SYNOPSIS OF THE SPEECH BY CASIMIR OYE MBA! LE CONDENSÉ DE L’ALLOCUTION DE CASIMIR OYE MBA!

Casimir Oye-Mba (photo: Cyd Aubiang)



Condensé gracieusement mis à la disposition des Gabonais et des autres, par M. Cyd Aubiang


Ce sont les partis politiques qui concourent au suffrage mais il est indispensable qu’à côté d’eux il y est la société civile. Nous avons coutume de distinguer les partis d’opposition radicale si t’en est qu’il en existe au Gabon, ce qui suppose qu’il en est une autre opposition qui l’est moins ou souvent de connivence. Celle dans laquelle je me reconnais, c’est celle qui m’a invité aujourd’hui et je suis heureux d’être parmi vous. Cela ne veut pas dire que je n’apprécie pas les autres, ce sont des gabonais, mais je me reconnais dans celle-ci.

Avec vous, je vais essayer de trouver des pistes de solutions pour sortir de la crise.
Commencer par exposé brièvement la situation économique et financière du pays.

De quoi vit le Gabon ?

Le Gabon vit du pétrole, du manganèse et du bois. Un peu agriculture et de service.

- Pétrole. On annonçait la chute de la production mais par des techniques de récupération d’huile, nous tournons autour de 11 à 12t/par an actuellement. 55 à 60% des recettes budgétaires. Ce qui nous place en dépendance par rapport ce produit

- Manganèse, 2e production du pays. Vu que la production est encore jeune, on peut penser que cela peut évoluer dans le temps. Et jusqu’ici, cela était exporté à l’état brut et l’ancien président a insisté pour que cela change. Ce qui a été fait récemment grâce à l’ouverture de l’usine de transformation.

- Le bois est la 1e activité économique exploitée au Gabon. C’est la 3e activité économique du Gabon. Le projet de loi portant code forestier adopté à l’époque de l’ancien président est à l’origine de la transformation du bois qui se fait maintenant.

- L’agriculture n’a jamais été au premier plan dans l’économie du pays ; ce qui est regrettable car le climat et le sol le permettent. Les premier gabonais qui ont pu envoyer leurs enfants se former à l’extérieur à leurs frais sont des agriculteurs du Woleu Ntem. Ce qui tend à ce faire c’est la production de masse avec tout ce que cela comporte.

- Services, Assurance 2e de l’Afrique centrale malgré la faible population ; télécommunication est relativement développée.
1. Situation financière du pays :

A- Attention danger ! Parce que nous assistons à la fois à une diminution de la masse budgétaire causée par la baisse de nos ressources provoquées par la baisse du prix du pétrole ; en plus de cela, il y a une augmentation des dépenses qui complique les choses et rend la situation dangereuse car c’est les dépenses de fonctionnement (masse salariale des fonctionnaires qui explose). Bien qu’on se dise content de cela, il faudrait que cette explosion s’arrête et que nos revenus remontent à la hausse sinon nous allons droit dans le mur.

B- L’endettement : bien qu’ayant encore de la marge (32% du PIB) mais cela ne veut pas dire que nous devons continuer dans ce sens. Ce qui est important c’est ce qu’on fait des emprunts et le rythme avec lequel on le fait. Nous devons donc faire attention.

2. Possibilités de reformes : Diversifier l’économie gabonaise.

Pour diversifier cette économie, nous devons poser plusieurs actes :

- Transformer sur place notre production, autant que nous pouvons le faire car cela créé des emplois, forme les gabonais et permet d’avoir plus de revenus. Il faut noter que souvent nous n’avons pas les moyens et la compétence de le faire, nous devons donc négocier avec les grosses multinationales afin qu’elles nous permettent d’y parvenir. Or la manière de le faire actuellement n’est pas bonne car elle n’établit pas un climat de confiance entre notre pays et les entreprises. Elles ne sont pas nos adversaires mais bien nos partenaires, nous devons donc discuter et négocier avec elles ; quid à apporter des mesures d’accompagnement. Car tout cela implique une préparation de toutes les parties or cela n’a pas été le cas. Et en plus, on ne tient pas compte des petits exploitants gabonais qui ne peuvent se métamorphoser en transformateur de ce bois.

- Elargir les bases des activités par le fait de faire autre chose, exemple l’agriculture. Impulser le développement d’une agriculture vivrière que consomment les gabonais. Et à ce niveau l’Etat peut et doit le faire ; cela permettrait aussi de résorber l’exode rurale.

- La pêche : le Gabon est traversé par beaucoup de cours d’eau et la pêche artisanale peut être encadrée et développée pour en profiter mieux. La pêche industrielle n’est pas contrôlée car nous distribuons des licences de pêches sans pouvoir contrôler le bon respect de ces licences.

- Les services : Du fait de notre sous-peuplement, nous ne pouvons pas trouver la compétence comme on voudrait mais la formation de nos enfants pourrait permettre de résorber ce handicap. Que notre service soit basé sur l’intellect et non pas forcement manuel. Exemple, les services de compétence qu’offrait Jeanne Ebori à l’époque. Parce que maintenant, cette qualité est rare vu que nous envoyons nos malades à l’étranger en perdant ainsi de l’argent.

- Développer les infrastructures : le chemin de fer a perdu de son efficacité car il a été créé pour transporter des marchandises (manganèse et bois) ; port de Libreville n’est pas au niveau, Port Gentil ou Mayumba ferait mieux l’affaire ; les aéroports de Libreville est encore et pour l’instant à la hauteur mais d’ici peu faudrait que cela change.

Les voies de transport ne sont pas très utilisées au Gabon or ce sont des moyen très moins onéreux. Il faudrait donc développer et entretenir ces voies. Pour l’énergie, nous devons aménager les chutes afin de fournir de l’énergie au gabonais. Sans énergie, le développement n’est pas possible.

Les télécommunications doivent aussi être opérationnelles et fiables. Il faut aussi s’occuper davantage des hommes car il n ya de richesses que d’homme ; étant peu nombreux, nous devons donc en faire des hommes de qualité. Faudrait donc que tous ceux qui vivent au Gabon soient à l’aise et formés. Le logement doit être repensé sérieusement.

La recherche doit être développée pour en faire une recherche de pointe ou :

- L’immigration : Le Gabon est un pays avec d’énormes potentiels bien qu’en faible nombre. Et la population ne va pas augmenter d’ici là assez vite. Le niveau de vie au Gabon est relativement élevé, le niveau d’éducation également. 72 à 75% des gabonais vivent dans les centre urbains ce qui fait que nous pensons à loger nos enfants selon l’espace disponible dans nos maisons et selon nos possibilités financières.

Nous proposons donc que le gabonais acceptent que notre pays ne peut se développer sans importer des gens. Maintenant c’est comment les importer ? Il faudrait que l’immigration soit sélective. Pour cela il faut une politique d’immigration dans notre pays afin de déterminer le nombre de personnes qu’il nous faut, le secteur dans lequel il nous les faut et avec quelle compétence.

- L’Etat doit être fort : Le rôle de l’Etat n’est pas de punir ou pourchasser les manifestants mais bien de s’assurer que ceux qu’il gère soient bien.

Le rôle de l’Etat est :

D’orienter, fixer le cap général dans notre pays. C’est à l’Etat d’établir les bases de vie communautaire et économique.

Légiférer : l’Etat prend des lois et elles doivent nous aider à atteindre nos objectifs, ces lois doivent être claires, simples, équitables et impartiales. Parce que chaque fois qu’on fait une loi contre quelqu’un, cette loi finit toujours par vous rattraper. Exemple, en 1998, j’ai été pour le vote de la loi à un tour de scrutin et une non-limitation de mandat pour permettre à Omar BONGO d’être réélu et cela m’a rattrapé.

Ces lois doivent également permettre l’épanouissement des capacités. Faire des lois stables et non qui changent tous les jours pour rassurer les investisseurs.

Accompagner les opérateurs économiques. C’est à l’Etat de suivre les opérateurs économiques pour permettre aux opérateurs d’être en règle avec les lois.

Contrôler pour s’assurer que les lois soient respectées. Ce contrôle ne doit pas être intempestif et tatillon. Ils ne doivent pas être des contrôles de cupidité. L’Etat doit faciliter les affaires, garantir la transparence pour encourager les investisseurs à venir chez nous, garantir les payements convenus avec telle ou telle entreprise pour rassurer les entreprises et permettre le bon déroulement du travail. Personne ne travail pour les beaux yeux de l’État.

La justice doit être efficace, impartiale et indépendante vis-à-vis du pouvoir, des lobbies. Pour cela, il faut lui donner les moyens pour travailler convenablement. L’État doit sévir quand des malfaiteurs violent la loi, cela de manière juste.

2. Moyens d’action de l’État

La prospection des pour permettre à l’État de prévoir ce qui peut influencer l’Etat t lui permettre de mieux se développer. La statistique va dans ce sens. L’Etat doit prévoir

Les ressources financières : il faudrait que toutes les dépenses soient budgétisées et couvertes par des ressources propres. Que les fonds soient gérés et de manière claire. Faudra que l’endettement soit soutenable et destiné à poser des actions de développement. La fiscalité doit être juste pour permettre des entrer régulière. Elle doit être incitative et stable.

Le système financier : La banque centrale. Cette banque doit financer les activités qui rentrent dans le cadre des actions de l’Etats et non pas contraire. Elle peut ouvrir des lignes de crédits aux banques gabonaises d’investissements pour leurs permettre d’octroyer des crédits de logement aux gabonais et ainsi atténuer les difficultés d’hébergement au Gabon. Que les gabonais retiennent que notre monnaie (FCFA) sert à notre économie t qu’il est mieux d’y rester.

Système bancaire : Il lui faut une certaine autonomie vis-à-vis de l’Etat. Une banque est censée faire des bénéfices pour vivre donc elle ne peut se permettre d’être à la solde d’un pouvoir. Toutefois, le pays doit être actionnaire à une certaine hauteur des plus grandes banques d’investissement. Sans pour autant en être majoritaire.

Le marché financier : Il existe même s’il n’est pas efficace car la CEMAC devrait avoir une seule bourse.
Est-ce que l’Etat peut-être lui aussi un opérateur économique ?

Je pense qu’il est mieux que cela ne soit pas le cas car les fonctionnaires ne sont pas formés pour cela. Par ailleurs, dans ce cas, l’Etat est juge et parti et dons aura tendance à se favoriser lui-même au détriment des autres. Cependant, il est nécessaire dans certains cas que l’Etat s’implique pour mieux contrôler la situation, Exemple, si l’Etat décidait de fabriquer des armes, il serait mieux que cela soit fait dans le cadre étatique.

« Faite moi de la bonne économie et je vous ferai de la bonne politique. » L’économie a des moyens d’interaction avec la politique.

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