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English Version

Below is an article from the New-York Times



Gabon’s President Offers Some of His Wealth ‘to the People’

By Adam Nossiter, Aug. 18, 2015


Courbevoie, France — One of Africa’s wealthiest presidents said this week that he was giving up at least some of his holdings “to the people of Gabon,” a declaration heralded by his inner circle but quickly met with skepticism by critics who pointed out the legal and political pressure the leader, Ali Ben Bongo, is facing over the vast riches acquired by his family.

The holdings of the Bongo family have long been a subject of speculation and, for much of the last decade, a subject of legal action by the French authorities as well.

Mr. Bongo’s father, Omar, ruled Gabon for more than four decades until his death in 2009, accumulating fleets of expensive cars, luxurious properties in France and overstuffed bank accounts along the way.

Critics have long denounced the disparity between the lives of the people in a country where a third live on less than $1.25 a day and the family’s sumptuous properties in Paris and elsewhere in France, the focus of a long-running judicial inquiry.

Around 40 such houses and apartments were identified by the nongovernmental organization Transparency International, which sued Mr. Bongo’s father and other African leaders in 2008 in a case that has come to be known in France as the “ill-gotten gains affair.”

Late on Monday, Mr. Bongo said in a speech on national television that he was giving up “to the Gabonese” two properties in Paris; his father’s immense residence in the Gabonese capital, Libreville; and the “income from my portion of the inheritance” in order to “aid the education and development of Gabon’s youth.”

The two houses in Paris are in the Seventh and Eighth Arrondissements, two of the city’s most exclusive districts, and the home in Libreville is “gigantic,” an aide to Mr. Bongo said in a telephone interview from the Gabonese capital. The aide said the mansion would become part of a national university system that critics say is in tatters.

The unexpected donation this week comes in a fraught context for Mr. Bongo. The two Paris properties are part of the continuing “ill-gotten gains” court case in France, said William Bourdon, a Paris lawyer who has led the fight to expose several African leaders’ plundered wealth.

In addition, Mr. Bongo’s cabinet director, Maixent Accrombessi, was arrested this month at Charles de Gaulle Airport outside Paris as he was about to board a plane for Gabon. He was accused of receiving bribes from a French company that makes military uniforms, according to French news reports.

Mr. Bongo is also facing a potentially turbulent re-election campaign next year — his takeover from his father in 2009 was marred by violence — as well as revelations this year in the French news media about secret Monaco bank accounts held by his father that contain more than 30 million euros.

“There’s an immense opacity in which all these goods were acquired,” Mr. Bourdon said. “We’ve got to be sure this isn’t just a piddling-about with an immense inheritance. This is just one declaration in a universe of opacity.”

“Is this not simply an attempt to restore tarnished credit in the face of a pressing electoral calendar?” he asked.

Mr. Bongo’s aide, Igor Nyambie Simard, said that his boss was looking after the interests of the country’s youth and was concerned about the “catastrophic” results of recent school tests.

“Ali Bongo is not implicated in the ‘ill-gotten gains affair,’ ” Mr. Simard said. “He doesn’t need this inheritance. Sure, he lives well. But everything he’s got, he wants to dedicate it to the youth.”

But a longtime opponent of the Bongos, repeatedly harassed by the government over the years, rejected those explanations.

“This is a demagogic decision; he’s never publicly said what the heritage of the Bongos amounts to,” the opponent, Marc Ona, an environmental campaigner, said in an interview from Libreville. “He’s got to tell us how many classrooms he’s built over the years. The answer is like, zero.”

“There’s a confusion between the Gabonese state and the Bongo family,” Mr. Ona added. “The state is what? Him.”





Version française

Ci-dessous, voici un article du New-York Times



Le Président du Gabon Offre Une partie de Sa Fortune « Au Peuple »

Par Adam Nossiter, le 18 août 2015

Courbevoie, France - L'un des présidents les plus riches d'Afrique a déclaré cette semaine qu'il renonçait à certains de ses avoirs et les cédait "à la population Gabonaise ;" une déclaration applaudie par son entourage, mais rapidement accueillie avec scepticisme par les observateurs critiques qui ont souligné les pressions juridiques et politique auxquelles le Chef d’Etat, Ali Ben Bongo, est confronté, à propos de l’immense fortune acquise par sa famille.

Les avoirs de la famille Bongo ont longtemps été sujet de spéculations et, pendant une grande partie de la dernière décennie, aussi l’objet d'une action en justice par les autorités françaises.

Le père de M. Bongo, Omar, a dirigé le Gabon pendant plus de quatre décennies, jusqu'à sa mort en 2009, accumulant pendant cette période, des flottes de voitures de luxe, de nombreuses propriétés de luxe en France et d’innombrables comptes bancaires bien rembourrés.

Les critiques ont longtemps dénoncé la disparité entre les conditions de vie des populations dans un pays où un tiers des habitants vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, et les somptueuses propriétés de la famille régnante à Paris et ailleurs en France, qui font qui l'objet d'une enquête judiciaire depuis de longues années.

Environ une quarantaine de villas et appartements ont été identifiés par l'organisation non gouvernementale Transparency International, qui a poursuivi le père de M. Bongo et d'autres dirigeants africains, en 2008, dans une affaire connue en France comme "l'affaire des biens mal acquis."

Lundi soir, M. Bongo a déclaré dans un discours à la télévision nationale qu'il renonçait "au profit du peuple Gabonais", à deux propriétés à Paris, à l’immense résidence de son père dans la capitale gabonaise, Libreville; et aux «revenus de ma part de l'héritage», afin de "faciliter l'éducation et le développement de la jeunesse du Gabon."

Les deux propriétés de Paris sont situées dans les septième et huitième arrondissements, deux des quartiers les plus exclusifs de cette ville ; et la résidence de Libreville est "gigantesque", a déclaré un collaborateur de M. Bongo pendant un entretien téléphonique depuis la capitale gabonaise. Ce collaborateur a dit que cette résidence ferait désormais partie du système universitaire national dont les critiques disent qu’il est en lambeaux.

Le don inattendu de cette semaine intervient dans un contexte lourd pour M. Bongo. Les deux propriétés de Paris sont inclues dabs la procédure judiciaire des "biens mal acquis" en cours en France, a déclaré William Bourdon, un avocat parisien qui mène la lutte pour exposer les richesses pillées de plusieurs dirigeants africains.

En outre, le directeur de cabinet de M. Bongo, Maixent Accrombessi, a été arrêté ce mois à l'aéroport Charles de Gaulle, en banlieue de Paris, alors qu’il était sur le point d'embarquer pour le Gabon. Il est accusé d'avoir reçu des pots de vin d'une société française de fabrication d’uniformes militaires, selon les rapports de la presse française.

M. Bongo doit également faire face à une campagne de réélection potentiellement turbulente l'année prochaine - sa succession à son père en 2009 a été marquée par des violences – Il y a aussi des révélations cette année dans les médias français, de comptes bancaires secrets détenus à Monaco par son père qui contiendraient plus de 30 millions d'euros.

"Il y a une immense opacité concernant la manière dont tous ces biens furent acquis," a déclaré M. Bourdon. "Nous devons vérifier si ces dons représentent ou non, une partie insignifiante ce cet immense héritage. Ceci est juste une déclaration dans un univers d'opacité".

"N’est-ce pas simplement une tentative de rétablir un crédit terni dans la perspective d'un pressant calendrier électoral?" Il a demandé.

Le collaborateur de M. Bongo, Igor Nyambie Simard, a déclaré que son patron se préoccupait des intérêts de la jeunesse du pays et a été affecté par les résultats «catastrophiques» des examens scolaires.

"Ali Bongo est pas impliqué dans« l'affaire des biens mal acquis," a déclaré M. Simard. "Il n'a pas besoin de cet héritage. Bien sûr, il vit bien. Mais tout ce qu'il a, il veut le consacrer à la jeunesse ".

Mais un critique de longue date des Bongos, qui a été harcelé à plusieurs reprises par le régime au fil des ans, a rejeté ces explications.

"C’est une décision démagogique; il n'a jamais révélé publiquement à combien s’élève le patrimoine des Bongos, "le critique », Marc Ona, un protecteur de l'environnement, a déclaré dans une interview à Libreville. «Il doit nous dire combien de salles de classe a-t-il construit au fil des ans. La réponse est : zéro. "

"Il y a un amalgame entre l'Etat gabonais et la famille Bongo", a ajouté M. Ona. "L'Etat c’est quoi? Lui ".

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