THE DUTY TO MEMORY IS NEEDED: PRESS RELEASES FROM THE LAWYER PAULETTE OYANE ONDO AND JEAN DE DIEU MOUKAGNI-IWANGOU. LE DEVOIR DE MEMOIRE S’IMPOSE: COMMUNIQUÉS DE L’AVOCATE PAULETTE OYANE ONDO ET DE JEAN DE DIEU MOUKAGNI-IWANGOU

Photo: MOE




English version

ALERT ALERT ALERT ALERT ALERT ALERT ALERT ALERT

Since this morning I am receiving people in distress and people who simply witnessed the atrocities committed yesterday by the Gabonese security forces, for example the fact that they were picking up the people they killed. Thus, in PK5, they killed five people and took away 4 immediately, they could not pick up the fifth person killed: the crowd got involved to the point that there were a clash between the crowd with bare hands and the security forces. It is in these circumstances that the fifth body was kept by the crowd, considering also that the security forces were left out of ammunition.

I also received a woman who told me of the disappearance of her 15 year old son.

Yesterday at approximately 6:00 pm, she asked her son to take out the trash and to go throw it instead at the location arranged for this purpose. This place is located on the edge of the public road at a place called Pipermint in Akébé Ville. The family does not live far away from there. The teenager took the trash to go throw it at the specified location. Meanwhile, she went about her household duties. But her was not coming back, at around 7:00 pm, she began to worry and went out to look for her son in that area.

By asking questions left and right, she was told that indeed his son came to throw the trash, and that in doing so the security forces were passing by and simply kidnapped him. The locals who witnessed the scene and one of them who had a car, decided to carefully follow the security forces to see what would happen to the child. The security forces took the boy to the place of detention called "La Fopi."

The child is called Nkoghé Mvé Nkoghé Leblanc nicknamed Poupi.

The father went to La Fopi this morning to demand the release of his son. It was confirmed that the child is physically there, but he cannot be released because the authorities want the security forces put in custody as many people as possible. They have an obligation to produce the number, they must therefore arrest as many people as possible who will be officially charged with vandalism. So the security forces arrest whomever they want, anyhow and anywhere and lock them up so that the prosecutor could accused them, in the coming days, of breakage.

Poupi’s mother is completely distraught and has vowed to set herself on fire if ever the Gabonese government does not return her son intact.

Barrister Paulette Oyane Ondo


PRESS RELEASE UPG, opposition.

The decline in the rule of law has taken another step in Gabon, on Saturday, 20 December 2014.
Deprived of any access to public service media dedicated to the glory of the prince, the activities of the Party in power and its allies from all sides, the opposition is now deprived of all public events.

Taken by Guy Bertrand Mapangou this Interior Minister who is permanently freed himself from his obligation of impartiality by calling publicly for the candidacy of Mr. Ali Bongo Ondimba for the presidential election of 2016, this unacceptable measure contrary to all democratic ethics will not be accepted.

Imposed upon the Gabonese people to forbid them to demand the truth about Ali Bongo Ondimba’s civil status, this iniquitous measure has already caused six (06) death, many injured and led to mass arrests of free citizens.

To end a predatory regime, which added contempt for human rights to bad governance, the Union of the Gabonese calls for a general mobilization of all its organs, at the same time that it demands the immediate release of its activists arrested for merely exercising a public freedom.

Done in Libreville on 21 december 2014

Jean de Dieu MOUKAGNI-IWANGOU
President



Version française

ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE

Depuis ce matin je reçois des personnes en détresse et des personnes simplement témoins des exactions commises hier par les forces de l'ordre gabonaises, comme par exemple le fait qu'elles emportaient des personnes qu'elles tuaient. Ainsi, au PK5, elles ont tué 5 personnes et en ont emporté 4 aussitôt, elles n'ont pas pu emporter la 5ème personne tuée : la foule s'y est opposée à tel point qu'il y'a eu affrontement entre une foule à mains nues et les forces de l'ordre. C'est dans ces conditions que le 5ème cadavre a été conservé par la foule, d'autant que les forces de l'ordre se sont retrouvées à cours de munitions.

J'ai également reçu une femme qui me signale la disparition de son fils de 15 ans.

Hier aux environs de 18h, elle a demandé à son fils de sortir la poubelle pour aller la jeter au lieu aménagé à cet effet. Ce lieu est situé aux bords de la voie publique au lieu dit Pipermint, à Akébé ville. La famille n'habitant pas loin de là. Le jeune adolescent a pris la poubelle pour aller la jeter à l'endroit indiqué. Pendant ce temps, elle vaquait à ses occupations de mère de famille. Mais son enfant ne rentrant pas, aux environs de 19h, elle a commencé à s'inquiéter et est sortie pour voir dans les environs où peut bien être son fils. En posant des questions à gauche et à droite, il lui est relevé qu'effectivement son fils est venu jeter la poubelle, et que ce faisant, les forces de l'ordre sont passées par là et l'ont tout simplement kidnappé. Les gens du quartier qui ont assisté à cette scène et dont l'un d'eux possédait un véhicule ont décidé de suivre prudemment les forces de l'ordre pour voir ce qui allait advenir de l'enfant. Les forces ont emmené le gamin au lieu de détention dit "La Fopi".

L'enfant s'appelle Nkoghé Mvé Nkoghé Leblanc dit Poupi.

Le père s'est rendu à la Fopi ce matin pour exiger la libération de son fils. Il lui a été confirmé que l'enfant y est effectivement, mais il ne peut être libéré parce que les autorités veulent que les forces de l'ordre mettent en détention un maximum de personnes. Elles ont obligation de produire du chiffre, elles doivent de ce fait arrêter autant de personnes que possible qui seront accusées officiellement de vandalisme. Donc, les forces de l'ordre arrêtent qui bon leur semble, n'importe comment et n'importe où et l'enferme pour que le Procureur de la République l'accuse, dans les prochains jours, de casse.

La mère de Poupi est complètement effondrée et a juré de s'immoler par le feu si jamais l'Etat gabonais ne lui rend pas son fils intact.

Me Paulette Oyane Ondo



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COMMUNIQUE DE PRESSE UPG , Opposition.

Le recul de l’Etat de droit a franchi un palier supplémentaire au Gabon, le samedi 20 décembre 2014.
Privée de tout accès aux média de service public, réservés à la gloire du prince, aux activités du Parti au pouvoir et à ses alliés de tous bords, l’opposition est désormais privée de toutes manifestations publiques.

Prise par Monsieur Guy Bertrand MAPANGOU, ce Ministre de l’Intérieur qui s’est définitivement affranchi de son obligation d’impartialité, en appelant publiquement à la candidature de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA pour l’élection présidentielle de 2016, cette mesure contraire à toute éthique démocratique inacceptable ne sera pas acceptée.

Imposée aux gabonais, pour leur interdire d’exiger toute la vérité sur l’état civil de Ali BONGO ONDIMBA, cette mesure inique a déjà causé six (06) morts, de nombreux blessés et conduit à des arrestations massives de citoyens libres.

Pour mettre fin à un régime prédateur, qui a ajouté le mépris des droits de l’homme à la mal gouvernance, l’Union du Peuple Gabonais lance un appel à la mobilisation générale de l’ensemble de ses organes, en même temps qu’il exige la libération immédiate de ses militants, arrêtés pour avoir simplement exercé une liberté publique.

D’ores et déjà, nous appelons l’ensemble de nos militants à se joindre à la manifestation prévue ce jour, par le Front de l’Opposition pour l’Alternance, à 13 heures, à Sainte Marie.

Fait à Libreville, le 21 décembre 2014

Jean de Dieu MOUKAGNI-IWANGOU
Le Président

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