FREE COMMUNICATION IS THE GABONESE REGIME’S WORST NIGHTMARE. LA LIBRE COMMUNICATION EST LE CAUCHEMAR DU RÉGIME GABONAIS








English version


There was a time in Gabon, the only way people disagreeing with the direction of the country could communicate with each other’s, was through secret meetings and even more secret manifestos. People who were caught trying to organize an opposition to the one party state, were labeled to be enemies of Gabon and sentenced to long terms in Jail, often incommunicado. Then when political pluralism was accepted in 1990, opposition opinions started to be published through independent newspapers. To keep a lid of these newspapers, the Bongo regime created the National Communication Council (CNC) which had a supposedly regulatory rule on journalism in the country, but whose real mission was to sanction opposition newspapers if they dared to write anything considered by the regime to be offensive to them. This lasted until the ubiquity of the internet came along. Today, the regime is panicking!

Not too long Ago when the newspapers “La Une” and “Ezombolo” were suspended by the CNC, they defied this decision by successfully publishing a joined issue online. Recently, when Marc Ona Essangui was condemned by a very partial Gabonese court, of defamation, the reactions to this sentencing were sent to the Gabonese regime from prominent NGOs around the world and Ali Bongo had to cancel a trip he had planned to make to the USA because he would have had to answer thought question about the state of human rights in Gabon. Recently, after George Mpaga appeared on the French TV channel France 24, he received a summon by the regime’s security forces and Mr. Louis Gastion Mayila filed a lawsuit against him alleging that Mr Mpaga had mentioned his name as a sponsor of ritual crimes, on the internet, more precisely on Facebook. Yesterday, this blog received a request from a lawyer saying he was acting on behalf of his client, Samuel Dossou Aworet, asking this blog to remove content about that person who has been since the mid-70s, the principal manager of Gabonese oil. Dear readers, all these recent actions by the regime, members of the regime or their close associates, against those Gabonese citizens who dare to speak up, only demonstrate how desperate the regime is in trying to control the ability of the Gabonese people to communicate; but this is a futile effort on their part, in the age of Facebook, tweeter, blogs, etc.

The increasing influence of the free Gabonese civil society, of Gabonese independent newspapers, of blogs and social media site such as Infos Kinguélé, of sites such as Gabonreview, is showing once again the great power of communication. The Ali Bongo regime must understand that times have changed and that in this day and age, grassroots communications can no longer be stopped. People oppressed by an interminable dictatorship, by a crushing poverty and corruption, now have the leverage to speak up about their conditions, as never before in history. Technology has strengthened the hand of the people to redress grievances. Yes Gabon is changing because of the power of communication, not the power of forces of coercion and intimidation.

People want democracy, fairness, responsive government, and their right to eat well, attend decent schools and have access to health care. The tiny few oppressing the very many is fading and failing. It still may take some time for the total collapse of the Bongo regime in Gabon, but the trajectory is in favor of the people rather than the tiny few.

The panicked reactions of the regime and their henchmen, to the new capacity of free Gabonese citizens to communicate, is an indication that they are surprised, shocked and stunned at the power of an organized people determined to change their country. But we have a message for them: they haven’t seen anything yet.




Version française


Il fut un temps au Gabon, où les seuls moyens de communication qu’avaient les personnes en désaccord avec la direction du pays, étaient le cadre de réunions secrètes et de publications de manifestes encore plus secrets qui circulaient sous le manteau. Les gens qui étaient surpris en train d'organiser une opposition au parti unique, étaient étiquetés comme des ennemis du Gabon et condamnés à de longues peines de prison, souvent au secret. Puis, quand le pluralisme politique fut accepté en 1990, les opinions de l'opposition ont commencé à être publiées dans les journaux indépendants. Pour garder un contrôle sur ces journaux, le régime Bongo a créé le Conseil National de la Communication (CNC) qui avait une mission soi-disant réglementaire sur le journalisme dans le pays, mais dont la véritable tâche était de sanctionner les journaux de l'opposition s'ils osaient écrire quoi que ce soit considéré par le régime comme une offense. Cela a duré jusqu'à ce que l'omniprésence d'Internet s’installe. Aujourd'hui, le régime est en train de paniquer!

Il n’y a pas très longtemps de ça, quand les journaux «La Une» et «Ezombolo» ont été suspendus par le CNC, ils ont défié cette sentence en publiant avec succès une co-édition en ligne. Récemment, lorsque Marc Ona Essangui a été condamné par un tribunal gabonais très partial, pour diffamation, les réactions à cette condamnation ont été envoyées au régime gabonais par des ONG de premier plan dans le monde entier et Ali Bongo a dû annuler un voyage qu'il avait prévu faire aux USA parce qu'il aurait eu à répondre aux questions à propos de la situation des droits de l’homme au Gabon. Récemment, après que Georges Mpaga soit passé sur la chaîne de télévision française, France 24, il a reçu une convocation des forces de sécurité du régime et M. Louis Gastion Mayila a déposé une plainte contre lui, alléguant que M. Mpaga avait mentionné son nom comme commanditaire des crimes rituels, sur internet, plus précisément sur Facebook. Hier, ce blog a reçu une note d'un avocat disant agir pour le compte de son client, Samuel Dossou Aworet, demandant à ce blog de supprimer le contenu relatif à cette personne qui est depuis le milieu des années 70, le principal gestionnaire du pétrole gabonais. Chers lecteurs, toutes ces actions récentes du régime, des membres du régime ou leurs proches collaborateurs, contre les citoyens gabonais qui osent s’exprimer, ne démontrent que la manière désespérée dont le régime est en train d'essayer de contrôler la capacité du peuple gabonais à communiquer; mais c'est un effort futile de leur part, à l'ère de Facebook, Tweeter, des blogs, etc.

L'influence croissante de la société civile libre, des journaux gabonais indépendants, des blogs et des sites de réseaux sociaux tels qu’Infos Kinguélé, des sites tels que Gabonreview, montre une fois de plus la puissance de la communication. Le régime Ali Bongo doit comprendre que les temps ont changé et que, de nos jours, les communications ne peuvent plus être jugulées. Le peuple opprimé par une dictature interminable, par une écrasante pauvreté et par la corruption, a maintenant le levier de la libre expression pour se prononcer sur sa condition, comme jamais auparavant dans l'histoire. La technologie a renforcé la capacité des gens ordinaires à réparer les injustices. Oui le Gabon est en train de changer en raison de la puissance de la communication et non celle des forces de coercition et d'intimidation.

Les réactions de panique du régime et de ses hommes de main, face à la nouvelle capacité des citoyens gabonais libres de communiquer, est une indication qu'ils sont surpris, choqués et abasourdis par la puissance d'un peuple organisé et déterminé à changer son pays. Mais nous avons un message pour eux: ils n'ont encore rien vu.

Comments

  1. Je suis satisfait de cet article sur deux points: (a) le ton observé n'est pas insultant, ce qui n'était pas l'apanage des opposants au Gabon, (b) le retrospect historique bienque débattable, est tout du moins correct dans la perspective d'un opposant à tout ce qui entrave la libre expression. Chapeau!
    Etoughé A. Patrick, self éditeur
    http://www.lulu.com/spotlight/p_anani

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  2. Merci d’être passé nous lire. Je rajouterais que sous nos latitudes, faire une remarque de citoyen a un dictateur est considéré comme insultant. Pourtant, ce que nous disons tous les jours est en deca de ce que subissent les chefs d’état en démocratie comme les Obama, Hollande etc., mais nos propos sont invariablement jugés insultants par ceux qui s’imaginent infaillibles. D’où leur difficulté à accepter la liberté d’expression.

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