ALI BONGO DECLARES FREEDOM TO BE AGAINST THE LAW. ALI BONGO DECLARE LA LIBERTE HORS LA LOI






English version

Photo AFP


1. The regime attempted to block the release of Elizabeth Nwanda's casket

On Wednesday, Elizabeth Nwanda's casket was supposed to be released from the funeral home at 1:00 pm. However when the time came, the staff of the funeral home said that they had received instruction from the Gabonese Interior Minister, not to release the casket under any circumstances. As the crowd assembled around the establishment, it became clear that the Gabonese authorities wanted to prevent Elizabeth Nwanda from receiving an honorable public funeral. But how can a regime that says that "she died of natural causes" be so afraid of the effect her deceased corpse might have on the population? How can a regime that says that "she died of natural causes", try to prevent the victim's family from taking their daughter home? What is the regime afraid of if it did not kill her?

It was at the insistence of the family and the sympathetic crowd outside, among them members of the Union Nationale party, that the funeral home finally released the casket at around 3:00 pm. The procession then started in the direction of the victim's home in the neighborhood of Atsibe-Ntsos. There was no incident, everybody was well behaved, the ceremony was peaceful and dignified. Then one has the right to ask, what was the regime trying to do when it decided that the casket was not going to be delivered to the family?

Dear readers, after killing Ms Elizabeth Nwanda, the regime attempted then to take her body hostage and continue to torture her parents who were already emotionally scarred. This kind of inhuman pressure of the Ali Bongo regime and its incomprehensible insistence in torturing innocents Gabonese is flabbergasting. The family had already lost their daughter; couldn't the regime respect their right to give her a decent and dignified funeral? This is an illegal and inhuman act on the part of the regime which also contradicts traditional Gabonese customs. Refusing to deliver the body of Ms. Elizabeth Nwanda to her family is another evidence of the totally outrageous way this regime disregards the Gabonese people rights. This cannot continue!


Photo GabonReview


2. The Ali Bongo's regime prevents families from entering the courtroom

On Thursday, about 50 people arrested during the incidents in Cocotiers, were supposed to appear in front of a judge at the courtyard of Libreville. However, that judge decided that the courtroom would not be accessible to the defendants' families. A clear violation of both the Gabonese constitution and the universal notion of a defendant right to a fair trial. In Gabon, the law says that all court proceedings are open to the public with certain exceptions pertaining to military court.

The judge tried to justify his interdiction to the families from entering the courtroom by arguing that they were endangering the proceedings. But the defendants lawyers demonstrated that there was already a very fortified security presence inside and outside of the premises and that there was no way the crowd could have endangered the court proceeding. The argument of the judge to ban the families from the courtroom was resoundingly rejected by the defendant lawyers who left the courtroom and refused to take part in the trial, if the families were excluded from the proceeding. These defense lawyers were absolutely correct in assuming that this ban was yet another indication that this trial was going to be a sham and that the sentences had already been decided. The judge did not want his sham trial to be scrutinized by the defendants' families.

In a free society, trials are supposed to take place in public, so the justice system can be ultimately subjected to popular accountability regarding fairness. The exceptions are military tribunals and martial court which are under military rules. In a trial, the objective is to find the truth about the guilt of innocence of the defendants. This cannot be done behind closed door by the bunch of Ali Bongo's hacks, away from the view of concerned families. This cannot be and should not be accepted!

So goes Gabon: people cannot express their views freely; they cannot hold meetings without being gazed to death; even when they die, their families cannot retrieve freely their corpses from the funeral home and when they are arrested, their families cannot witness the judicial proceedings. The people cannot always read their favorite independent newspaper because the National Communication Council can ban them for seemingly anything; and the regime can decide that a particular individual can no longer travel, without giving them a reason why! So goes Bongo’s Gabon!




Version française


1. Le régime a tenté de bloquer la sortie du cercueil d'Elizabeth Nwanda

Le mercredi, le cercueil d'Elizabeth Nwanda était censé sortir de la maison funéraire à 13h:00. Cependant, le moment venu, le personnel de la maison funéraire a fait savoir qu'il avait reçu une instruction du Ministre gabonais de l'Intérieur, de ne libérer le cercueil sous aucun prétexte. Comme la foule s'assemblait autour de l'établissement, il devenu clair que les autorités gabonaises voulaient empêcher Elizabeth Nwanda de recevoir des funérailles publiques honorables public. Mais comment un régime qui dit "qu'elle est morte de mort naturelle" peut avoir si peur de l'effet que son corps défunt pourrait avoir sur la population? Comment un régime qui dit "qu'elle est morte de mort naturelle", peut-il essayer d'empêcher la famille de la victime de ramener la sépulture de leur fille à son domicile? Quel est ce régime qui a autant peur du corps d'une jeune fille, s'il dit ne pas l'avoir tué?

C'est suite à l'insistance de la famille et de la foule de sympathisants massée à l'extérieur, parmi lesquels des membres du parti Union nationale, que la maison funéraire a finalement libéré le cercueil aux environ 15h:00. Le cortège s'est ensuite mis en route dans la direction du domicile de la victime, dans le quartier Atsibe-Ntsos. Il n'y a eut aucun incident, tout le monde était calme, la cérémonie fut paisible et digne. Donc, on est en droit de se demander ce que régime a tenté d'accomplir quand il a décidé que le cercueil n'allait pas être remis à la famille?

Chers lecteurs, après avoir tué Mme Elizabeth Nwanda, le régime a tenté ensuite de prendre en otage le corps et continuer à torturer ses parents qui étaient déjà émotionnellement marqués. Ce genre de charge inhumaine du régime Ali Bongo et son insistance incompréhensible à torturer des innocents gabonais sont ahurissants. La famille avait déjà perdu sa fille, le régime ne pouvait-il pas respecter son droit à lui donner des funérailles décentes et dignes? Il s'agit d'un acte illégal et inhumain de la part du régime, qui contredit aussi les coutumes traditionnelles gabonaises. La tentative de refus de livrer le corps de Melle Elizabeth Nwanda, à sa famille, est une autre preuve de la manière tout à fait scandaleuse dont ce régime refuse de tenir compte des droits des gabonaises. Cela ne peut continuer!

2. Le régime Ali Bongo empêche les familles d'entrer dans la salle d'audience du tribunal

Ce Jeudi, environ 50 compatriotes arrêtés lors des incidents de Cocotiers, devaient comparaître devant un juge au tribunal de Libreville. Cependant, ce juge a décidé contre toute attente, que la salle d'audience ne serait pas accessible aux familles des accusés. Une violation claire de la Constitution gabonaise et de la notion universelle du droit de tout accusé à un procès juste et équitable. Au Gabon, la loi dit que toutes les procédures judiciaires sont ouvertes au public sauf certaines exceptions relatives aux tribunaux militaires.

Le juge a tenté de justifier son interdiction aux familles d'entrer dans la salle d'audience en affirmant qu'elles étaient un danger pour la procédure. Mais les avocats des accusés ont démontré qu'il y avait déjà une présence très significative des forces de sécurité à l'intérieur et à l'extérieur des locaux et qu'il n'y avait aucun moyen possible que cette assistance puisse compromettre les assises. L'argument du juge d'interdire les familles de la salle d'audience a été donc rejetée de manière retentissante par les avocats de la défense qui ont quitté la salle et refusé de prendre part aux audiences, si les familles étaient exclues de la procédure. Ces avocats de la défense ont eu absolument raison de soupçonner que cette interdiction n’était qu’une autre indication du fait que ces audiences allaient être une imposture et que les condamnations avaient déjà été décidées. Le juge n'a pas voulu que les familles des prévenus soient témoins de son simulacre.

Dans une société libre, les audiences judiciaires sont censées avoir lieu en public, de sorte que l’équité du système judiciaire puisse être soumise à l’appréciation du public. Les exceptions sont les tribunaux militaires et la cour martiale qui sont régies selon les règles militaires. Au cours d’un procès, l'objectif est de trouver autant que faire se peut, la vérité quant à la culpabilité ou l'innocence des accusés. Ceci ne peut pas se faire à huis clos, par un groupe de laquais d’Ali Bongo, loin des regards des familles concernées. Cela ne peut pas se faire et ne doit pas être accepté!

Ainsi va le Gabon: pays où on ne peut pas exprimer librement ses opinions; où on ne peut tenir des meetings sans risquer la mort, et même quand on meurt, les familles ne peuvent pas récupérer librement les sépultures des pompes funèbres. Pays où quand on est arrêté, les familles ne peuvent pas assister aux procédures judiciaires. Pays où on ne peut pas toujours lire son journal indépendant préféré, parce que le Conseil National de la Communication peut l’interdire à tout moment et pour quoi que ce soit. Pays où le régime peut décider qu'un citoyen ne plus voyager, sans lui en donner une raison claire! Ainsi va le Gabon des Bongo!

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