ABOUT THE FALL OF OIL PRICES, REGIS IMMONGAULT IS DELIBERATELY LYING TO THE GABONESE PEOPLE. À PROPOS DE LA CHUTE DU PRIX DU PÉTROLE, RÉGIS IMMONGAULT MENT DÉLIBÉREMENT AUX GABONAIS

Regis Immongault (photo: Gabonreview)




English version

Régis Immongault has once again demonstrated that the Bongo regime is a gathering of scoundrels and low life individuals because at the time when the country is facing a serious economic crisis due to various factors intrinsic to the regime’s management, that the sharp fall the price of oil has exposed; he found nothing better than to state the following enormity after the lowering by Fitch of Gabon’s rating.

"This revision is part of the general repricing of the rating of oil exporting countries, due to the fall in oil prices"

Understand, dear readers, that Regis Immongault is trying to tell you that Fitch has reclassified downwards the oil exporting countries. However, this assertion is easily verifiable and that is what we have done by examining Fitch notes for oil exporting countries in 2013 and 2014, in order to verify the claims by Mr. Immongault. If what he said is true, we should observe that in 2014, the average of these countries would be expected to be sharply lower than that of 2013. We considered the top 30 of these countries for this verification.

The top 30 oil exporters is composed of: Saudi Arabia, Russia, Iran, Nigeria, the United Arab Emirates, Angola, Iraq, Venezuela, Norway, Mexico, Canada, Kazakhstan, Kuwait, Libya, Qatar, Algeria, Azerbaijan, the United Kingdom, Oman, Brazil, Colombia, Sudan, Ecuador, Indonesia, Equatorial Guinea, Australia, the Republic of Congo, Malaysia, Gabon and Vietnam. By checking the ratings by Fitch for these 30 countries in 2013 and 2014, there are only four of these countries that have seen their rating downgraded in 2014: Russia, Venezuela, the United Kingdom and Gabon. In 2014, four countries saw their rating improved compared to the previous year: Saudi Arabia, Mexico, Colombia and Ecuador. The remaining countries have maintained the same rating as the previous year.

So dear readers, let us ask the question: when Regis Immongault says that the drop in Gabon’s rating is due to the "general repricing of the rating of oil exporters," what does that mean? No general downward repricing of these countries has been observed in the ratings assigned to them by Fitch. We therefore do not hesitate to conclude that on this point, the Gabonese Minister is talking nonsense and that the downgrading of the rating of Gabon, as Fitch explained, comes from a series of endogenous factors in Gabon that undermine the trust this agency has in the ability of Gabon to meet its financial obligations; in a particular situation of drastically lower oil prices.

As explained by Fitch in the statement announcing the downgrading of Gabon, the fall in oil prices will have different impacts depending on whether producers are prepared or not. In the case of countries like Saudi Arabia or the United Arab Emirates, this fall will have a limited impact because they are better prepared and have sufficient financial reserves to face a decrease in cash returns. But Gabon, as recalled by the Fitch agency, has no financial flexibility and any reduction in financial income will be devastating for the whole economy because oil still represents the main resource from which Gabon derives its revenues.

It's not by talking nonsense that Regis Immongault will contribute in building a more reassuring picture of the situation of the Gabonese economy. Everyone knows that the commodities market operates in cycles and that between increases and decreases in price, it is the duty of producing countries to prepare accordingly; something that Gabon has never thought of. Proponents of the regime spend their time hiding the truth. But there is a principle on which they will always crash: the principle of reality. This principle has a thick skin and always ends up winning against all impostors.



Version française

Régis immongault vient une nouvelle fois de démontrer que le régime Ali Bongo soit un rassemblement d’individus sans foi ni loi, car au moment où le pays affronte une grave crise économique à cause de divers facteurs de gestion intrinsèques au régime, que la chute brutale du prix du baril de pétrole est venue exposer; lui n’a trouvé rien de mieux que d’affirmer l’énormité suivante suite à l’abaissement par l’agence Fitch, de la notation du Gabon:

«Cette révision entre dans le cadre du repricing général de la notation des pays exportateurs de pétrole, du fait de la chute des cours pétroliers»

Comprenez, chers lecteurs, que Régis Immongault soit en train de vouloir vous dire que l’agence Fitch ait réclassifié à la baisse les pays exportateurs de pétrole. Mais seulement, cette assertion est facilement vérifiable et c’est ce que nous avons fait en examinant les notes Fitch des pays exportateurs de pétrole en 2013 et 2014, de manière à vérifier les dires de Monsieur Immongault. Si les propos de ce dernier sont exacts, on devrait observer qu’en 2014, la moyenne de ces pays devrait se situer en nette baisse de celle de 2013. Nous avons considéré le top 30 de ces pays pour cette vérification.

Le top 30 des pays exportateurs de pétrole est composé de: l'Arabie saoudite, la Russie, l'Iran, le Nigeria, les Émirats Arabes Unis, l’Angola, l'Irak, le Venezuela, la Norvège, le Mexique, le Canada, le Kazakhstan, le Koweït, la Libye, le Qatar, l'Algérie, l’Azerbaïdjan, le Royaume-Uni, Oman, le Brésil, la Colombie, le Soudan, l'Équateur, l'Indonésie, la Guinée Equatoriale, l'Australie, la République du Congo, la Malaisie, le Gabon et le Vietnam. En vérifiant les notations de l’agence Fitch pour ces 30 pays en 2013 et 2014, on relève que seuls 4 de ces pays ont vu leur note abaissée en 2014 : la Russie, le Venezuela, le Royaume-Uni et le Gabon. En 2014, 4 pays ont vu leur note améliorée par rapport à l’année précédente: l’Arabie Saoudite, le Mexique, la Colombie et l’Equateur. Le reste des pays ont conservé la même note que l’année précédente.

Alors chers lecteurs, posons-nous la question : quand Régis Immongault affirme que la baisse de la notation du Gabon provient du « repricing général de la notation des pays exportateurs de pétrole », de quoi parle-t-il ? Aucun repricing général à la baisse de ces pays n’a été observé dans les notations que leur attribue l’agence Fitch. Nous n’hésitons donc pas à conclure que sur ce point, le Ministre Gabonais raconte des âneries et que la baisse de la notation du Gabon, comme Fitch l’a expliqué, provient d’une série de facteurs endogènes au Gabon qui ébranlent la confiance de cette agence dans les capacités du Gabon à faire face à ses obligations économiques dans une conjoncture particulière de baisse drastique du prix du baril de pétrole.

Comme l’a expliqué l’agence Fitch dans son communiqué annonçant la baisse de la notation du Gabon, la chute du prix du baril aura des impacts différents selon que les producteurs soient préparés ou non. Dans le cas des pays comme l’Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes Unis, cette chute n’aura qu’un impact limité car ils sont mieux préparés et ont des réserves de devises suffisantes pour affronter une diminution de retour en trésorerie. Mais le Gabon, comme nous l’a rappelé l’Agence Fitch, n’a aucune marge de manœuvre financière et toute diminution des rentrées financières sera dévastatrice pour l’ensemble de l’économie, car le pétrole représente encore la principale ressource dont le Gabon tire ses revenus.

Ce n’est pas en racontant des bêtises que Régis Immongault va contribuer à dresser une image plus rassurante de la situation de l’économie gabonaise. Tout le monde sait que le marché des matières premières opère de manière cyclique, et qu’entre les hausses et les baisses des prix, il appartienne aux pays producteurs de se préparer en conséquence ; chose à laquelle le Gabon n’a jamais pensé. Les tenants du pouvoir passent leur temps à escamoter la vérité. Mais il y a un principe sur lequel ils butteront toujours : le principe de réalité. Ce principe a la peau dure et finit toujours par s’imposer face à tous les imposteurs.

Comments


  1. En réaction à la publication, par le comité de notation de l’agence FitchRatings, de la notation souveraine actualisée du Gabon le 05 décembre dernier, Monsieur Régis IMMONGAULT, Ministre de l’Economie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective a, dans une interview accordée à jounal l’Union, contesté les arguments développés par Fitch.

    Cette intervention de Monsieur le Ministre, fondée sur un argumentaire cohérent et crédible, a suscité quelques commentaires étranges et très souvent confus par une certaine presse visiblement en quête de sensation émotionnelle forte.

    Cette absence de discernement mérite d’être corrigée afin d’éviter toute confusion et surtout de rétablir la vérité. D’où la nécessité d’apporter ces quelques précisions aux propos pourtant clairs de Monsieur le Ministre. Ce qui permet d’éviter toute interprétation erronée.

    Notons qu’à l’entame de son propos, Monsieur le Ministre a tenu à présenter, dans un premier temps, le contexte général dans lequel est intervenue l’actualisation de la notation souveraine du Gabon. Il a en toute logique abordé la question de la chute des prix du pétrole observée depuis juin 2014. L’ampleur de cette chute laisse naturellement présager des effets négatifs sur les finances publiques pour les pays pétroliers. Ainsi, les agences s’interrogent sur les capacités de ces pays à honorer leurs engagements et à poursuivre leurs programmes d’investissement.

    C’est ce contexte général qui conduit aujourd’hui les agences de notation à procéder à l’actualisation des notes attribuées aux pays producteurs de pétrole. Toute chose qui parait normal compte tenu de la sensibilité des revenus pétroliers sur ces économies.

    Le hasard du contexte a voulu que le processus de repricing démarre avec le Gabon. La note BB- a ainsi été maintenue mais assortie d’une « perspective d’évolution » qui passe de stable à négative.

    Le Gabon n’est pas le seul pays dont l’économie est fortement dépendante des revenus pétroliers. C’est ce qui a fait dire à Monsieur le Ministre IMMONGAULT que d’autres pays pétroliers, pourraient également voir leur note baisser dans les prochaines semaines.

    Il n’a nullement affirmé que les notes souveraines des pays pétroliers avaient été revues à la baisse. Il n’insinue pas plus que repricing général signifie processus de révision à la baisse des notes des Etats. Il convient plutôt de comprendre que ce processus vise à s’assurer que les notes attribuées aux pays pétroliers, avant la chute des cours, reflètent aujourd’hui la réalité de ces économies.

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  2. S’agissant particulièrement de la note actualisée du Gabon, le Ministre n’a pas tenté de masquer les arguments développés par Fitch pour justifier « la perspective négative ». Bien au contraire, il s’est appuyé sur ces arguments pour démontrer le caractère précipité et discutable de la décision.

    Décision précipitée, car sur la base de certaines analyses les cours du pétrole ne sauraient se situer durablement en deçà 65 USD. Le département américain de l’Energie (US EIA) table pour un baril de pétrole en moyenne de 68,1 USD en 2015, Morgan Stanley et la société Générale prévoient 70 USD, tandis que la BNP mise sur 77 USD.
    Il y a lieu de préciser également que les coûts de production du pétrole de schiste sont estimés à 65 USD selon la BNP.

    Plus globalement, l’enquête mensuelle de Reuters réalisée auprès de certains analystes table même sur un prix du baril à 82,5 USD, soit un peu plus que le niveau arrêté dans le projet de loi de finances 2015.

    Concernant le caractère discutable de la notation, le Ministre démontre que le Gouvernement a anticipé la baisse des cours dans le projet de loi de finances 2015. En effet, dans ce projet de loi, il est prévu une réserve de précaution d’environ 200 milliards de Fcfa pour faire face à une conjoncture pétrolière défavorable, sans remettre en cause la mise en œuvre du PSGE.

    Ce mécanisme novateur de gestion des finances publiques permet aussi d’éviter un recours systématique à la loi de finances rectificative en cas de mauvaise conjoncture.

    Grâce à ce mécanisme, dont le caractère récent laisse sceptiques les « experts» de la presse à sensation qui disons-le sont plutôt réfractaires à toute idée positive, le budget de l’Etat peut s’accommoder à un baril de pétrole à 65 USD. Avec davantage de rigueur dans la gestion de la dépense, la mise en œuvre réussie des grands chantiers du PSGE ne serait nullement ébranlée.

    Nos « experts » ont oublié de rappeler que Fitch considère aussi la situation intérieure du pays comme un risque potentiel. Cette analyse, comme les autres, est contestée par Monsieur le Ministre, qui met exergue les actions mises en œuvre par le Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, pour renforcer la bonne gouvernance et la transparence. La tenue récente des élections sénatoriales dans les conditions de parfaite transparence démontre que le Gabon ne saurait présenter une « perspective négative ». Le silence assourdissant de nos « experts » est la preuve que l’argumentaire de Fitch, loin d’être une religion, peut être sujet à discussion.

    C’est l’intime conviction de Monsieur le Ministre. Elle est confortée par la perception de l’agence MOODDY’s qui vient d’attribuer au Gabon la note Ba3 avec une perspective stable. Sur ce point précis, les réactions de nos « experts » sont vivement attendues.

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  3. A Madame Victoire Amogho Matope,

    L’économie est une science et elle fonctionne suivant des règles. On ne peut continuellement vouloir enfumer les gens. La situation du Gabon est palpable et visible à tous. Libre à vous et aux vôtres d’estimer que les choses soient économiquement stables. La réalité vous rattrapera.

    Néanmoins merci de nous avoir rendu visite

    Charlie

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