WHILE THE GABONESE ARE DISTRACTED BY STUPID DEBATES, ALBERT ONDO-OSSA THROWS A STONE IN THE POND! PENDANT QUE LES GABONAIS SONT DISTRAITS PAR DES DÉBATS DÉBILES, ALBERT ONDO-OSSA LUI, JETTE UN PAVÉ DANS LA MARE !

 



English version

 

At his press conference on August 15, 2025, Albert Ondo-Ossa made the following statement:

 

"Our problem is not oil; our problem is that the resources coming from oil exploitation are mismanaged. 17% of these oil resources go to the Bongo family, and they are managed by Henri-Claude Oyima in his damn BGFI bank. That's the reality. These 17%, added to the 30% that are allocated to Gabon, would allow us to better manage our resources. If we put all our country's resources at the service of the population—for infrastructure, for education, for health, and the rest—we will succeed. Talking about a post-oil era is not a priority right now. They're leading us down false paths to say that oil is the problem; no, the problem is not oil, but the distribution of resources, because the Bongo family continues to take 17% of our oil. That's the reality."

 

Even though the exact percentages of 17% for the Bongo family and 30% for Gabon are not easily verifiable official data, the substance of Albert Ondo-Ossa's statement—which denounces mismanagement and the appropriation of a large portion of oil revenues by the Bongo family and its entourage—is a widely shared and well-documented finding from numerous investigations and reports.

 

The "Bongo system" refers to the Gabonese governance under Omar Bongo Ondimba and later his son Ali Bongo Ondimba. This system is characterized by a mix of political power and economic control, where the ruling family and their close associates have accumulated considerable wealth since 1967, to the detriment of the state and the population.

 

For decades, numerous reports from non-governmental organizations (NGOs) and investigative journalists, such as the International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) and Africa Confidential, have highlighted the vast wealth of the Bongo family, including real estate, bank accounts, and stakes in various companies around the world. These investigations suggest that this enrichment was made possible by the siphoning of public funds.

 

BGFI Bank is often mentioned in the context of financial scandals linked to the Bongo family. Henri-Claude Oyima, the CEO of BGFI Group and current Minister of Economy for Gabon, has been a key financial player in Gabon for several decades. Companies linked to the Bongo family, such as Delta Synergie, are shareholders in this bank.

 

Gabon is one of the largest oil producers in sub-Saharan Africa. The oil sector is the engine of the country's economy. However, the national economy has suffered from a strong dependency on oil and its volatility on global markets, as well as a lack of economic diversification.

 

Although the country has considerable natural resources, a large part of the population remains poor, partly due to corruption and a poor distribution of wealth. Albert Ondo-Ossa's statement fits perfectly within this critique, asserting that the problem is not the resource itself, but its management and distribution.

 

Dear readers, this is what we should focus on. Albert Ondo-Ossa's analysis of the situation in Gabon is largely corroborated by numerous investigations and reports on corruption in the country. His point highlights a real and documented problem of the misappropriation of oil wealth for the benefit of the ruling elite, to the detriment of the country's development.

 

That's the real debate!

 

 

 

 

 

Version française

 

Pendant sa conférence de presse du 15 Aout 2025, Albert Ondo-Ossa a affirmé ce qui suit :

 

« Notre problème ce n’est pas le pétrole ; notre problème est que les ressources qui proviennent de l’exploitation du pétrole sont mal gérées. 17% de ces ressources issues du pétrole vont à la famille Bongo ; et c’est géré par Henri-Claude Oyima dans sa foutu banque BGFI. Voila la réalité. Ces 17% là, ajoutés au 30% qui sont attribués au Gabon, nous permettraient de mieux gérer nos ressources. Si nous mettons toutes les ressources de notre pays au service des populations, pour les infrastructures, pour l’éducation, pour la santé, et le reste, nous y arriverons. Parler de l’après pétrole n’est pas d’actualité pour l’instant. On nous amène vers de fausses pistes pour dire que le pétrole est un problème ; non, le problème ce n’est pas le pétrole, mais la répartition des ressources puisque la famille Bongo continue de prendre 17% de notre pétrole, voilà la réalité. »

 

Même si les pourcentages exacts de 17 % pour la famille Bongo et de 30 % pour le Gabon, ne sont pas des données officielles facilement vérifiables, le fond du propos dAlbert Ondo-Ossa, qui dénonce une mauvaise gestion et un accaparement d’une bonne partie des revenus pétroliers par la famille Bongo et son entourage, est un constat largement partagé et documenté par de nombreuses enquêtes et rapports.

 

Le système Bongo fait référence à la gouvernance gabonaise sous Omar Bongo Ondimba, puis sous son fils Ali Bongo Ondimba. Ce système est caractérisé par un mélange de pouvoir politique et de contrôle économique, où la famille au pouvoir et ses proches ont accumulé depuis 1967, une richesse considérable, au détriment de l'État et de la population.

 

Depuis des décennies, de nombreux rapports d'organisations non gouvernementales (ONG) et de journalistes d'investigation, tels que l'International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) ou Africa Confidential, ont mis en lumière le vaste patrimoine de la famille Bongo, avec des biens immobiliers, des comptes bancaires et des participations dans diverses entreprises à travers le monde. Ces enquêtes suggèrent que cet enrichissement a été rendu possible par un siphonnage des fonds publics.

 

La banque BGFI est souvent mentionnée dans le contexte des scandales financiers liés à la famille Bongo. Henri-Claude Oyima, le PDG de BGFI Group et actuelle ministre de l’Economie du Gabon, est un acteur clé de la finance au Gabon depuis déjà plusieurs décennies. Des sociétés liées à la famille Bongo, telles que Delta Synergie, sont des actionnaires de cette banque.

 

Le Gabon est l'un des plus grands producteurs de pétrole en Afrique subsaharienne. Le secteur pétrolier est le moteur de l’économie du pays. Cependant, l'économie du pays a souffert d'une forte dépendance au pétrole et de sa volatilité sur les marchés mondiaux, ainsi que de l'absence de diversification économique.

 

Bien que le pays dispose de ressources naturelles considérables, une grande partie de la population reste pauvre, en partie à cause de la corruption et d'une mauvaise répartition des richesses. La déclaration d'Albert Ondo Ossa s'inscrit parfaitement dans cette critique, en affirmant que le problème n'est pas la ressource elle-même, mais bien sa gestion et sa distribution.

 

Chers lecteurs, voici ce sur quoi nous devons nous concentrer. L’analyse d’Albert Ondo Ossa de la situation au Gabon, est largement corroborée par de nombreuses enquêtes et rapports sur la corruption au Gabon. Son propos pointe du doigt un problème réel et documenté de détournement des richesses pétrolières au profit de l'élite dirigeante, et ce, au détriment du développement du pays.

 

Voici le vrai débat !


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