HAVE WE FORGOTTEN THE FORGOTTENS, THAT IS TO SAY THE INCARCERATED OF THE EVENTS OF 15 AOUT 2012? AVONS-NOUS OUBLIÉ LES OUBLIÉS, C'EST-Á-DIRE LES DÉTENUS DES ÉVÈNEMENTS DU 15 AOUT 2012?


Lawyers for the presumed protestors; Paulette Oyane-Ondo to the left and Lubin Ntoutoume to the right, surrounded by the families of the incarcerated
Les avocats des détenus; Paulette Oyane-Ondo sur la gauche et Lubin Ntoutoume à droite, entourés des familles des personnes incarcérées.
(photo gabonreview)





English version


This is a message from Paulette Oyane Ondo who is not only a member of the movement "Ça Suffit Comme Ça", but also an attorney; regarding the continuous incarceration of the presumed demonstrators of 15 august 2012.


Dear All,

The plight of suspected protesters of August 15, 2012continues.

By law, the incarcerated should have been tried within a period of 3 months from the Notice of Appeal.

Some had appealed in September 18, 2012, other on September 19, 2012 and the remaining on 24 September 2012.

The incarcerated would have had to be judged for each appeal on December 18, 2012 for some, for others on 19 December 2012 and finally those who had appealed on September 24, 2012 would have been judged on December 24, 2012.

Unfortunately, the time for appeal has been exhausted and the incarcerated were not judged, because the prosecution of the Republic had not taken the necessary measures to this end.

I have petitioned the prosecutor by a correspondence dated on 27 December 2012 to expressed my indignation to her and demand the immediate release of the suspected demonstrators of August 15, 2012, as required by the rule of law.

I also informed the Minister of Justice and Human Rights by correspondence dated on December 31, 2012 to protest to her about this denial of justice and demand the immediate release of the suspected demonstrators of August 15, 2012, as required by the rule of law.

I have finally contacted the President of the Republic to express my deep disappointment and also ask for the statutory release of the alleged demonstrators of August 15, 2012, as also required by the rule of law while reminding him that as President of the Republic, he is statutorily the first protector of human Rights of the Republic.

My correspondence addressed to the President of the Republic is dated January 4, 2013 and was transmitted to him under the care of a bailiff on January 8, 2013.

All these steps have remained unanswered.

The Center for the Promotion of Democracy and the Defense of Human Rights has therefore decided to bring this matter to the international level.

Indeed, the CDDH Gabon has sent a complaint against Gabon to the United Nations Council of Human Rights regarding gross and systematic violations of human rights.

This request by CDDH GABON to alert the United Nations Council of Human Rights will be published in full by the Weekly ECHO DU NORD on Monday, January 21, 2013 in the form of a detachable notebook, collector's edition.

All the actions taken by the CDDH for the release of the suspected protesters of August 15, 2012 will be brought to your attention, until their release.

Barrister Paulette Oyane-Ondo

Lawyer at the gabonese Bar

President of the Gabonese DGSC




Version française


Voici un message de Paulette Oyane Ondo qui est non seulement un membre du mouvement "Ça Suffit Comme Ça", mais aussi avocate; concernant l'incarcération continue des présumés manifestants du 15 août 2012.



Chers Tous,

Le calvaire des présumés manifestants du 15 aout 2012 continue.

Selon la loi, les appelants auraient dû être jugés dans dans un délai de 3 mois à compter de leur déclaration d'appel.

Certains ont fait appel le 18 septembre 2012, d'autres le 19 septembre 2012 et le reste le 24 septembre 2012.

Les appelants auraient donc dû être jugés en appel pour les uns le 18 décembre 2012, pour les autres le 19 décembre 2012 et enfin pour les appelants du 24 septembre 2012 le 24 décembre 2012.

Malheureusement, les délais d'appel sont épuisés et les appelants n'ont pas été jugés, du fait du Parquet de la République qui n'a pas accompli les diligences nécessaires à cette fin.

J'ai saisi le Procureur de la République par une correspondance en date du 27 décembre 2012 pour m'en indigner auprès d'elle et demander la libération d'office des appelants présumés manifestants du 15 aout 2012, comme l'exige la règle de droit.

J'ai également saisi le Ministre de la Justice et des droits humains par correspondance en date du 31 décembre 2012 pour protester auprès d'elle de ce déni de justice et demander la libération d'office des appelants présumés manifestants du 15 aout 2012, comme l'exige la règle de droit.

J'ai enfin saisi le Président de la République pour m'en émouvoir aussi auprès de lui et demander le libération d'office des appelants présumés manifestants du 15 aout 2012, comme l'exige également la règle de droit tout en lui rappelant qu'en tant que Président de la République, il est statutairement le 1er protecteur des droits de l'Homme de la République.

Ma correspondance adressée au Président de la République est datée du 4 janvier 2013 et lui a été transmise par les soins d'un Huissier de Justice le 8 janvier 2013.

Toutes ces démarches sont restées vaines.

Le Centre pour la Promotion de la Démocratie et la Défense des Droits de l'Homme a donc décidé de porter cette affaire au niveau international.

En effet, le CDDH Gabon vient de saisir le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies d'une plainte contre le Gabon pour violations flagrantes et systématiques des droits de l'Homme.

Cette requête du CDDH GABON saisissant le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies sera publiée in extenso par l’Hebdomadaire ÉCHOS DU NORD du Lundi 21 janvier 2013 sous la forme d'un cahier détachable, édition collector.

Toutes les actions entreprises par le CDDH pour la libération des appelants présumés manifestants du 15 aout 2012 seront portées à votre connaissance, jusqu'à leur libération.

Maître Paulette Oyane-Ondo

Avocate au Barreau du Gabon

Présidente du CDDG Gabon

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