THE WEEKLY DRIVELS BY ALAIN CLAUDE BILIÉ BI NZÉ. LES ÉLUCUBRATIONS HEBDOMADAIRES D’ALAIN CLAUDE BILIÉ BI NZÉ

Alain Claude Bilié Bi Nzé (image: Teleafrica)



English version

Responding to a reporter asking him his opinion on the absence of members of the opposition at the inauguration ceremony of the Omar Bongo’s mausoleum, the Presidential Spokesman said the following error:

"First, when we speak of Republic, the Republic does not include political parties; the Republic is the institutions."

It is Jean Jaures, one of the great thinkers of the Democratic Republic, who would be turning in his shroud listening Alain Claude Bilié Bi Nzé. The poor Spokesman of the Presidency seems to have forgotten the principles, meaning the canons of a Democratic Republic, which are:

The rule of law, universal suffrage, civil liberties (freedom of movement, freedom of opinion, freedom of expression, freedom of association, freedom of assembly, freedom of demonstration, etc.)

The fundamental principle of the modern Republic was defined by Abraham Lincoln on 9 Nov. 1863 in Gettysburg: a government of the people, by the people and for the people. It turns out that this quote is reflected in Article 2 of the French Constitution of the Fifth Republic. In Article 3, the same constitution says that the national sovereignty belongs to the people who exercise it through their representatives. And Article 4 of this constitution shuts up Alain Claude Bilié Bi Nzé in stating that: "Political parties and groupings contribute to the exercise of suffrage. They form and exercise their activities freely. "

Dear readers, you understand that in its basic definition, there is no Democratic Republic without political parties; therefore, the political parties are one of the components needed for a Democratic Republic to exist and to say that the Republic does not apply to political parties, is one more idiocy said by that Spokesman.

Alain Claude Bilié Bi Nzé seems to have poorly absorbed his philosophy courses, because what he is talking about, or is awkwardly trying to articulate, is the concept called "Plato's Republic." Indeed, through his theory of natures made to rule, Plato had spoken so highly controversially of a Republic in which, to some were destined to control the city, and others not to touch it and to submit to that order. This theory has been challenged by hundreds of great philosophers, including René Descartes who will say that "common sense is the best shared thing" and therefore there would be no supreme beings with common sense and others condemned to be under their domination.

In a Democratic Republic, the people's will, which owns the sovereignty, is expressed by the parliamentary mechanisms, knowing that these parliamentarians are the elected representatives of the people. So it is those MPs who ensure that the government faithfully executes popular policies approved by the universal suffrage that brought the government to power. These parliamentarians are elected through their political parties and so it is these political parties that are at the heart of the functioning of the Republic as they are the intermediaries between the people and the government. It is therefore incorrect to say that the Republic only concerns the institutions and not the political parties, as awkwardly said by Alain Claude Bilié Bi Nzé because if the parliament is an institution, its members get there to represent the people through political parties platform-based elections. There is no Democratic Republic without political parties. A republican ceremony is one that includes all political tendencies and excludes no one. The Republic is inclusive and not exclusive. To say that political parties are excluded from the Republic is nonsense.

Again, Alain Claude Bilié Bi Nzé would have benefited from being more careful before saying this nonsense. But in his next press conference, he will tell others nonsense, and we will call him on that.



Version française

Répondant à un journaliste lui demandant son avis sur l’absence des membres de l’opposition à la cérémonie d’inauguration du mausolée Omar Bongo, le porte-parole de la Présidence a lâché l’énormité qui suit :

«D’abord, quand on parle de République, la République n’inclue pas les partis politiques; la République c’est les institutions»

C’est Jean Jaurès, l’un des grands penseurs de la République Démocratique, qui se retournerait dans son linceul en écoutant Alain Claude Bilié Bi Nzé. Le pauvre Porte-Parole de la Présidence semble avoir oublié les principes, c'est-à-dire les canons d’une République Démocratique qui sont :

L’État de droit, le suffrage universel, les libertés publiques (liberté d'aller et venir, liberté d'opinion, liberté d'expression, liberté d'association, liberté de réunion, liberté de manifestation, etc.)

Le principe fondamental de la République moderne fut défini par Abraham Lincoln le 9 Novembre 1863 à Gettysburg: un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Il se trouve que cette citation est aussi reprise dans l’article 2 de la Constitution française de la Cinquième République. Dans son article 3, cette même constitution dit que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants. Et l’article 4 de cette constitution vient clouer le bec à Alain Claude Bilié Bi Nzé en stipulant que: «Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement.»

Chers lecteurs, vous aurez compris que dans sa définition fondamentale, il n’y ait pas de République Démocratique sans partis politiques; par conséquent, les partis politiques sont une des composantes nécessaires à la République Démocratique et dire que la République ne concerne pas les partis politiques, est une idiotie de plus débitée par ce Porte-Parole.

Alain Claude Bilié Bi Nzé semble avoir très mal assimilé ses cours de philosophie, car ce dont il parle, ou essaie maladroitement d’articuler est le concept dit de «La République de Platon». En effet, à travers sa théorie des natures faites pour commander, Platon avait de manière fort controversée parlé d’une République dans laquelle, aux uns il revient de commander la cité, et aux autres de ne pas y toucher et de se soumettre à celui qui commande. Cette théorie a été battue en brèche par des centaines de grands philosophes, dont René Descartes qui viendra dire que "le bon sens est la chose la mieux partagée" et que par conséquent il n’y aurait pas d’êtres suprêmes dotés de bons sens et d’autres condamnés à être sous leur domination.

Dans une République Démocratique, la volonté du peuple, à qui appartient la souveraineté, est exprimée par les mécanismes parlementaires, sachant que ces parlementaires sont les élus de ce peuple. Ce sont donc ces parlementaires qui veillent à ce que le gouvernement exécute fidèlement les orientations populaires approuvées par le suffrage universel ayant porté ce gouvernement au pouvoir. Ces parlementaires se font élire via leurs formations politiques et ce sont donc ces partis politiques qui sont au cœur du fonctionnement de la République car ils sont les intermédiaires entre le peuple et le gouvernement. Il est donc incorrect de dire que la République ne concerne que les institutions et non les partis politiques, comme l’a maladroitement dit Alain Claude Bilié Bi Nzé, car si le parlement est une institution, ses membres y arrivent pour représenter le peuple via des élections à base de plateforme de partis politiques. Il n’y a donc pas de République Démocratique sans partis politiques. Une cérémonie républicaine en est une qui inclue toutes les tendances politiques, et n’exclue personne. La République est inclusive et non exclusive. Dire que les partis politique sont exclus de la République est un non-sens !

Encore une fois, Alain Claude Bilié Bi Nzé aurait gagné à être plus prudent avant de dire cette bêtise. Mais dans sa prochaine conférence de presse, il en dira d’autres, et nous le lui rappellerons.

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