JONATHAN NDOUTOUME NGOME ANSWERS TO DOUGUELI! JONATHAN NDOUTOUME NGOME RÉPOND Á DOUGUELI!

Docteur Jonathan Ndoutoume Ngome


Dans sa dernière parution, l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans un article signé de Georges Douguéli, affirme que les Gabonais sont racistes et xénophobes. Selon l’auteur de l’article, le comportement raciste et xénophobe se manifeste surtout à l’égard de la communauté béninoise et que cela s’est vérifié à travers l’incendie de l’Ambassade du Bénin dans la nuit du 12 au 13 avril 2015 après l’annonce du décès de m. André Mba Obame.

Mon intention n’est pas de revenir sur tous les arguments qui ont été avancés par l’auteur du papier. Mais, je voudrai faire quelques observations tout en posant quelques questions.
La première observation est que le terme ou le qualificatif de raciste me semble impropre. Les Gabonais sont de race noire tout comme la majorité des Africains du sud du Sahara. En quoi un Noir peut-il manifester du racisme à l’égard d’un autre Noir ? Je pense que M. Géorges Douguéli et Jeune Afrique ont là un problème de définition du racisme.

La deuxième observation est que depuis 2009, Jeune Afrique n’a jamais cessé d’attiser les haines ethniques au Gabon en publiant les articles, les reportages et les publi reportages tendancieux en s’en prenant à l’ethnie majoritaire au Gabon, c’est-à-dire les Fang. Et comme cela ne suffit pas le groupe Jeune Afrique s’en prend cette fois à tous les Gabonais qu’il traite de racistes et xénophobes.

Des accusations graves de ce genre sont portés à l’endroit des Gabonais, sans que le Gouvernement ou la Présidence de la République ne réagissent pour ne ce reste que condamner ce groupe de presse. Eux qui ont pour mission de défendre et de protéger les Gabonais et le Gabon. Ce mutisme des autorités gabonaises peut laisser croire qu’elles se reconnaissent dans les accusations portées par Jeune Afrique sur les Gabonais si ce ne sont pas elles qui commandent de tels articles. Aussi, le silence des intellectuels gabonais me parait également blâmable lorsque l’honneur de tout un peuple est souillé à la face du monde. Aux Gabonais, les vrais, de comprendre qu’il n’y a plus personnes pour les défendre.

Il faut tout de même que Jeune Afrique et son journaliste, M. Douguéli, sachent que le Gabon est frontalier à quatre pays. Il s’agit du Cameroun au nord, de la Guinée Equatoriale au nord-ouest, du Congo Brazzaville au nord-est, à l’est et au sud-est, et enfin la Guinée Equatoriale (l’ile d’Annobon) et Sao Tome et Principe au large des cotes gabonaises.

Le Gabon est donc lié à jamais à ces pays voisins par l’histoire, la géographie, la sociologie et l’économie. Le Gabon n’oublie pas dans l’histoire de sa construction, l’apport des ressortissants d’autres pays africains, notamment la construction du chemin de fer et les travaux d’aménagement de Libreville pour accueillir le sommet de l’OUA en 1977.

Les Gabonais vivent donc depuis longtemps avec les étrangers. Certains quartiers des grandes villes au Gabon portent la toponymie des villes ouest africaines. Ils sont nombreux les Gabonais et les Gabonaises qui sont mariés avec des personnes étrangères (Africains, Occidentaux et asiatiques). Où est donc le racisme et la Xénophobie dont fait état Jeune Afrique ?

Le véritable problème se situe aujourd’hui dans le comportement arrogant et méprisant des nouveaux étrangers qui se disent plus Gabonais que les Gabonais de souche, du fait de leur positionnement dans l’appareil de l’Etat et dans le tissu économique du pays où la part belle leur est réservée au détriment des nationaux. D’où les frustrations actuelles qui ne sauraient être du racisme ou de la xénophobie.
Même l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, à travers son Chargé d’Affaire, avait reconnu l’année dernière au cours d’une conférence de presse, que l’un des problèmes du Gabon est la population étrangère qui se situe autour de 40% de la population totale. Or, le seuil admis par les instantes internationales se situent entre 7% et 10%.

Il serait souhaitable, puis ce que chacun revient toujours de quelque part, que Georges Douguéli, qui revient du Cameroun et du Bénin, publie dans le prochain numéro de Jeune Afrique :
1-le nombre d’étrangers qui occupent des postes de responsabilité à la Présidence de la République camerounaise ;

2-le nombre d’étrangers qui siègent dans le Gouvernement camerounais comme ministres ;
3-le nombre d’expatriés chauffeurs de taxi, le nombre d’étrangers fondateurs d’établissements primaires, secondaires et supérieurs au Cameroun ;
4-Pourquoi les commerçants syro-libanais ont-ils quitté le Cameroun ?
5-Que Georges Douguéli et Jeune Afrique donnent le nom et la nationalité d’origine du président du comité d’organisation de la CAN 2019 au Cameroun.

Mais enfin, pourquoi faut-il imposer au Gabon et aux Gabonais ce qui est refusé dans d’autres pays ?
Cette interrogation, pour y répondre, me donne envie de conclure que Jeune Afrique est l’un des instruments que certains utilisent dans leur dessein de construire sur la terre du Gabon, une autre nation avec des populations importées numériquement majoritaire par rapport aux Gabonais de souche.

C’est pour cela qu’on assiste depuis deux ans à la régularisation massive des étrangers et plus tard, peut être à leur naturalisation. L’article de Jeune Afrique est donc un message subliminal qui fait croire aux Gabonais d’adoption et aux étrangers vivant au Gabon qu’ils ne sont en sécurité qu’avec le pouvoir actuel. C’est en fin de compte une consigne future de vote aux Gabonais d’adoption afin qu’ils ne choisissent que ceux qui sont censés garantir leur sécurité. Ce qui me semble érroné.
C’est pourquoi aucune autorité ne réagit lorsqu’un conseiller du Chef de l’Etat appelle à l’extermination d’une des ethnies du Gabon;

C’est la raison pour laquelle ni le Gouvernement, ni la Présidence de la République, encore moins le CNC ne réagit lorsque Jeune Afrique traite les Gabonais de racistes et xénophobes.
Mais, dans l’histoire des hommes comme dans celle des nations, aucun peuple étranger n’a dominé ni vaincu définitivement une population autochtone. L’invasion de l’Europe centrale et du sud par les puissances arabo-musulmanes à vu les Européens prendre leur revanche en repoussant les Arabes aux confins de la Méditerranée pour s’établir dans l’actuel Maghreb.

Dr Jonathan NDOUTOUME NGOME

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