WOULD RAYMOND NDONG SIMA TAKE YET ANOTHER HUMILIATION? RAYMOND NDONG SIMA SUPPORTERA-T-IL ENCORE UNE AUTRE HUMILIATION?

Raymond Ndong Sima in his Bongo uniform
Raymond Ndong Sima dans son uniforme Bongo


English Version

"A minister closes his mouth or resigns" this famous phrase has entered the political lexicon since when, in 1983, then French Minister of Research, Jean Pierre Chevènement, resigned from the government in protest of the policies of that government he was part of. The complete sentence as delivered was: "A minister closes his mouth, and if he wants to open it, it must resign." Lately, it seems that Raymond Ndong Sima has been expressing his feelings of being squeezed within his own government. A situation that has caused the Spokesman of the Gabonese presidency to declare that if Raymond Ndong Sima was not happy, he could take a hike! Autopsy of an humiliation.

In his excellent book, " Démocratie Dynastique au Gabon," Jean De Dieu Ndoutoume Eyi describes with the precision of a laser, the takeover of power by Ali Bongo in 2009, who were the actors, beneficiaries, the victims, the resistants ... Upon reading that book and understanding who is at the center of power in Gabon, we can only laugh when we discover that Raymond Ndong Sima grieves about having no authority, no full powers, as presidential agencies clearly tramples on his prerogatives, as people like Richard Attias have the audacity to speak to important people of this world, in place of the Gabonese government. It must be painful for someone as keenly aware of their own accomplishment as is Raymond Ndong Sima, to realize that being Prime Minister of the Bongos is ultimately a role akin to store mannequin, and nothing more.

A recently published article in a Gabonese newspaper suggests that the Prime Minister Raymond Ndong Sima has had enough seeing his action torpedoed by what should be called a parallel government, that is to say those agencies that have authority to act in place of the ministries and are only accountable directly to Ali Bongo. These agencies were established by Ali Bongo and they handle and manage budgets that should be the responsibility of ministries and therefore complaining about these agencies is to complain about Ali Bongo’s choices. So when Raymond Ndong Sima suggests that these agencies undermine his work, it is a way of saying that Ali Bongo is putting sticks in his wheels.

Because these agencies were already in place when Raymond Ndong Sima succeeded Paul Biyoghe Mba, can we honestly think that the current Prime Minister expected anything else from these agencies? We doubt it! The truth is that Raymond Ndong Sima was not appointed to the position of Prime Minister to lead any government policy, he was appointed to pacify Woleu-Ntem and make that province more likely to accept Ali Bongo. But it is clear that this mission is a failure for Raymond Ndong Sima and that is why for some times now, there are bugle calls going in the direction of René Ndemezo'Obiang appointment as Prime Minister, which are heard so persistently. Ali Bongo's camp, even if it does not totally trust René Ndemezo'Obiang, who is accused of providing a soft support to Ali Bongo in 2009, expects the political talent of René Ndemezo'Obiang, to catalyze a final push by Ali Bongo into Woleu-Ntem.

Faced with the criticism made or rather attributed to Raymond Ndong Sima toward these invasive agencies, Ali Bongo’s spokesman, Alain Claude Bile bi Nze, used a sharpe tongued invective that speaks volumes about the place Raymond Ndong Sima occupies within this regime; Bile bi Nze almost asked the Prime Minister of the government of his boss to "get out" if he was not happy! The remark is derogatory to say the least, and aimed at putting Raymond Ndong Sima t in his place. A man like Raymond Ndong Sima reduced to being devalued by an upstart like Bile bi Nze, must be the bottom of the humiliation well.

How would Raymond Ndong Sima react? Will he voluntarily accept, if he cannot be a Prime Minister with elbowroom, to continue to be a mascot that can be humiliate by Bilié bi Nze? Would he, like Jean Pierre Chevènement, have the presence to resign if indeed these agencies really jeopardize his job?



Version Française

"Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne" ; cette célèbre formule est entrée dans le lexique politique depuis qu’en 1983, alors Ministre de la Recherche, Jean-Pierre Chevènement avait démissionné du gouvernement pour protester contre les orientations de ce gouvernement auquel il appartenait. La formule complète telle que prononcée fut: "Un ministre, ça ferme sa gueule, et si ça veut l'ouvrir, ça démissionne." Ces derniers temps, il semble que Raymond Ndong Sima exprime ses sentiments d’étroitesse au sein de son propre gouvernement. Situation qui fait dire au Porte-Parole de la présidence gabonaise que si Raymond Ndong Sima n’est pas content, il peut prendre le large! Autopsie d’une humiliation.

Dans son excellent livre : « Démocratie Dynastique au Gabon », Jean De Dieu Ndoutoume Eyi décrit avec la précision d’un laser, la prise de pouvoir par Ali Bongo en 2009; quel en ont été les acteurs, les bénéficiaires, les victimes, les résistants… Quand on a lu ce livre et qu’on comprenne qui est au centre du pouvoir au Gabon, on ne peut que rigoler quand on découvre que les Raymond Ndong Sima se chagrinent de n’avoir aucune autorité, aucuns pleins pouvoirs ; que les agences de la présidence marchent sans vergogne sur leurs plates-bandes et que des gens comme Richard Attias se permettent de parler aux grands de ce monde, en lieu et place du gouvernement gabonais. Il doit être douloureux pour un homme aussi respectueux de sa personne tel que Raymond Ndong Sima de s’apercevoir que le poste de Premier Ministre des Bongo est finalement un rôle de mannequin de vitrine de magasin, sans plus.

Un article récemment publié par un journal gabonais laisse supposer que le Premier Ministre Raymond Ndong Sima en aurait assez de voir son action torpillée par ce que l’on devrait appeler un gouvernement parallèle, c'est-à-dire ces agences qui ont autorité d’agir en lieu et place des ministères et qui n’ont à répondre que directement à Ali Bongo. Ces agences ont donc été mise en place par Ali Bongo et elles détiennent et gèrent les budgets qui devraient être du ressort des ministères; par conséquent, se plaindre de ces agences revient à se plaindre des choix d’Ali Bongo. Alors, quand Raymond Ndong Sima suggère que les agences lui sapent le travail, c’est une façon de dire qu’Ali Bongo lui met les bâtons dans les roues.

Etant donné que ces agences étaient déjà en place quand Raymond Ndong Sima succéda à Paul Biyoghe Mba, peut-on honnêtement penser que l’actuel Premier Ministre s’attendait à autre chose de la part de ces agences? Nous en doutons! La vérité est que Raymond Ndong Sima n’a pas été nommé Premier Ministre pour conduire une quelconque politique gouvernementale; il a été nommé pour pacifier le Woleu-Ntem et rendre cette province plus susceptible d’accepter Ali Bongo. Mais force est de constater que cette mission est un échec pour Raymond Ndong Sima et voilà pourquoi depuis un certain temps, des appels du clairon allant dans le sens d’une nomination de René Ndemezo’Obiang au poste de Premier Ministre, se font entendre de manière persistante. Le camp Ali Bongo, même s’il ne fait pas totalement confiance à René Ndemezo’Obiang, que l’on accuse d’avoir apporté un soutien mou à Ali Bongo en 2009, table sur les talents de politicien de René Ndemezo’Obiang, pour catalyser une ultime poussée d’Ali Bongo en territoire Woleu-Ntemois.

Face aux critiques émises ou plutôt attribuées à Raymond Ndong Sima, à l’endroit de ces agences si envahissantes, le Porte-Parole d’Ali Bongo, Alain Claude Bilié bi Nze, s’est permis un écart de langage qui en dit long sur la place qu’occupe Raymond Ndong Sima au sein de ce pouvoir; c’est à peine si Bilié bi Nze n’a pas demandé au Premier Ministre du gouvernement de son patron de « foutre le camp » s’il n’était pas content ! La remarque pour le moins désobligeante est destinée à remettre Raymond Ndong Sima à sa place. Un homme comme Raymond Ndong Sima, réduit au mépris d’un parvenu comme Bilié bi Nze on touche le fond de l’humiliation.

Comment réagira Raymond Ndong Sima ? Va-t-il volontairement accepter, à défaut d’être un Premier Ministre aux coudées franches, de continuer à n’être qu’une mascotte que peuvent humilier les Bilié bi Nze ? Aura-t-il, comme Jean Pierre Chevènement, la hauteur de démissionner si les agences compromettent vraiment son travail ?

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