TO NGOS FOR RENT, TO RELIGIOUS LEADERS ON THE TAKE; TO THE COLLABORATORS! AUX ONG A LOUER, AUX LEADERS RELIGIEUX LOW COST; AUX COLLABORATEURS!


Photo: Rougou




English Version



Dear readers, you may find our words harsh enough in this post. But we cannot tolerate any sugar coating, having heard the testimony of one of the jailed activists of this weekend at the FOPI for wanting to march against ritual crimes but away from Sylvia Bongo.


Indeed, several observations emerge from the events of this weekend. The first is that the ALCR can now be defined as an NGO for rent. Lease terms are negotiable as we have seen with Sylvia Bongo, and the NGO is even ready to disappear in the background and fade into the matrix of the sponsor if that is the wish and desire of the sponsor. Congratulations to the ALCR. This whole journey to end up there!


The second observation is the ridiculous and stereotypical performance of our men in robes, because if we knew that those who bear the jalabiyas were devoted body and soul to Ali Bongo, who is still the head of Islam in Gabon; the Christian religious leaders competed in genuflections before Sylvia Bongo and not wanting to lend to simplistic and reducing judgments, we can safely say that these clerics were very disappointing this weekend, and unbearably became auxiliaries of those they know full well as potential culprits of being responsible for the majority sponsorship of ritual crimes. Our men in robes marched with the devil!


What about the collaborators? These Gabonese who by opportunism, naiveté or stupidity, or all three in the most tragic cases, asked for active participation in Sylvia Bongo’s march. Are they proud of what they have seen? Are they proud of the way their allies regime treated the Gabonese citizens who wanted to peacefully march in Nzeng-Ayong? Should they not remain attached to their friends to the very end by supporting the actions of their armed militias? What will they tell us? That they did not know the nature of the regime? That they have argued for the march but not for the Bongos? Will they give us the typical excuses of collaborators: "I did not know"?


To all these people, we deliver the testimony received from those who were sent to jail by their allies. Happy reading and shame on you!


"We were freed at 2am after many verbal and physical aggressions. Not a drop of water or a piece of bread offered all day ... We were held in a room where the police expose their bodies, no chance to go to the bathroom. Asking if we could go to the toilet, a policeman said, you shit here, you piss here! Incredible but this is the reality of our country. For them, we are criminals. For us, these denials of human rights do not matter. They are nothing compared to our determination. The fight continues. "




Version Française



Chers lecteurs, vous allez peut-être trouver nos propos assez durs dans ce billet. Mais nous ne pouvons tolérer la moindre langue de bois, après avoir pris connaissance du témoignage de l’une des personnes incarcérées ce weekend à la FOPI pour avoir voulu marcher contre les crimes rituels indépendamment de Sylvia Bongo.


En effet plusieurs observations se dégagent des évènements de ce weekend. Le premier est que l’ALCR peut être définie désormais comme une ONG à louer. Les conditions de location sont négociables comme on l’a vu avec Sylvia Bongo; et l’ONG est même prête à disparaitre en toile de fond et se fondre dans la matrice du sponsor si tel est la volonté et le désir du sponsor. Bravo à l’ALCR. Tout ce parcours pour en arriver là!


La seconde observation est la performance ridicule et stéréotypée de nos hommes en soutane; car si on savait que ceux qui portent les djellabas étaient acquis corps et âmes à Ali Bongo, qui reste tout de même le patron de l’Islam au Gabon; les chefs religieux chrétiens ont rivalisé de génuflexions devant Sylvia Bongo et sans vouloir se prêter à des jugements simplistes et réducteurs, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que ce weekend, les ecclésiastes se sont montrés particulièrement décevants et insupportablement supplétifs de ceux qu’ils savent pourtant comme potentiels coupables majoritaires des commandites des crimes rituels. Nos hommes à soutanes ont marché avec le diable !


Que dire des collabos ? De ces gabonais qui par opportunisme, naïveté ou par bêtise, ou les trois dans les cas les plus tragiques, demandaient la participation active à la marche de Sylvia Bongo. Sont-ils fiers de ce qu’ils ont vu ? Sont-ils fiers de la manière dont leurs alliés du régime ont traité les paisibles gabonais qui voulaient marcher à Nzeng-Ayong ? Ne doivent-ils pas rester solidaires de leurs amis du pouvoir jusqu’au bout en soutenant les actions armées de leur milices ? Que vont-ils nous dire ? Qu’ils ignoraient la nature du régime ? Qu’ils n’ont soutenu que la marche mais pas les Bongos ? Vont-ils nous donner les typiques excuses de collabos : « je ne savais pas » ?


A tout ce beau monde, nous livrons le témoignage reçu de ceux qui ont été envoyés en cellule par leurs alliés. Bonne lecture et honte à vous !


« Nous avons été libérés à 2h du matin après bien des agressions verbales et physiques. Pas une goutte d'eau ni un bout de pain offerts de toute la journée... Nous étions détenus dans une salle où les policiers exposent leurs cadavres, aucune possibilité d'aller aux toilettes. En demandant si on pouvait aller aux toilettes, un policier a répondu: tu chies là, tu pisses là! Inouï mais ce sont les réalités de notre pays. Pour eux, nous sommes des délinquants. Pour nous, ces dénis de droits humains importent peu. Ils ne sont rien à côté de notre détermination. Le combat continue. »

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