CHARITY MUST BEGIN WITH THE TRUTH. LA CHARITÉ DEVRAIT COMMENCER PAR LA VÉRITÉ




English version

In the recent program “Le Débat Africain (The African Debate)" by Alain Foka on RFI (Radio France Internationale), devoted to Gabon, Ali Bongo would not discuss details of his "gracious donation" to the Gabonese youth, merely asserting that this donation will only purport to the dividends gained from some financial investments allegedly made by the Bongo family.

In other words, it is only the interest generated from these investments that would be given to Gabon and not the nominal value of these investments. Dear readers, we are in the face of bullshit! Let us explain!

The world is full of real philanthropists who bequeath either part or all of their fortunes to charity, and there are terms of use that tell us that here again, as usual, Ali Bongo is engaging in deception. If he is unable to give us the details of this donation, that is because it is a fiction.

In 2010, Bill Gates and Berkshire Hathaway’s boss Warren Buffett launched the "The Giving Pledge" initiative, which was to convince their peers’ billionaires to give half of their vast fortune to charities. Since then, this group of donors has grown with more people joining such as Ted Turner the CNN founder, the mayor of New York and founder of the financial agency of the same name, Michael Bloomberg, the film director George Lucas, the founder of Oracle Larry Ellison, the one of Facebook Mark Zuckerberg, etc. In each case, the amounts transferred were immediately known and placed under the control of the Bill Gates foundation, which manages them. These billionaires did not say that they only donated the interests of a not clearly quantified fortune to a population, without telling the beneficiaries the amount of the principal sum that was to generate these interests.

In addition, already in 1997, Ted Turner offered a billion dollars to the UN (€ 746 million). He did the same in 2005, by making a further donation of $ 53 million (€ 39.6 million). These were not interests derived from anything, but the sums paid directly to the United Nations and under the control of the United Nations. These amounts were known from the time of their announcement.

In Ali Bongo’s case, he made an announcement, but carefully avoided to say what it was, how much it was, while only stating that this amount would come from certain investments: which ones? That does not concern you! How to take such nonsense seriously?

If Ali Bongo was serious, he would present to the Gabonese people a detailed inventory of what he is giving, and place the entire amount under the control of individuals inspiring a certain integrity to the people, and would give them a free hand to the procedures of allocating these funds. Outside of such an exercise of financial transparency, Ali Bongo’s announcement of that act of charity should be filed under the heading of children's fables, next to his promises of the construction of hydroelectric dams here and there, of universities here and there, and of a marina on the waterfront.

If Ali Bongo wants to donate to the Gabonese people, he could give them the simple gift of truth!



Version française

Dans la récente émission « Le Débat Africain » d’Alain Foka de RFI (Radio France Internationale), consacrée au Gabon, Ali Bongo n’a pas voulu discuter des détails de sa « gracieuse donation » à la jeunesse gabonaise, se contentant d’affirmer que cette donation ne concerne que les dividendes rapportés par certains placements financiers qu’aurait faits la famille Bongo.

En d’autres termes, ce ne sont que les produits des intérêts générés par ces placements qui seraient rétrocédés au Gabon et non la valeur nominale de ces placements. Chers lecteurs, nous sommes en plein foutage de gueule, nous nous en expliquons !

Le monde est plein de vrais mécènes qui lèguent soit une partie, ou la totalité de leur fortune pour des œuvres de charité, et il y a des modalités d’usages qui nous apprennent qu’ici encore, comme à son habitude, Ali Bongo raconte des salades. S’il est incapable de nous donner les détails de cette donation, c’est que celle-ci n’est que fiction.

En 2010, Bill Gates et le patron de Berkshire Hataway, Warren Buffett, lançaient l’initiative «The Giving Pledge», qui consistait à convaincre leurs pairs milliardaires de donner la moitié de leur immense fortune à des organisations caritatives. Depuis, ce groupe de donateurs s’est élargie avec l’adhésion de personnes comme Ted Turner le fondateur de CNN, le maire de New York et fondateur de l'agence financières qui porte son nom, Michael Bloomberg, le réalisateur de cinéma George Lucas, le fondateur d'Oracle Larry Ellison, celui de Facebook Mark Zuckerberg, etc. Dans chacun de ces cas, les sommes cédées étaient immédiatement connues et placées sous le contrôle de la fondation de Bill Gates, qui les gèrent. Ces milliardaires n’ont pas dit qu’ils ne cédaient que les intérêts d’une fortune non clairement quantifiée à une population, sans dire aux bénéficiaires le montant de la somme principale qui doit générer ces intérêts.

En outre, déjà en 1997, Ted Turner avait offert un milliard de dollars à l'ONU (746 millions d'euros). Il récidivait en 2005, en faisant un nouveau don de 53 millions de dollars (39,6 millions d'euros). Ce n’était pas des intérêts tirés de quoi que ce soit, mais des sommes versées directement aux Nations-Unis et sous le contrôle des Nations-Unis. Ces sommes étaient connues dès le moment de leur annonce.

Dans le cas Ali Bongo, on fait une annonce, mais on évite soigneusement de dire de quoi il s’agit, de combien il s’agit, tout en affirmant que cette somme proviendrait de certains placements: lesquels ? Ça ne vous regarde pas ! Comment prendre de telles conneries au sérieux ?

Si Ali Bongo était sérieux, il présenterait aux Gabonais un inventaire détaillé de ce qu’il cède, placerait la totalité de ce montant sous le contrôle de personnes inspirant au peuple une certaine probité, et leur laisserait carte blanche pour les modalités d’attribution des sommes engagées. En dehors de cet exercice de transparence financière, l’annonce d’acte de charité d’Ali Bongo devrait être rangée dans la rubrique des contes pour enfants, à côté des promesses de construction de barrages hydroélectriques ici et là, d’universités ici et là et de marina sur le front de mer.

Si Ali Bongo veut faire un don au peuple Gabonais, qu’il lui fasse le don très simple de la vérité !

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