THE REGIME IS GLEEFULLY CONTEMPLATING A WISH FOR THE DEMISE OF ANDRE MBA OBAME. LE REGIME CONTEMPLE JOYEUSEMENT UN SOUHAIT DE DISPARITION D’ANDRE MBA OBAME






English version

Those who thought that the Gabonese regime could not stoop to a new low received the evidence to the contrary this Monday. Dear readers, in a blitz of television clips being ran every hour, Gabon television is showing a document, voiced over by a journalist named Edgar Dziembi Doukaga, suggesting that Andre Mba Obame could die soon. Yes, dear readers, the regime is using useful idiots like Gabon Television journalists to infect the political discourse with the most toxic sentiments, including the wish of death.

All it took was the illness of Andre Mba Obame, to witness the reaction of the regime’s people instantly morphing into undertakers ready to take his body 6 feet deep. On Gabon Television, they have openly speculated that Andre Mba Obame was on his death bed. The minister of Interior, Jean Francois Ndongou even mocked Andre Mba Obame illness by suggesting that they could arrange for him to be sent abroad for medical attention. Never mind that Andre Mba Obame himself just came back from 14 months abroad receiving such treatments. Well, nothing should get in the way of the regime’s opportunity to mock him at his time of sickness.

It is clear that those who are in favor of the current regime would be relieved or even ecstatic about the potential demise of a political opponent. It could even be said that such a sentiment would be natural, if one consider how dangerous these people believe that Andre Mba Obame is for their power. However what is unacceptable is when people who are supposed to be the guardian of the national airwaves, help further to exacerbate a national malaise by presenting a celebratory document on national television, mocking a sick person who happens to be their political opponent. It can be said that Ali Bongo’s regime, despite whatever it may claim, is very unpopular at the moment and Gabon Television is watched by all Gabonese. Celebrating and mocking somebody illness is certainly not contributing to lift the burden of pain and helplessness that may inhabit thousands of Gabonese citizens.

Should people, even if they are members of Ali Bongo’s regime, rejoice in the prospect of the demise of another human being, who happens to be their political adversary? The outpouring of celebration in anticipation of the demise of Andre Mba Obame doesn't feel right to everyone. This jubilation and euphoria, with Andre Mba Obame’s illness, betrays a sense of relief that the regime would feel in the event of the disappearance of Andre Mba Obame. The Ali Bongo regime’s cannot compete with Andre Mba Obame or with the Civil Society for that matter; this is why the only language being used by the regime is the language of repression to silence any dissent. Not having a strategic response, the regime now wishes out loud that a disease does them a favor and takes their enemy away.

Unfortunately for the regime, many of Andre Mba Obame supporters and other people sympathetic to the end of the Bongo regime, consider that the fight represents an idea more than a person. Contrary to the regime that starts and end with the Bongo family, for the forces of the opposition, there is less and less emphasis on the cult of personality and more and more emphasis on the goal to be achieved which is the end of half a century of dictatorship. Mba Obame is only a voice among many; a powerful voice but a voice nevertheless. In the event that Mba Obame becomes incapacitated, the regime must rest assured that others will be picking up the mantle to carry on the fight.

The Ali Bongo regime is afraid and insecure about the possibility of losing its grip on power. That is understandable. But unfortunately for them, history is on people’s side. They have had close to half a century of rule. It is time to go. We are reminded every day how unpredictable matters of life and death are. Those celebrating Andre Mba Obame’s illness today and wishing him death may not be here tomorrow. As they say, sometimes, god has a sense a humor and the macabre dance that the regime is currently doing, wishing for Andre Mba Obame’s death, may in fact be the last dance of its own demise!



Version française


Ceux qui pensaient que le régime gabonais ne pouvait pas s'abaisser à un niveau encore plus bas, viennent de recevoir ce lundi, la preuve du contraire. Chers lecteurs, dans un barrage de clips télévisés qui sont diffusés toutes les heures, Gabon télévision présente un document, narré par un journaliste du nom d’Edgar Dziembi Doukaga, qui suggère que le pire serait à craindre pour André Mba Obame, vu son état de santé. Oui, chers lecteurs, le régime se sert d’idiots utiles comme certains journalistes de Gabon télévision pour infecter l’environnement politique national, des sentiments les plus toxiques, y compris d’un quasi désir de mort envers leur adversaire politique.

Il a suffi de la maladie d'André Mba Obame, pour qu’on assiste à des réactions de gens du régime se transformant instantanément en croque-morts prêts à mettre son corps 6 pieds sous terre. Sur Gabon Télévision, ils spéculent ouvertement qu’André Mba Obame serait quasiment sur son lit de mort. Le Ministre de l'Intérieur, Jean François Ndongou s’est même prêté à un humour noir à propos de la maladie d’André Mba Obame, en suggérant que le régime pourrait prendre des dispositions pour qu'il soit envoyé à l'étranger pour des soins médicaux. Peu importe qu’André Mba Obame vienne de rentrer de 14 mois de soins médicaux à l'étranger. Eh bien, rien ne saurait faire obstacle aux opportunités du régime de se moquer de ce dernier, au moment de sa maladie.

Il est clair que beaucoup de ceux qui soutiennent le régime actuel seraient soulagés, voire extatiques dans l’éventualité de la disparition de cet adversaire politique. On pourrait même dire que ce sentiment serait pour eux ontologique, si l'on considère le danger que représente pour ces personnes et leur pouvoir, André Mba Obame. Cependant, ce qui est inacceptable, est quand les gens qui sont censés être les gardiens des antennes nationales, contribuent davantage à exacerber un malaise national en présentant un document de célébration macabre sur la télévision nationale; se moquant d'une personne malade qui se trouve être leur adversaire politique. On peut dire que le régime Ali Bongo, en dépit de tout ce qu'il peut affirmer, est très impopulaire et que Gabon Télévision ait vocation d’être regardée par tous les Gabonais. Célébrer et se moquer de la maladie de quelqu’un, n’est certainement pas de nature à contribuer à alléger la douleur et le sentiment d'impuissance qui peuvent habiter des milliers de citoyens gabonais qui souffrent tous les jours.

Doit-on, même si on est membre du régime Ali Bongo, se réjouir de la perspective de la disparition d'un autre être humain, qui se trouve être un adversaire politique? L'effusion festive en prévision de la disparition d'André Mba Obame n’est pas bien perçue par tout le monde. Cette liesse et euphorie, face à la maladie d’André Mba Obame, trahit un sentiment de soulagement que couverait le régime en attente de la disparition d'André Mba Obame. Le régime Ali Bongo ne peut pas rivaliser avec André Mba Obame ou avec la société civile, d'ailleurs; voici pourquoi le seul langage utilisé par le régime est celui de la répression pour faire taire toute dissidence. N’ayant pas de réponse stratégique, le régime souhaite maintenant haut et fort que la maladie lui débarrasse d’un ennemi incommodant.

Malheureusement pour le régime, de nombreux partisans d’André Mba Obame et d'autres personnes sympathiques à une fin des régimes Bongo, considèrent que la lutte représente une idée bien plus qu'une personne. Contrairement au régime qui se résume et s’articule autour de la famille Bongo, pour les forces de l'opposition, il y a de moins en moins d'accent sur le culte de la personnalité et de plus en plus sur le but à atteindre qui est la fin d'un demi-siècle de dictature. Mba Obame est une voix parmi d'autres, une voix puissante, mais néanmoins une voix. Dans le cas où Mba Obame se trouverait en incapacité, le régime peut être assuré que d'autres prendront le flambeau à poursuivront la lutte.

Le régime Ali Bongo a peur et en insécurité quant à la possibilité de perdre son emprise sur le pouvoir. C'est compréhensible. Mais malheureusement pour eux, l'histoire est du côté des populations. Ils ont eu près d'un demi-siècle de pouvoir ; le moment est venu de partir. L’imprédictibilité de la vie et de la mort, nous est rappelée tous les jours. Ceux qui célèbrent la maladie d’André Mba Obame aujourd'hui et vont jusqu’à pour lui souhaiter la mort, ne seront eux-mêmes peut-être plus avec nous demain. Comme on dit, parfois Dieu a le sens de l'humour et la danse macabre que le régime est en train de faire, souhaitant la mort d'André Mba Obame, peut en fait être sa dernière danse pour sa propre mort!

Comments