PRESS RELEASE OF LAWYER PAULETTE OYANE ONDO. COMMUNIQUÉ DE L’AVOCATE PAULETTE OYANE ONDO

Bruno Mboulou Beka




English version

ASSASSINATION OF MR MBOULOU BEKA BRUNO

As everyone knows, Mr. Mboulou was killed by the security forces who shot him on 20 December 2014.

The tactics of the security forces was not to leave behind traces of their misdeeds. That is why they were collecting all the bodies that fell under their bullets and took them away.

The crowd noticed this process and when Mboulou fell under the Gabonese State’s bullets, and that the security forces undertook to retrieve his body, they intervened and prevented mischief. They stopped a taxi that was passing by and who agreed to take Mr. Mboulou, who was still breathing, to the hospital. Some brave Gabonese decided to accompany him and ride in the taxi. This was around 3:00 pm.

The taxi is intercepted before arriving at the hospital by the security forces that captures the body of Mr. Mboulou and take it to Gros Bouquet. The taxi driver and the other passengers were also taken into custody.

While the crowd was helping to save the life of Mr. Mboulou, his parents, who were present when the Gabonese State shot him, took another means of transport to also go to the general hospital, where they waited in vain.

One of Mboulou brothers was preparing for a wedding in which Mr. Mboulou was to participate, did not know what was happening, called on his mobile phone at 7:30 p.m., to tell him that he was late and the ceremony was to begin soon. He is surprised to hear on the other end of the line, the voice of a gendarme who replied very casually to him to go to Gabosep.

The whole Mboulou family went there and discovered their son and brother dead and completely undressed, what he was wearing when he was put in a taxi was not found.

Mboulou's parents left Gabosep without a word. They discovered, horrified, the prosecutor, speaking of their son on television.

They discovered even more horrified, the Gabonese government misrepresenting the facts of the case by pinning this assassination on the people who have made an attempt to rescue their son and save his life, as it is the security forces that murdered their children in front of their own eyes.

The parents, who are staying dignified but determined, although they do not stand the cynicism of the Gabonese State, naively ask a few questions:

1) Why the Gendarmerie seized the body of Mr. Mboulou and kept it from 3:00 to 7:30 pm on its premises, given that when they took the body of Mr. MBOULOU BEKA BRUNO, he was still breathing?

2) Why the gendarmerie, while the taxi driver and other Gabonese showed solidarity, trying to save the life of their son by bringing him to the hospital, prevented this humanitarian act ?

3) Why did she Gendarmerie not take care of their son’s health to the extent that they had taken his body by force, the least of things was to treat him?

4) Why the Gabonese State performed the autopsy of their son without telling them? They learned this on television.

As a result, the MBOULOU BEKA BRUNO family:

a) Refutes all that has been done by the prosecutor: autopsy, indictment of people who wanted to rescue their child, etc.

b) The Gabonese State apparently having a particular interest in MBOULOU BEKA BRUNO’s body, the famility leaves him to them, as long as a contradictory autopsy is performed by a doctor of their choice known for his skills.

The rest, I decided not to publish.

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Version française

ASSASSINAT DE MR MBOULOU BEKA BRUNO

Comme tout le monde le sait, Mr Mboulou a été tué par les forces de l'ordre qui ont tiré sur lui le 20 décembre 2014.

La tactique des forces de l'ordre consistait à ne pas laisser derrière elles, des traces de leurs méfaits. C'est pourquoi elles ramassaient tous les corps qui sont tombés sous leurs balles et les emportaient.

La foule a remarqué ce manège, et lorsque Mboulou tombe sous les balles de l'Etat Gabonais, et que les forces de l'ordre entreprennent de récupérer son corps, elle s'interpose et empêche le méfait. Elle arrête un taxi qui passait par là et qui accepte d'amener Mr Mboulou, qui respirait encore, à l'hôpital. De braves gabonais décident de l'y accompagner et montent dans le taxi. Il était environs de 15h.

Le taxi est intercepté avant son arrivée à l'hôpital par la Gendarmerie qui saisit le corps de Mr Mboulou et l'amène au Gros Bouquet. Le chauffeur du taxi et les autres passagers sont mis aux arrêts.

Pendant que la foule aidait à sauver la vie de Mr Mboulou, ses parents qui étaient présents quand l'Etat gabonais lui a tiré dessus, empruntent un autre moyen de transport pour aller également à l'hôpital général, où ils ont attendu en vain.

Un des frères de Mboulou s'occupait des préparatifs d'un mariage auquel Mr Mboulou devait prendre part, ne savait pas ce qui se passait, l'appelle sur son téléphone mobile à 19H30, pour lui faire remarquer qu'il est en retard et que la cérémonie va bientôt commencer. Il est surpris d'entendre, à l'autre bout du fil, la voix d'un gendarme qui lui répond avec beaucoup de désinvolture de se rendre à Gabosep.

Toute la famille de Mboulou s'y rend et y découvre leur fils et frère mort et complètement déshabillé, ce qu'il portait quand il a été mis dans un taxi est introuvable.

Les parents de Mboulou ont quitté Gabosep sans mot dire. Ils découvrent, horrifiés, le Procureur de la République, parlant de leur fils à la télévision.

Ils découvrent encore plus horrifiés, l'Etat gabonais dénaturant les faits de la cause en faisant passer pour des assassins les personnes qui ont porté secours à leur fils, pour tenter de lui sauver la vie, alors que ce sont les forces de l'ordre qui ont assassiné leur enfant sous propres leurs yeux.

Les parents qui restent dignes mais déterminés, bien que ne supportant pas le cynisme de l'Etat gabonais, se posent naïvement quelques questions:

1) Pourquoi la Gendarmerie a saisi le corps de Mr Mboulou et l'a gardé de 15h à 19H30 dans ses locaux, alors qu'au moment où elle a saisi le corps de Mr MBOULOU BEKA BRUNO, celui-ci respirait encore ?

2) Pourquoi la Gendarmerie, alors que le chauffeur de taxi et les autres gabonais avaient montré un élan de solidarité, en tentant de sauver la vie de leur fils en l'amenant à l'hôpital, a-t-elle empêché cet acte humanitaire?

3) Pourquoi la Gendarmerie n'a-t-elle pas fait soigner leur fils dans la mesure où elle avait pris son corps par la force, la moindre des choses était de le soigner ?

4) Pourquoi l'Etat Gabonais a-t-il pratiqué l'autopsie de leur fils sans les en avertir? Ils ne l'ont appris qu'à la télévision.

En conséquence de quoi, la famille de MBOULOU BEKA BRUNO:

a) Réfute tout ce qui a été fait par le Procureur de la République: autopsie, mise en accusation des personnes qui ont voulu porter secours à leur enfant, etc.

b) L'Etat gabonais ayant apparemment un intérêt particulier pour le corps de MBOULOU BEKA BRUNO, elle le lui laisse, tant qu'une autopsie contradictoire n'est par pratiquée par un médecin de leur choix bien connu pour ses compétences.

La suite, j'ai décidé de ne pas la publier.

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