THE MURDER OF THE GABONESE NATIONAL EDUCATION. L’ASSASSINAT DE L’ÉDUCATION NATIONALE GABONAISE


A young Gabonese student
Un jeune écolier gabonais
(photo UNICEF)


English version


By an "act of the Prince" the Gabonese opinion just learned that Seraphin Moundounga, the super Minister of Education and other caps, decided to ban about 2500 students from the baccalaureate exam, on the grounds that they have engaged in various frauds. The offenses referred to are: changing their age, falsification of transcripts; abusive transfers from one institution to another in case of failure etc. But this blog which is aware of the fact that Seraphin Moundounga himself is simmering under suspicions of being a fake graduate, wanted to look at this invitation for the educational suicide of 2500 young people whose gilt is not as simple and clear as those who govern want us to believe, that is to say: "you are put in front of a fait accompli and if you are not happy, go and complain to whomever you want!”

In a case like this, even before knowing whether or not these young people are guilty of the charges against them, we must first ask ourselves the question of why these types of fraud exist in Gabon. What are the factors that created and maintained it?

Concerning the changing of ages, in a normal country, the host structures in the field of education are quite similar regardless of where you are and therefore all children are expected to attend kindergarten at same age, to enter primary school at the same age, enter the secondary education at the same age and have the baccalaureate at about the same age too. In such a well-ordered society, all know that the average citizen gets his college degree at the maximum age of 24-25 years (if you put the baccalaureate at 18 years old + 4 or 5 in universities) which will allow the average citizen to offer his country and his society about 30 years of productivity before retirement. But in Bongo’s Gabon, the education system cannot even be qualified to be a variable geometry; it's a cosmos in which a child born in an affluent home in Libreville will have an educational experience that will never be comparable to that of a child born from the womb of a mother living in the rural area of Mayumba. In rural Gabon, the majority of children does not go to kindergarten and comes to school, when they have teachers, at the age of 8, 9 and sometimes 10 years old. Even with the best skills, a child who cannot read properly at 6 or 7 years old will have a challenging education. If the child is doing as well as possible, they will arrive in sixth grade at the age of 14-15 years old or more. When they will have to pass the baccalaureate, the same child may be 22-23 years old, may be more if there were some repetition of class for various reasons having nothing to do with the abilities of the students. So this child will get their first degree at the advanced age of being at least 30 years old. If they chose to pursue doctoral studies, they may have to wait until they are 35 to 40 years old to complete their education. Such a person will have about 15 to 20 years of productivity to offer, if retirement is at age 55. Dear readers, so you see that for practical reasons, these children who are left behind because of the lack of adequate educational facilities in Gabon may be tempted to correct their age to enable them to balance their chances of having an education and a professional career that is "normal"; age unfortunately often plays a role in various recruitment criteria. So this blog says that you cannot just condemn the students, if they are not given, in advance, all the tools to succeed by the expected ages.

The same can be said about the falsification of transcripts. Ask yourself the question: who teaches in rural areas in Gabon today? Are they motivated? Do they have the means to teach children competitive scholastic topics? Seriously! Gabonese children in Libreville and in the interior today suffer from a botched educational system that often does not properly educate them. Here too the temptations are great, especially given that those who want to punish the children are themselves champs in frauds of all kinds.

Indeed, dear readers, the example comes from above. These children have been excluded from taking the baccalaureate exams by a regime that has erected fraud as a system of government. By people whose outrageous and ostentatious enrichment is deeply offensive. By people like Ali Bongo himself who after failing at the baccalaureate in France, came to take it in Gabon in a special September session designed specifically for him by order of his father; illegally because this process was not permitted in Gabon in 1978. This is the same Ali Bongo regime that just tells the children that abusive transfers are not allowed. Young Gabonese, on this, have no lesson to take from someone who has studied in France, but has a Gabonese baccalaureate without ever have gone to high school in a Gabonese school! You will not find a more abusive example than this one!

Who do they think they are kidding?



Version française


Par un « fait du prince », l’opinion gabonaise vient d’apprendre que Séraphin Moundounga, ci-devant super Ministre de l’Education Nationale et bien d’autres casquettes, a décidé de l’interdiction à environ 2500 élèves, de passer les examens du baccalauréat; au motif que ces derniers se seraient livrés à divers fraudes. Les infractions évoquées tiennent de la rectification des âges; de la falsification des bulletins de notes; des transferts abusifs d’un établissement à l’autre en cas d’échec etc. Mais ce blog qui est conscient du fait Séraphin Moundounga lui-même couve des suspicions d’être un faux diplômé, a voulu regarder cette invitation au suicide éducatif de 2500 jeunes dont les tords ne sont pas aussi simples et limpides que veulent le faire croire ceux qui gouvernent par la pratique désuète définie comme "le fait du prince", c'est-à-dire : « on vous met devant le fait accompli et si vous n’êtes pas content, allez-vous plaindre où vous voulez ! »

Dans un cas comme celui-ci, avant même de savoir si oui ou non les jeunes sont coupables des faits qui leur sont reprochés, nous devons d’abord nous poser la question de savoir pourquoi ce type de fraudes existeraient au Gabon ? Quelle sont les facteurs qui les créées et les entretiennent.

Concernant la rectification des âges, dans un pays normal, les structures d’accueil dans le domaine de l’éducation sont assez comparables quel que soit l’endroit où on se trouve et par conséquent, tous les enfants sont supposés aller à la maternelle au même âge, entrer au primaire au même âge, entrer au secondaire au même âge et avoir le bac sensiblement au même âge aussi. Dans une telle société bien réglée, on saura que le citoyen moyen obtient son diplôme universitaire à l’âge maximal de 24-25 ans (si on met le bac à 18 ans + 4 années voir 5 d’universités) ; ce qui permettra à ce citoyen d’offrir à son pays et à sa société, environ 30 ans de productivité avant la retraite. Mais au Gabon des Bongo, le système éducatif ne peut même pas être qualifié d’être à géométrie variable, c’est tout un cosmos dans lequel un enfant né dans un foyer nanti de Libreville aura une expérience éducative qui ne se sera jamais comparable à celle d’un enfant né du ventre d’une mère vivant dans la zone rurale de Mayumba. En zone rurale au Gabon, la majorité des enfants ne connaissent pas la maternelle et entrent à l’école, quand ils ont des instituteurs, à l’âge avancé de 8, 9, voire parfois 10 ans. Même avec les meilleures des aptitudes, un enfant qui ne sait pas lire convenablement à 6 ou 7 ans aura une scolarité difficile. Si cet enfant s’en sort tant bien que mal, il arrivera en sixième à l’âge de 14-15 ans, voire plus. Quand il va lui falloir passer le bac, le même enfant peut avoir 22-23 ans voir plus s’il y a eu des redoublements pour divers causes n’ayant rien à voir avec les aptitudes de l’élèves. Cet enfant obtiendra donc son premier diplôme universitaire à l’âge avancé de 30 ans au minimum et s’il poursuit des études doctorales, il peut attendre jusqu'à entre 35 et 40 ans pour terminer. Une telle personne n’aura qu’environ 15 ou 20 ans de productivité à offrir si la retraite est à 55 ans. Chers lecteurs, vous voyez donc que pour des raisons pratiques, ces enfants qui sont laissés pour compte par le manque de structures éducatives adéquates au Gabon, peuvent être tentés de rectifier leur âge pour leur permettre de rééquilibrer leurs chances d’avoir un parcours scolaire et professionnelle « normale », l’âge jouant malheureusement souvent un rôle dans les divers critères de recrutement. Ce blog dit donc qu’on ne peut pas seulement condamner les élèves, si on ne leur a pas donné au préalable tous les moyens de réussir dans les âges escomptés.

La même chose peut être dite au sujet des falsifications des bulletins de notes. Posez-vous la question de savoir qui enseigne dans les zones rurale au Gabon aujourd’hui ? Sont-ils motivés ? Ont-ils les moyens d’inculquer aux enfants des notions scolastiques compétitives ? Soyons sérieux ! Les enfants gabonais, à Libreville comme à l’intérieur, souffrent aujourd’hui d’un système éducatif bâclé qui souvent ne les forme pas adéquatement. Ici aussi les tentations sont grandes, surtout que ceux qui veulent punir ces enfants sont eux-mêmes champions toutes catégories dans les fraudes en tous genres.

En effet, chers lecteurs, l’exemple vient d’en haut. Ces enfants viennent de se faire interdire le bac par un régime qui a érigé la fraude en système de gouvernement. Par des gens dont l’enrichissement scandaleux et ostentatoire a une origine profondément véreuse. Par des gens comme Ali Bongo qui lui-même, après avoir raté le bac en France, est venu le passer au Gabon dans une session de septembre spécialement aménagé pour lui sur ordre de son père, ceci en toute illégalité car ce procédé n’était nullement permis au Gabon en 1978. C’est le régime de ce même Ali Bongo qui vient dire au enfants que les transferts abusifs ne sont pas permis. Les jeunes gabonais, sur ce plan n’ont pas de leçon à recevoir de quelqu’un qui a appris en France, mais a un bac gabonais sans avoir jamais appris dans un lycée gabonais ! Vous ne trouverez pas un exemple plus abusif que celui-là !

De qui se moque-t-on dans ce pays?

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