WHEN THE FACTS CATCH THE IMPOSTURE: GABON IS FAR FROM THE ACCOUNT! QUAND LES FAITS RATTRAPENT L’IMPOSTURE: LE GABON EST LOIN DU COMPTE!







English Version


Dear readers, the map above comes from an article in the latest issue of the magazine The Economist. This article makes an assessment of Africa’s economy at the beginning of 2013, country by country. The article is very optimistic about Africa as it declares that never in the half-century since it won independence from the colonial powers, has Africa been in such good shape economically. Over all, its economy is flourishing. Africans are embracing modern technology, voting in ever more democratic elections and pressing their leaders to do better. A sense of hope abounds. Overall, the continent’s politicians are doing better, especially in economic management and the average GDP growth is at about 6%. The Economist did a simple experiment to test the connectivity of African economies: it tested its roads. It decided to have its team of reporters drive from one end of Africa to other, because connectivity by road is the engine of economic prosperity. The results of this experiment tell us as you can see on the map above that all areas of Africa are interconnected by road, expect for the area of central Africa. Similarly all regions of Africa have several democratic countries, except for central African that has only one Sao Tome and Principe. Gabon is far from even being noticed in the article as a potential economic hub or power. But maybe The Economist is just jealous of Ali Bongo’s success as the partisans of the regime would say.

This blog took the time to understand the investigation done by The Economist in Africa and interpret their findings to you, dear readers. That magazine said that there is still a danger that Africa will settle for current pace of progress. But real advancement would only occur if Africans were to raise their ambitions further and take on the difficult jobs of building infrastructure, rooting out corruption and clearing the tangle of government inefficiencies that are still holding them back; and they should do so in a hurry. The most important aspect of Africa’s economic salvation is according to The Economist, the necessity for African countries to break down their borders. For the magazine, Africa should be creating a common market from the Mediterranean to the Cape, as indicated by the trajectory its investigators took to go from Dakar in Senegal, to Cape-Town in South Africa. These investigators traveled by car and demonstrated that these inter connected African countries were the most ready to create a common market which would be a boon to trade, enterprise and manufacturing. They said that such a common market would also get rid of much of the petty corruption and provide larger outlets for entrepreneurs to sell their goods. From Dakar to Cape-Town, The Economist’s investigators travelled on 25280 km, through 23 countries and found that only 5% of that total or 1264 km was done on unpaved roads. This infrastructure should be used in these countries to carry goods all over Africa and create an economic engine capable of fueling the growth of the continent.

This economic outlook is very important for Gabon, because it is located in the area of Africa where The Economist did not find any good reason for optimism, Central Africa. First problem the countries in Central Africa are not well connected by road. In Gabon for example today, the total road network is of 9170 km and only 12% of that is paved. There are 8 times more unpaved roads inside Gabon than on the distance from Dakar to Cape-Town. Cameroun only has about 10% of paved road; Chad has 1%; the Central African Republic has less than 5%; the Republic of the Congo has 5% of paved road and the Democratic Republic of the Congo has only 1% of paved roads in good conditions. The only country that has better statistics of paved roads in Central Africa is Equatorial Guinea which has a road network of 2700 km of which 60% are paved. How could Central Africa develop trade if its roads are not reliable?

Another Achilles heel for Central Africa is democracy and governance. As you can see on the map above, in West Africa, only 3 countries are considered to have authoritarian regimes today; they are: Guinea-Bissau, Burkina-Faso and Togo. In Central Africa, all countries have authoritarian regimes, with the exception of tiny Sao-Tome and Principe. Authoritarian regimes mean that the borders are often closed, very little freedom to do anything entrepreneurial and citizens striving to become more productive are often stymied by the state.

This is the kind of investigation that is never talked about in Gabon. Every time this blog has asked what is the mechanism by which Ali Bongo says that Gabon is going to become an emerging country within 10 years, the only answer provided by the regime’s partisans is the idiotic “Green Gabon, Industrial Gabon and Gabon of Services”. Then when the follow up question is what kind of green business, industries or services? They can’t answer. They must be shocked when they read articles like the one published by The Economist and realize just how poorly the prospects appear for Gabon.



Version française


Chers lecteurs, la carte ci-dessus provient d'un article paru dans le dernier numéro du magazine The Economist. Cet article dresse un bilan de l'économie de l'Afrique au début de l'année 2013, pays par pays. L'article est très optimiste au sujet de l'Afrique et déclare que jamais depuis un demi-siècle l'Afrique ne s’est aussi bien portée économiquement. Dans l'ensemble, son économie est florissante. Les africains adoptent la technologie moderne, le vote dans les élections est de plus en plus démocratique et cela pousse leurs dirigeants à faire mieux. Un sentiment d'espoir abonde. Dans l'ensemble, les hommes politiques du continent font davantage, en particulier dans la gestion économique et la croissance moyenne du PIB s’en ressent car elle est maintenant d'environ 6% annuellement. The Economist a fait une expérience simple pour tester la connectivité des économies africaines: il a testé ses routes. Il a décidé d'envoyer une équipe de reporters d'un bout de l'Afrique à l'autre, car la connectivité par la route est le moteur de la prospérité économique. Les résultats de cette expérience nous disent, comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus, que toutes les régions d'Afrique sont reliées entre elles par la route, toutes sauf la région d'Afrique centrale. De même toutes les régions de l'Afrique ont plusieurs pays démocratiques, à l'exception de l'Afrique centrale qui n'a que Sao-Tomé et Principe dans cette catégorie. Le Gabon n’est nullement mentionné dans l'article comme une plaque tournante économique potentielle. Mais peut-être que The Economist est juste jaloux du succès d'Ali Bongo comme diraient les partisans du régime.

Ce blog a pris le temps d’analyser l'enquête menée par The Economist en Afrique et interpréter ses résultats pour vous, chers lecteurs. Ce magazine dit qu’il y a toujours danger que l'Afrique se contente du rythme de progression actuel. Mais que le progrès réel ne se produirait que si les Africains devaient relever leurs ambitions et s’atteler aux difficiles taches de construction d'infrastructures, d'éradication de la corruption et du débarras de l'enchevêtrement des inefficacités gouvernementales qui sont toujours des freins; et ils doivent le faire rapidement. L'aspect le plus important du salut économique de l'Afrique est, selon The Economist, la nécessité pour les pays africains de se débarrasser de leurs frontières. Pour le magazine, l'Afrique devrait créer un marché commun allant de la Méditerranée au Cap, comme indiqué par la trajectoire que ses enquêteurs ont pris pour aller de Dakar, au Sénégal, à Cap-Town en Afrique du Sud. Ces journalistes ont voyagé par voie terrestre et démontré que ces pays africains inter connectés étaient les plus prêts à créer un marché commun qui serait une aubaine pour le commerce, l'entreprise et l'industrie. Ils ont conclu qu'un tel marché commun permettrait aussi à l’Afrique de se débarrasser d'une bonne partie de la petite corruption et fournirait de vastes surfaces d’opportunités pour les entrepreneurs désirant écouler leurs marchandises. De Dakar à Cap-Town, les enquêteurs de The Economist ont parcouru 25280 km, à travers 23 pays et constaté que seulement 5% de ce tronçon ou 1264 km a été effectué sur des routes non bitumées. Cette infrastructure devrait être utilisée dans ces pays pour transporter les marchandises à travers toute l'Afrique et créer un moteur économique capable d'alimenter la croissance du continent.

Cette enquête économique est très importante pour le Gabon, parce qu'il est situé dans la région d'Afrique où The Economist n'a trouvé aucune bonne raison d'être optimiste, l’Afrique centrale. Le premier problème des pays d'Afrique centrale est qu’ils ne sont pas bien reliés par la route. Au Gabon par exemple, aujourd'hui, le réseau routier total est de 9170 km et seulement 12% de celui-ci est bitumé. Il y a 8 fois plus de routes non bitumées à l'intérieur Gabon que sur toute la distance de Dakar à Cape-Town. Le Cameroun ne dispose que d'environ 10% de routes bitumées; le Tchad en a 1%, la République Centrafricaine moins de 5%, la République du Congo compte 5% de routes bitumées alors que la République Démocratique du Congo ne dispose que d'1% de routes bitumées considérées être en bonnes conditions. Le seul pays qui a de bonnes statistiques de routes bitumées en Afrique centrale est la Guinée équatoriale, qui possède un réseau routier de 2700 km dont 60% sont bitumées. Comment l’Afrique Centrale pourrait développer son commerce si ses routes ne sont pas fiables?

Un autre talon d'Achille pour l'Afrique Centrale est la faiblesse de démocratie et de gouvernance. Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus, en Afrique de l'Ouest, seuls 3 pays sont considérés aujourd'hui comme ayant des régimes autoritaires, ils sont: la Guinée-Bissau, le Burkina-Faso et le Togo. En Afrique centrale, tous les pays ont des régimes autoritaires, à l'exception du petit Sao-Tomé-et-Principe. Les régimes autoritaires impliquent que les frontières sont souvent hermétiques au transport, qu’il y a très peu de liberté de faire du véritable entreprenariat et que les citoyens qui aspirent à devenir plus productifs sont souvent contrecarrés par l'Etat.

Voici le genre d'enquête économique dont on ne parle jamais au Gabon. Chaque fois que ce blog s’est demandé quel était le mécanisme par lequel Ali Bongo affirme de pouvoir faire du Gabon un pays émergent d'ici 10 ans, la seule réponse fournie par les partisans du régime est la formule idiote prémâchée: «Gabon vert, Gabon industriel et Gabon des services». Puis, quand la question subsidiaire arrive: quelle genre d'activités vertes, quels industries ou services? Ils ne peuvent pas répondre. Ils doivent être choqués quand ils lisent des articles comme celui publié par The Economist et réalisent à quel point les perspectives semblent nuageuses pour le Gabon.

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