in countries that are making rapid progress. This blog does not think that the reopening of the University restaurant is going to impress any serious observer.

If we keep the bar of achievement where it should be for Ali Bongo, then we tell him what these celebrations regarding the university restaurant are not warranted because they are happening at the time during which the Gabonese people are still waiting for the university of Port-Gentil, Mouila, Oyem and Boué, to be built. None of these universities have made significant progress in their construction. This is the kind of paradox that Ali Bongo prefers to ignore by having people celebrate mindlessly, as if the celebration could mask the reality just behind the curtain of the complicit state media. If the bar must be raised, Ali Bongo must answer the question about what is going on with the building of Gabonese infrastructure as we can see that the electric Dams he announced to be built are not being built; what is going on with the rooting of corruption in Gabon as no week goes by without another scandal; what is going on with poverty which remains Widespread in the country; the spread of wealth is uneven in the country with less that 2% taking more than 80% of its wealth. These are some of the serious issues real emerging nations have to deal with.

Ali Bongo and his supporters who like to suggest that Gabon could in 10 years, be cited in the same vein as Brazil or Turkey are cited today, must first learn one fundamental truth: they must raise the bar, not lower it so Ali Bongo could look like a champion. No this is ridiculous.

So goes Gabon





Version française


La semaine dernière, le régime d'Ali Bongo a célébré en grande pompe la réouverture du restaurant de la principale université de Libreville. Ce restaurant était resté fermé pendant plus d'un an et sa réouverture a été faite à un coût de 14 milliards de francs CFA ($ 28 millions). Une somme exhorbitante quand on examine le travail qui a été fait. Le régime gabonais a signé un contrat avec la société française Sodexo, pour qu'elle puisse fournir la nourriture moyennant un forfait financier des étudiants qui seraient facturés à différents prix à la consommation. Toutefois, cette réouverture est présentée par le régime comme une réalisation de proportion incomparable; une revendication que ce blog trouve ridicule. Le Gabon est un pays qui exploite le pétrole de manière intensive depuis plus de 40 ans. La réouverture d'un restaurant universitaire ne devrait plus être considérée comme une réalisation majeure pour le Gabon. Le pays devrait avoir des objectifs plus ambitieux et plus importants, comme la construction de routes, la fourniture de services fiables d'eau courante et d'électricité, la construction des hôpitaux et l’accès aux soins de santé en général. Mais parce qu’Ali Bongo a de grandes difficultés pour accomplir des choses dignes de l'attention nationale, il doit abaisser la barre des réalisations en faisant comme si la réouverture du restaurant universitaire était une réussite capitale et existentielle pour le pays. Eh bien, n'exagerons rien.

Avoir une fierté pour ses réalisations est une pulsion compréhensible. Mais c'est Ali Bongo qui clame à qui veut l’entendre, de faire dans 10 ans du Gabon un pays émergent. En tant que tel, les performances du Gabon doivent être mesurées par rapport aux normes des autres pays émergents en herbe. Ce blog ne pense pas que la signature d’un contrat avec Sodexo et la dépense de 14 milliards de francs CFA en réparation d'un restaurant universitaire soient nécessairement des indicateurs d'un grand changement dans le mode opératoire du Gabon en matière de gouvernance ou de compétence. Le Gabon doit se faire appliquer des standards plus élevés et c’est ce que fait ce blog en maintenant, à propos du Gabon, un niveau plus élevé d’exigence. Des pays comme l'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie ou l'île Maurice n’en sont plus à annoncer les réfections ou réouverture des restaurants de leurs campus universitaires. Dans ces pays, cette réouverture ne serait pas un événement national, mais juste de la routine. Il s'agit d'une norme que le Gabon doit apprendre à s’appliquer. Tout simplement parce qu’Ali Bongo tient à s’auto congratuler au sujet de cette réouverture, ne signifie pas que la plupart des Gabonais devraient tenir cet événement comme digne de la fête nationale. La façon dont le Gabon peut s’en sortir est la mise en place des mêmes normes internationales de gouvernance qui sont en vigueur dans les pays qui font des progrès rapides. Ce blog ne pense pas que la réouverture du restaurant universitaire va impressionner tout observateur sérieux.

Si nous gardons la barre au niveau où elle devrait l’être pour Ali Bongo, alors nous lui dirons que ces célébrations concernant le restaurant universitaire ne sont pas justifiées car elles se produisent à l'heure où le peuple gabonais est toujours en attente des universités de Port-Gentil, Mouila, Oyem et Boué, qui doivent être construites. Aucune de ces universités ne connait de progrès significatifs dans sa construction. C'est le genre de paradoxe qu’Ali Bongo préfère ignorer en demandant aux gens de célébrer stupidement, comme si la célébration pourrait masquer la réalité derrière le rideau des médias d'Etat complices. Si la barre doit être placée haut, Ali Bongo devrait répondre à la question de savoir ce qui se passe dans la construction des infrastructures du Gabon, car nous pouvons constater que les barrages hydro-électriques dont il avait annoncés la construction, ne sont pas construits; ce qui se passe avec l'enracinement de la corruption au Gabon, car pas une semaine ne passe sans qu’un scandale n’éclate; ce qui se passe avec la pauvreté qui reste répandue dans le pays, la répartition des richesses étant inégale dans le pays avec moins de 2% qui accaparent plus de 80% des richesses. Ce sont quelques-uns des graves réels problèmes que des pays émergents ont à traiter.

Ali Bongo et ses partisans qui aiment à penser que le Gabon pourrait en 10 ans, être cité dans la même veine que le Brésil ou la Turquie le sont aujourd'hui, doivent d'abord apprendre une vérité fondamentale: ils doivent relever la barre, et non l'abaisser pour qu’Ali Bongo passe pour un champion. Non, c'est ridicule.

Ainsi va le Gabon

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