ACCORDING TO JEUNE AFRIQUE, MARC ONA ESSANGUI IS EXCESSIVE IN HIS PROTESTS! ANALYSISD’APRÈS JEUNE AFRIQUE, MARC ONA ESSANGUI SERAIT EXCESSIF DANS SES REVENDICATIONS! ANALYSE



English Version


In the insert dedicated to Marc Ona Essangui within the report devoted to Gabon, to Ali Bongo really, in the latest edition of the magazine “Jeune Afrique”, the reporter, Alain Faujas, about the actions of the Gabonese activist, awkwardly quotes Prince Charles Maurice de Talleyrand-Perigord, the great French diplomat of between the 18th and the 19th century, who said: "Everything that is excessive is insignificant!"

The problem for "Jeune Afrique" is that one can give any connotation to any quote, by taking it out of its original context. So it is important to re-establish quotes in their original context. What therefore was being spoken by the Prince de Talleyrand when he made that remark?

To answer that question, one must first position the reader about who that character was. The Prince de Talleyrand belonged to the old French nobility and was as the Italian Niccolo Machiavelli, a character who from the shadows, modeled the way politics is practiced not only in his country but beyond and for centuries after his death. De Talleyrand was primarily a situationist and this is recognized by academics who have studied him. He supported and betrayed everyone: Kings, Bonaparte, the Church, the Revolution, the relations between France and England, France and the United States of America etc… It is now recognized that de Talleyrand largely monetized his long political career. French contemporary scholars have a nice formula to characterize who de Talleyrand was; they say he was a "corrupt genius."

So where does this quote from the Prince de Talleyrand that "Jeune Afrique" used to describe Marc Ona Essangui, originates? Well dear readers, this quote comes from a stormy exchange which was transcribed by Napoleon’s secretaries, between the Emperor and his diplomat. After yet another dirty trick and treachery, Napoleon who said of that character "he always turned his jacket on the right side," summoned the diplomat to come into his office and spoke violently to him, saying: "Mr. de Talleyrand, you’re shit in a silk stocking!” A way of telling him that under the external refinement of an aristocrat (the silk stockings), de Talleyrand was a small despicable vermin (crap). To what de Talleyrand, upset, replied: "Sir, you are being excessive and what is excessive is insignificant!"

Dear readers, you understand in this exchange that the Prince de Talleyrand, facing an angry Napoleon wanted to bring him back to his best feelings by flattering his ego and telling him that his position in society did not lend itself to excessive insults. That as emperor, insulting a diplomat was disproportionate. When you are in possession of this historical context, it is astonishing that "Jeune Afrique" would cite this quote by Prince de Talleyrand, to invite Marc Ona Essangui to put water in his wine or to have a more friendly way of protesting against the regime. No, the context in Gabon does not lend itself to a fair comparison with the sentence pronounced against the insults of Napoleon, by the Prince de Talleyrand.

Firstly in terms of excess in Gabon, no one equals Ali Bongo and his family. We will not list here for the umpteenth time all sordid financial, moral, etc.., affairs in which the Bongos wallow.

Secondly, given the gravity of the situation in Gabon, Marc Ona Essangui has all the reasons to condemn, and sometimes sharply, the arbitrary, foolish and insensed actions of those in power in Gabon. To find Marc Ona Essangui is too much, is to be nostalgic of a Gabon in which citizens accept to be stepped on, it is to encourage that the Gabonese society remains frozen in place; that its ideas should not evolve. No, for things to move in the right direction, it takes people with a firm grip and aggressiveness, two characteristics of Marc Ona Essangui that confront those who think they will forever be able to subjugate citizens with impunity.

The activism of Marc Ona Essangui and other members of the civil society is a necessary imperative for a better Gabon in the future. No invitation to conviviality, even cryptically in "Jeune Afrique" would contradict this truth in the end! This will be the verdict of history, that the current people in power like it or not!




Version Française


Dans l’encart consacré à Marc Ona Essangui faisant parti du reportage consacré au Gabon, en fait à Ali Bongo, dans la dernière édition du magazine Jeune Afrique, le reporter, Alain Faujas, à propos des actions du gabonais, cite maladroitement le Prince Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, grand diplomate Français entre le 18ième et 19ième siècle qui avait dit: « Tout ce qui est excessif est insignifiant !»

Le problème pour « Jeune Afrique » est que l’on puisse donner n’importe quelle connotation à n’importe quelle citation, en la sortant de son contexte initial. Alors, il est important de restituer les citations dans leur contexte originel. De quoi parlait donc le Prince de Talleyrand quand il fit cette remarque ?

Il faut pour y répondre, d’abord situer le lecteur à propos du personnage. Le Prince de Talleyrand appartenait à la vieille noblesse française et fut comme l’Italien Niccolo Machiavelli, un personnage qui a modelé, dans l’ombre, la façon dont la politique se pratiquait non seulement dans son pays mais au-delà et pour des siècles après sa mort. De Talleyrand était avant tout un situationniste et cela est reconnu par les universitaires qui l’on étudié. Il a soutenu et trahi tout le monde: Les Rois, Bonaparte, l’Eglise, la Révolution, les relations France-Angleterre, France-Etats-Unis d’Amérique etc. Il est aujourd’hui reconnu que de Talleyrand avait largement monnayé sa longue carrière politique. Les universitaires Français contemporains ont une belle formule pour caractériser qui était de Talleyrand, ils disent qu’il était d’une « géniale corruption ».

D’où vient donc cette citation du Prince de Talleyrand que reprend « Jeune Afrique » pour parler de Marc Ona Essangui ? Eh bien chers lecteurs, cette citation vient d’un échange orageux qui a été retranscrit par les secrétaires de Napoléon, entre l’empereur et son diplomate. Après une énième entourloupe et trahison, Napoléon qui disait de ce personnage « qu’il retournait toujours sa veste du bon côté », fut venir le diplomate dans ses bureaux et s’adressa violement à lui de cette manière: «Mr de Talleyrand, vous êtes de la merde dans un bas de soie !» Histoire de dire à ce dernier que sous des extérieurs d’aristocrate raffiné (le bas de soie), de Talleyrand n’était qu’une petite vermine méprisable (de la merde). Ce à quoi de Talleyrand, contrarié répliqua: «Sire, vous êtes excessif et ce qui est excessif reste insignifiant!»

Chers lecteurs, vous aurez compris dans cet échange que le Prince de Talleyrand, faisant face à un Napoléon colérique, voulait le ramener à de meilleurs sentiments en flattant son ego et lui disant que sa grandeur se prêtait mal aux excès des insultes. Qu’en tant qu’empereur, insulter un diplomate était disproportionné. Quand on est en possession de ce contexte historique, on s’etonne que « Jeune Afrique » cite cette formule du Prince de Talleyrand, pour inviter Marc Ona Essangui à mettre de l’eau dans son vin ou encore à avoir une conduite de protestation « conviviale ». Non, le contexte au Gabon se prête mal à la comparaison avec la phrase que prononça face aux insultes de Napoléon, le Prince de Talleyrand.

Premièrement en termes d’excès au Gabon, personne n’égale Ali Bongo et sa famille. Nous ne livrerons pas ici pour la énième fois tous les travers financiers, moraux etc., dans lesquels se confondent les Bongo.

Deuxièmement, devant la gravité de la situation au Gabon, Marc Ona Essangui a toutes les justifications de condamner, et ce parfois vertement, les comportements arbitraires, ludiques et insensés des tenants du pouvoir au Gabon. Trouver que Marc Ona Essangui en fait trop, c’est être nostalgique d’un Gabon dans lequel les citoyens acceptent qu’on leur marche sur les pieds; c’est encourager que la société gabonaise reste figée, que les idées n’y évoluent pas. Non, pour que les choses avancent, il faut de la poigne et de la hargne, deux caractéristiques de Marc Ona Essangui qui confondent ceux qui pensent éternellement être capables de soumettre impunément les citoyens.

L’activisme de Marc Ona Essangui et des autres membres de la société civile, est un impératif nécessaire à un meilleur devenir du Gabon. Aucune invitation à la convivialité, même cryptée dans « Jeune Afrique » ne viendra à bout de cette vérité ! Ce sera ça le verdict de l’histoire; que les tenants du pouvoir actuel le veuillent ou non !

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