ARE WE WITNESSING THE END OF ENTRYISM AS POLITICAL BAIT? ASSITONS NOUS Á LA FIN DE L’ENTRISME COMME APPÂT POLITIQUE?






English version

Entryism (also referred to as entrism, occasionally as enterism) is defined as a political strategy in which members of an organisation or party are encouraged to join another, usually more powerful at the moment, in an attempt to expand their influence and gain access to the spoils and trappings of power.

It is recognized by all observers interested in Gabonese politics, that since 1967, many Gabonese politicians have pushed mendicity to an alarming point; having totally lost all shame when it comes to claiming to be of the opposition in order to best catch the regime’s attention and being promised a ministerial position in a government of "openness". Everything, of course, facilitated by bribes from intermediaries.

How many former FEANF militants have, once having returned to Gabon, decided to join the Omar Bongo regime, naively making the promise of joining in order to better change the regime from within? Fifty years later, what is the result?

How many Morenists, Bucherons, PGPistes, UPgistes etc., quickly put away their "revolutionary" slogans to go play friendlies alongside this regime they know full well to be evil for Gabon?

Entrism had become so common, that it became automatic to think that all Gabonese becoming political actor, had as fundamentally motivation: patronage and the benefits to be derived from the prospect of a government position. There was no question here about considering politicians as those who lead the collective decision-making for the country and who guide the nation towards greater prosperity and well-being. No, in Gabon these values had become reversed, they were placing their personal, clannish, sectarian, tribal, needs above their citizenship responsibilities! Access to Government had therefore become simply a means of shelter from want and poverty. The logical consequence was that those who held power aspired to stay there; those who had had power were desperate to get back in business and those who never had it wanted to access power. All means were good to get there: betrayals, forming makeshift political parties, tribalism, Freemasonry, ritual crimes ...

With the recent consecutive refusals of Mr. Endamane and Moukagni Iwangou of joining the Bongo’s regime, we trust that the long journey fraught with pitfalls that must lead Gabon to deliverance is progressing; because in a country in such an advanced state of corruption like Gabon, to say no to a ministerial post resolutely means consciences are becoming awakened. Mr. Endamane and Moukagni Iwangou may have ended the era of the Pavlovian and compulsive reflex wanting that each appointment as minister be followed by an unqualified gratitude of the recipient. Are we living the end of an era? The signs of the time tell us "YES"!

We may be getting evidence that our collective efforts at all levels of resistance in Gabon, of sincere introspection, are gradually leading to a renaissance. Let there be a collective and individual surge in consciousness, for a patriotic uprising in Gabon. The Gabonese people are more and more into learning their citizenship; and it is a very good thing!




Version française

L’entrisme est défini comme stratégie politique selon laquelle les membres d'une organisation ou d'un parti sont encouragés à se joindre à un(e) autre, généralement ayant le pouvoir en au moment précis, en vue d’étendre leur influence et avoir accès aux bénéfices et attributs du pouvoir.

Il est reconnu par tous les observateurs intéressés par la politique Gabonaise, que depuis 1967, beaucoup d'hommes politiques Gabonais ont poussé la mendicité à un point inquiétant, ayant perdu totalement toute pudeur quand il s’agit de prétendre faire de l’opposition pour mieux racoler le pouvoir et se faire promettre une place de ministre dans un gouvernement de « grande ouverture ». Le tout, évidement, facilité par des intermédiaires backchichés.

Combien d’anciens militants de la FEANF ont, une fois au Gabon, décidé de rejoindre le régime Omar Bongo, en faisant naïvement la promesse d’aller à la soupe, pour mieux changer de régime de l’intérieur ? Cinquante ans plus tard, quel en est le résultat?

Combien d’anciens Morenistes, Bucherons, PGPistes, UPgistes etc., ont vite rangé leurs slogans « révolutionnaires » pour aller faire dans le convivial aux côtés de ce régime qu’ils savent pourtant être le mal du Gabon ?

L’entrisme était devenu si courant, qu’il était devenu automatique de penser que tous Gabonais devenant acteur politique, avait fondamentalement pour motivation: le clientélisme et les avantages qu’il pourrait tirer de la perspective d’un poste au gouvernement. Il n’était plus question ici de considérer les politiciens comme ceux qui président aux prises de décisions collectives pour le pays et qui orientent la nation vers plus de prospérité et de bien-être. Non, au Gabon les valeurs étaient devenues inversées, plaçant leurs besoins personnels, claniques, sectaires, tribaux, au-dessus de leurs responsabilités citoyennes! L'accès au gouvernement était donc devenu purement et simplement un moyen de se mettre à l'abri du besoin et de la pauvreté. La conséquence logique étant que ceux qui y étaient aspiraient à y rester ; ceux qui n'y étaient plus voulaient à tout prix revenir aux affaires et ceux qui n’y étaient point, désiraient d’y accéder. Tous les moyens étaient bons pour y arriver: trahisons, formation de partis politiques de fortune, tribalisme, franc-maçonnerie, crimes rituels...

Avec les récents refus consécutifs de Messieurs Endamane et Moukagni Iwangou de rejoindre le régime Ali Bongo, nous osons croire que le long parcours semé d’embuches qui doit mener le Gabon vers la délivrance suit sont cour et son cap ; car dans un pays en état de corruption si avancée que le Gabon, dire non à un poste ministériel signifie résolument que les consciences s’éveillent. Messieurs Endamane et Moukagni Iwangou viennent peut être de mettre fin à la prééminence du réflexe pavlovien et compulsif voulant que chaque nomination comme ministre soit suivie d’une gratitude sans réserve du récipiendaire. Vivons-nous la fin d’une époque ? Les signes du temps nous répondent « OUI » !

Nous avons peut-être la preuve que notre effort collectif, à tous les niveaux de résistance au Gabon, d’introspection sincère débouchent progressivement à une renaissance. Qu’il y ait une prise de conscience individuelle et collective, en vue d'un sursaut patriotique au Gabon. Les Gabonais s’inscrivent de plus en plus dans l'apprentissage de la citoyenneté ; et c’est une très bonne chose !

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