WHY IS THIS FELLOW CITIZEN HAVING TROUBLE OBTAINING JUSTICE? POURQUOI CE COMPATRIOTE PEINE-T-IL À OBTENIR JUSTICE ?

(photo: Cedric Senon)


English Version


The individual on the picture above is a human being, a Gabonese citizen. His name is Seraige Kombile and on this picture he is protesting in front of the courthouse of Libreville. He is protesting because the Gabonese justice system to this day has not acted in providing justice to this Gabonese citizen whose brother was killed by the daughter of an important member of Ali Bongo’s inner circle.

But beyond the specific case of the killing of his brother, by taking this step to protest against the inaction of the Gabonese justice system, Seraige Kombile is in essence seeking justice for all of us; for all victims of the Gabonese dictatorship. Seraige Kombile is revealing in the most evident way, the enormous justice gap which exists in Gabon between the regime’s cronies and ordinary Gabonese citizens.

Seraige Kombile reminds to all of us that access to justice is a human right in itself, and that a family of modest means should not be prevented from having recourse to the legal system. He is telling and showing to everybody who has ears and eyes that equal access to the Gabonese legal system is still a utopia. Although Gabon has ratified all core human rights treaties that protect equal access to justice, attempts by ordinary citizens to obtain justice continue to fall short of expectations. Access to justice intersects with human rights in a number of ways. First, it is itself a fundamental human right as set out in Article 8 of the Universal Declaration of Human Rights by the UN, which says:

“Everyone has the right to an effective remedy by the competent national tribunals for acts violating the fundamental rights granted him by the constitution or by law.”

It is clear that by refusing to pursue the case against Greta Mboussou, daughter of Michel Mboussou, a close collaborator to Ali Bongo, the Gabonese justice system is in flagrant violation of Seraige Kombile’s and his family’s human rights. How can the Gabonese justice system explain that following the accident that took Seraige’s Kombile’s brother life, Greta Mboussou, the driver who hit the young university student, has never had her day in court? How can the Ministry of Justice explain that a young man was killed but his family cannot have closure and cannot find out what really happened and what is the just recourse the family has to obtain justice one way or the other?

It is the United Nations Secretary-General, Ban Ki-moon, who on Human Rights Day in 2011 said the following:

“Human rights belong to every one of us without exception. But unless we know them, unless we demand they be respected, and unless we defend our right - and the right of others - to exercise them, they will be just words ...”

Dear readers, as you look at the picture of this brave Gabonese citizen sitting on the ground with no shirt on, no shoes, and with a gag on his mouth, you must realize that he is doing exactly what Ban Ki Moon was suggesting; he is demanding that his human rights be respected; that our human rights be respected. But Seraige Kombile actions go further than that; they suggest that for the right to access to justice to be truly enjoyed, a number of other human rights must also be granted and protected; such as the right to information and the right to physical safety. This is why he is protesting directly in front of the courtyard asking the regime the tough question: “What type of immunity is protecting Greta Mboussou?”

A fair and efficient system for providing justice is crucial to the proper functioning of society. Not only should it hold individuals, including state officials, accountable for their actions, but it also should set norms of behavior for all citizens. Such a system must be available and accessible to all Gabonese and this is why Seraige Kombile’s actions are of the utmost importance. Today it is him whose brother was killed in total indifference from the regime and its justice system; tomorrow, it may be you!

Ideally, an impartial justice system would be characterized by a process which underscores the dignity of the person, as well as allowing victims to have resolution enabling them to move on with their lives. Unfortunately, in reality today, the Gabonese system of justice is used to entrench power imbalances and reinforce the domination of the ruling class over ordinary citizens. It is the task of all of us to challenge this. Seraige Kombile is showing the way.


So goes Gabon



Version Française


L’image sur la photo ci-dessus représente un être humain, un citoyen gabonais. Son nom est Seraige Kombile et sur cette photo il proteste devant le palais de justice de Libreville. Il proteste parce que la justice gabonaise, à ce jour, n'a toujours pas agi afin de rendre justice à ce citoyen gabonais dont le frère a été tué par la fille d'un membre important du régime Ali Bongo.

Mais au-delà du cas spécifique de l'assassinat de son frère, en prenant la décision de protester contre l'inaction de la justice gabonaise, Seraige Kombile est par essence en quête de justice pour nous tous, pour toutes les victimes de la dictature gabonaise. L’action de Seraige Kombile est révélatrice, de la manière la plus évidente, de l'écart de justice énorme qui existe au Gabon entre les amis du régime et les citoyens gabonais ordinaires.

Seraige Kombile nous rappelle que l'accès à la justice est un droit fondamental en soi, et qu'une famille de condition modeste ne devrait pas être empêchée d'avoir recours au système judiciaire. Il révèle et montre à tous ceux qui ont des oreilles et des yeux que l'égalité d'accès au système judiciaire gabonais est encore une utopie. Bien que le Gabon ait ratifié tous les traités fondamentaux relatifs aux droits de l’homme, qui protègent l'égalité d'accès à la justice, les tentatives faites par les citoyens ordinaires à l’obtention de cette justice continuent d’échouer en deçà des attentes. L’accès à la justice et les droits de l'homme s’intersectent en un nombre de points. Premièrement, cet accès est lui-même un droit fondamental tel qu'énoncé par l'article 8 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l’ONU, qui dit:

«Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.»

Il est clair qu’en refusant de poursuivre l'affaire contre Greta Mboussou, fille de Michel Mboussou, un proche collaborateur d'Ali Bongo, le système judiciaire gabonais soit en violation flagrante des droits de Seraige Kombile et de ceux de sa famille. Comment le système judiciaire gabonais peut-il expliquer que, suite à l'accident qui a couté la vie au frère de Seraige Kombile, Greta Mboussou, le conducteur qui a percuté le jeune étudiant d'université, ne soit jamais passée au tribunal? Comment le ministère de la Justice peut-il expliquer qu'un jeune homme ait été tué, mais que sa famille ne puisse pas connaitre l’épilogue logique d’enquête statuant sur ce qui s'est réellement passé et établir les responsabilités pour obtenir justice dans un sens ou dans l'autre?

C'est le Secrétaire Général l'Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui lors de la Journée des Droits de l'Homme en 2011, avait déclaré ce qui suit:

«Les droits de l’homme appartiennent à chacun de nous sans exception. Mais à moins que nous les connaissions, que nous exigions qu'ils soient respectés, et a moins que nous ne défendions notre droit - et les droits des autres - à les exercer, ils ne resteront que des mots...»

Chers lecteurs, alors que vous regardez l'image de ce brave citoyen gabonais assis à même le sol torse nu, pieds nus, et avec un bâillon sur la bouche; vous devez réaliser qu'il est en train de faire exactement ce que Ban Ki Moon avait laissé entendre; il demande que ses droits soient respectés, que nos droits soient respectés. Mais l’action de Seraige Kombile va plus loin que cela, car elle suggère que le droit à l'accès à la justice, pour être vraiment effectif, doit s’accompagner d’un certain nombre d'autres droits de l'homme devant également être accordés et protégés, tels que le droit à l'information et le droit à la sécurité physique. C'est pourquoi il proteste directement en face de la Cour, en posant cette difficile question au régime: «Quelle type d'immunité protège Greta Mboussou?»

Un système judiciaire équitable et efficace est essentiel au bon fonctionnement de la société. Non seulement il devrait tenir les individus, y compris les hauts représentants de l'État, pour responsables de leurs actions, mais il doit aussi établir des normes de comportement pour tous les citoyens. Un tel système doit être disponible et accessible à tous les Gabonais et c'est pourquoi les actions de Seraige Kombile sont de la plus haute importance. Aujourd'hui, c'est lui dont le frère a été tué dans l'indifférence totale du régime et de son système judiciaire; demain, ce sera peut-être vous qui en souffrirez!

Idéalement, un système judiciaire impartial serait caractérisé par des procédés mettant en évidence la dignité de la personne, et permettant aux victimes d'avoir des résultats leur permettant de clore ces chapitres et de continuer avec leur vie. Malheureusement, dans la réalité d'aujourd'hui, le système judiciaire gabonais sert à enraciner les déséquilibres en place et à renforcer la domination de la classe dirigeante sur les citoyens ordinaires. Il est du devoir de chacun d'entre nous de contester cela. Seraige Kombile montre la voie.


Ainsi va le Gabon

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