CAN ONE HAVE FINANCIAL COMFORT IN GABON WITHOUT DEPENDING ON THE REGIME? PEUT-ON AVOIR UNE AISANCE FINANCIÈRE AU GABON SANS DÉPENDRE DU RÉGIME ?

 


 

 

English version

 

Are there real businessmen and women in Gabon? The question has been topical since the 80s. Indeed, if in the 70s there were still Gabonese like Allogo-Mintsa who had become rich thanks to transport and agriculture, and a few Mpongwe and Fang loggers from the Estuary who got by thanks to the family Okoumé logging concessions they exploited, it is clear that since that time, all the well-to-do people of Gabon derive their standard of living from a relatively close proximity to the regime. This was true under Omar Bongo, even more true under Ali Bongo and absolutely even more true under Brice-Clotaire Oligui-Nguema; And that's a shame.

 

With the return of the rotating festivities which will now occur on August 30th, known as the liberation day, we are also observing the unbridled return of obscure contracts by mutual agreement, awarded in a hurry to people who are often shaddy, to do often sloppy work to satisfy the flashy and tell the common people that the country is under construction. Omar Bongo proceeded in this way and his record was a patent failure. Brice-Clotaire Oligui-Nguema does exactly the same. Go to Tchibanga to check what we are saying.

 

Since Omar Bongo, we have seen emerge a very dangerous breed of businessmen in our country. They have money, a lot of money, but it has come from state contracts where shortcuts, manipulations and low scruples rule the game. With that money, they suddenly want to play real business people. But business professionalism isn’t a costume you can wear — it demands learning the craft, discipline, and ethics.

 

The truth is, such people neither understand nor respect business plans, industry data, or financial discipline. Show them a 5-year or 10-year outlook and they’ll nod, but in reality, they are already chasing the next easy state contract with kickbacks to government officials. At the start, they act bullish as long as the lucrative state contracts line their pockets. When reality bites, and their state friends are no longer in charge of these contracts, they simply dump the business — leaving behind uprooted organizations, unpaid creditors, unfinished work, and abandoned employees.

 

And here’s the darkest part: many don’t have any remorse. Their failure is not a failure of business — It is a failure of character.

 

It is appalling that in a Gabon that aspires to change for the better and to progress, Brice-Clotaire Oligui-Nguema still tolerate and surround himself with people. Money without values is a ticking time bomb. It destroys not just businesses, but lives. Brice-Clotaire Oligui-Nguema and his team must learn to spot this breed early — and walk away from them before it’s too late.

 

 

 

 

 

Version française

 

Il y a-t-il de vrais hommes/femmes d’affaires au Gabon ? La question est d’actualité depuis les années 80. En effet, si dans les années 70 il y avait encore des Gabonais comme Allogo-Mintsa qui s’étaient enrichis grâce au transport et à l’agriculture, et quelques exploitants forestiers Mpongwe et Fang de l’Estuaire qui s’en sortaient grâce aux concessions d’abattage d’Okoumé familiales qu’ils exploitaient, force est de constater que depuis ce temps, tous les gens aisés du Gabon tirent leur niveau de vie d’une proximité relativement étroite avec le régime. Ceci était vrai sous Omar Bongo, encore plus vrai sous Ali Bongo et absolument plus vrai encore sous Brice-Clotaire Oligui Nguema ; et c’est dommage.

 

Avec le retour des fêtes tournantes qui selon célèbres maintenant le 30 aout, dit fête de la libération, nous observons aussi le retour effréné des contrats obscurs de gré a gré, attribués a la va vite à des gens souvent sulfureux, pour faire des travaux souvent bâclés pour satisfaire le tape à l’œil et dire au bas peuple que le pays est en chantier. Omar Bongo procédait ainsi et son bilan a été un patent échec. Brice-Clotaire Oligui Nguema fait exactement pareille. Allez à Tchibanga vérifier ce que nous disons.

 

Depuis l'ère Omar Bongo, nous avons vu émerger dans notre pays une catégorie d'hommes d'affaires très dangereuse. Ils ont de l'argent, beaucoup d'argent, mais cet argent provient de contrats avec l'État où les raccourcis, les manipulations et le manque de scrupules font la loi. Avec cet argent, ils veulent soudainement se comporter en de véritables hommes d'affaires. Mais le professionnalisme dans les affaires n'est pas un costume que l'on peut enfiler : cela exige d'apprendre le métier, de la discipline et de l'éthique.

 

La vérité est que ces personnes ne comprennent ni ne respectent les plans d'affaires, les données sectorielles ou la discipline financière. Montrez-leur une perspective à 5 ou 10 ans, et ils hocheront la tête, mais en réalité, ils sont déjà à la recherche du prochain contrat d'État facile, avec des pots-de-vin à la clé pour les fonctionnaires. Au début, ils se montrent optimistes tant que les contrats d'État juteux remplissent leurs poches. Quand la réalité les rattrape et que leurs amis ne sont plus au gouvernement, ils abandonnent purement et simplement l'entreprise, laissant derrière eux des organisations déracinées, des créanciers impayés, des travaux inachevés et des employés abandonnés.

 

Et voici la partie la plus sombre : beaucoup n'ont aucun remords. Leur échec n'est pas un échec commercial, c'est un échec de moralité.

 

Il est effarant que dans un Gabon qui aspire au changement et au progrès, Brice-Clotaire Oligui-Nguema tolère encore et s'entoure de telles personnes. L'argent sans valeurs est une bombe à retardement. Il ne détruit pas seulement les entreprises, mais des vies. Brice-Clotaire Oligui-Nguema et son équipe doivent apprendre à repérer ce type de personnes très tôt et à s'en éloigner avant qu'il ne soit trop tard.

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